Croissance de 11 % du financement des petites et micro-entreprises en Chine en 2025    Yassir Zabiri attendu pour ses débuts en Ligue 1 face à Achraf Hakimi    Girona : Azzedine Ounahi de retour avant le choc face au FC Barcelone    Achraf Hakimi de retour : l'heure de la relance face à Rennes    Forum économique maroco-croate : vers des partenariats stratégiques multisectoriels et transméditerranéens    Revue de presse de ce vendredi 13 février 2026    Maroc Telecom affiche une croissance solide portée par ses filiales africaines    Moroccan–Croatian Economic Forum Lays the Groundwork for Strategic Multi-Sector and Trans-Mediterranean Partnerships    Abus de marché : L'AMMC publie un guide sur la prévention et la répression pour consultation publique    Maroc Telecom : Le RNPG culmine à près de 7 MMDH en 2025    L'ambassadeur russe salue la stabilité et la croissance du Maroc    Sécurité : l'UE veut durcir les conditions d'enregistrement des drones    Libye : première attribution internationale de blocs pétroliers depuis plus de 17 ans    Live. Suivez le débat de La Vie Eco sur l'investissement public et privé    Asile : Quels effets des nouvelles mesures européennes sur le Maroc ?    Sahara : L'Algérie se tourne vers Moscou après les pressions américaines    La journaliste Nassira El Moaddem publie son livre-enquête «Main basse sur la ville»    Info en images. UNESCO : «L'artisanat marocain» célébré à Paris comme patrimoine vivant «en mouvement»    CasablancaRun revient pour une 5e édition les 14 et 15 février    Intempéries : aucune perte enregistrée dans les établissements pénitentiaires    Souffian El Karouani met les choses au clair concernant la rumeur Al Qadisiah    Réformes fiscales : le FMI salue les avancées réalisées par le Maroc    De la CAN 2025 au Mondial 2030, le Maroc construit bien plus qu'un événement    Intempéries : Programme d'aide de 3 milliards de dirhams sur Hautes Instructions Royales    Addis-Abeba : Le Maroc participe à la 48ème session du Conseil exécutif de l'UA    Marruecos: 3 mil millones de dirhams para apoyar a las poblaciones afectadas    King Mohammed VI orders 3 billion dirham aid plan for flood-hit provinces    Autonomía del Sahara: Desacuerdos sobre la diplomacia, el regreso de los saharauis de los campamentos de Tinduf y los recursos naturales    Amadou Chérif Diouf : « Ce qui unit le Maroc et le Sénégal est plus fort que ce qui pourrait nous diviser »    Nizar Baraka : « Les réserves actuelles peuvent garantir jusqu'à deux années d'approvisionnement en eau »    Bulletin d'alerte : fortes pluies orageuses, neige et rafales de vent vendredi et samedi    Maroc–Emirats arabes unis : Partenariat stratégique renforcé en santé    Coupe de la CAF (6è journée/Gr. B) : Wydad Casablanca/Azzam FC, bataille pour une place en quart de finale    Venezuela : vers la fin de l'embargo pétrolier américain après un accord énergétique inédit avec Washington    Les Marocains, 2èmes bénéficiaires des visas Schengen accordés par la France en 2025    Le trafic maritime entre Tarifa et Tanger suspendu    CAN 2028 : La FRMF entretient le mystère sur une éventuelle candidature du Maroc    Maroc : Un séisme d'une magnitude de 3,7 près de Setti Fadma    Intempéries : Ouverture de 124 sur 168 tronçons routiers endommagés    Officiel : annonce du premier pays arabe fixant la date du début du Ramadan    Intempéries en France: Un mort et un blessé grave, cinq départements en alerte maximale    Berlinale 2026 : Le cinéma marocain sous les projecteurs à l'European Film Market    Une chanteuse namibienne entre dans le catalogue mondial de Sony Music    Trafic record à l'aéroport de Dubaï en 2025, avec 95,2 millions de passagers    UNESCO : « L'artisanat marocain » célébré à Paris comme patrimoine vivant « en mouvement »    Dakar Restaurant Week 2026 : la capitale sénégalaise célèbre la gastronomie    « 3ech Tma3 » : le thriller choc qui va secouer le public pendant le Ramadan    Stoïcisme à l'ère numérique : une philosophie vendue en 15 secondes ?    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Ciments d'Afrique, stratégie «béton»
Publié dans Les ECO le 29 - 01 - 2013

Le groupe d'Anas Sefroui vient de démarrer un projet de cimenterie au Burkina pour 300 MDH d'investissement. S'attaquer à plusieurs marchés en même temps et diversifier les risques, la stratégie de l'homme d'affaires. L'Afrique de l'Ouest, un marché exutoire au ciment marocain.
Une nouvelle pierre dans la stratégie continentale du groupe d'Anas Sefroui vient d'être posée. 300 millions de DH, c'est en effet ce que devrait coûter la construction de la nouvelle unité industrielle du groupe Ciments d'Afrique (Cimaf) à Ouagadougou, au Burkina Faso. Pour info, le démarrage des travaux a eu lieu il y a moins de quinze jours dans la capitale burkinabé. Pour le commentaire, c'est tout un business adossé sur l'euphorie immobilière des marchés subsahariens, face à une offre cimentière locale très loin de satisfaire la demande, qui met en œuvre ses premiers contrats. Cimaf Burkina Faso, en l'occurrence, implantée dans la zone industrielle de Kosodo à Ouagadougou, devrait ainsi développer, à terme, une capacité de production de 500.000 tonnes de ciments par an. De plus, Addoha a également annoncé, dans la foulée, ses visées pour le marché du social. Cet investissement cimentier sera en effet suivi par l'implantation du promoteur immobilier, dont les premiers développements sur ce marché devraient porter sur la construction de 1.000 logements sociaux en plein centre-ville de la capitale Ouagadougou. En attendant, en termes de retombées directes liées à la réalisation de Cimaf Burkina Faso, un millier de nouveaux emplois devraient être créés par la phase de construction de l'usine. Quant à la phase d'exploitation, elle prévoit la création de plus de 200 nouveaux postes. Un aspect du business que les autorités locales voient d'un très bon œil, et qui a du permettre à Cimaf de s'attirer des facteurs suffisamment incitatifs à l'investissement, et faciliter ses capacités financières pour s'attaquer à plusieurs marchés à la fois.
Chantiers multiples
Il faut en effet savoir que le groupe est aujourd'hui affairé sur plusieurs chantiers, quasiment démarrés en même temps, plusieurs coups de pioche sur divers marchés de la région. Cimaf Burkina Faso est en effet le quatrième projet industriel lancé par le même groupe dans la région ouest-africaine, après la Côte d'Ivoire, la Guinée et le Cameroun. Sur le marché ivoirien, parmi les mieux dotés en potentiels immobiliers et mué par une véritable phase de «reconstruction», Cimaf développe un centre de broyage d'une capacité annuelle de 500.000 tonnes, situé dans la zone industrielle de Yopougon, dans la région abidjanaise. À cela s'ajoutent deux zones de stockage dans le quartier de Vridi, à quelques encablures du port d'Abidjan. Le premier sac de ciment qui devrait sortir des machines de cette unité industrielle est attendu pour juillet 2013. D'ici là, nul besoin d'être un érudit pour en évaluer les principales portées : Cimaf contribuera à répondre à une demande locale exponentielle d'un secteur des BTP qui pèse pas moins de 3% dans le PIB de ce pays et où des acteurs locaux de taille sont peu présents. En septembre 2013, ce devrait ensuite être au tour du projet de Cimaf, actuellement en développement en Guinée-Conakry, de livrer ses premiers sacs. Il s'agit, là aussi, d'un centre de broyage, conçu en tous points sur le même modèle que les unités ivoiriennes et burkinabé, implanté dans la zone industrielle de Dubréka à une quarantaine de kilomètres de la capitale guinéenne. Une zone de stockage de 3ha est adossée au projet. Par ailleurs, Cimaf ne cache pas ses ambitions pour d'autres marchés de la région comme le Gabon, le Bénin, et un peu plus loin, en République démocratique du Congo. Des négociations avec les gouvernements locaux seraient déjà en cours. Pour Anas Sefroui, le patron de Cimaf, «la concrétisation de ces projets sont des exemples concrets de partenariat Sud-Sud que nous voulons développer davantage au service de nos deux peuples». Néanmoins, les enjeux réels vont bien au-delà de la rhétorique diplomatique.
Bouffée d'oxygène
Ils sont d'abord économiques avant d'être politiques. Face à un marché marocain du ciment au bord de la saturation, la région subsaharienne et sa dynamique nouvelle de développement des infrastructures de transport et de logement, s'érige en exutoire pour écouler la surcapacité de l'offre locale. Entre 2005 à 2010, le secteur marocain du ciment à vu ses ventes bondir de plus de 40%. Pour Cimaf, le défi est simple : s'inspirer de l'expérience locale acquise par Ciments de l'Atlas (Cimat), le bras cimentier des investissements d'Anas Sefroui depuis 2007, pour développer une offre adaptée au marché subsaharien.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.