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Mustapha Salamat, Adieu l'artiste !
Publié dans Les ECO le 09 - 10 - 2011

Il n'y a pas si longtemps, l'émission présentée par Atiq Benchiguer «Massar» et diffusée sur 2M, rendait un hommage appuyé à l'acteur Mustapha Salamat, décédé lundi dernier à Casablanca. C'était une émission exceptionnelle où il a été question de (re) découvrir le riche parcours de ce grand homme de théâtre. Tayeb Seddiki, Nourredine Bikr, Ahmed Saâri... sont tous venus «soutenir» leur ami de toujours, très souffrant à cause de la maladie. Juste après, Salamat est rentré seul chez lui- juste quelques amis proches lui rendaient régulièrement visite- combattant le cancer avec beaucoup de courage. «C'était quelqu'un de courageux», témoignent sa famille et ses amis. Courageux, parce qu'il a choisi dès le début de faire partie du clan de ces artistes prêts à tout sacrifier par amour pour leur passion. Natif de l'ancienne médina de Casablanca, Salamat qui a fait ses études primaires à la célèbre école «La ferme blanche», intègre dès les années 1960 le conservatoire municipal où il étudie l'art dramatique. Cette étape importante de sa vie lui a permis de développer ses connaissances théâtrales. Membre de la troupe de Tayeb Seddiki, Salamat est devenu ainsi l'un des plus importants acteurs de sa génération. Il sillonne donc les différentes régions du Maroc en compagnie de la troupe de Seddiki, présentant des pièces universelles gravées à jamais dans la mémoire des Marocains. «Othello», «Le sultan» ou encore «Abderrahmane El Mejdoub» ont confirmé le talent du jeune Mustapha. «Mon parcours confirme que j'ai choisi ce métier par conviction», avait déclaré le défunt il y a quelques années.
Les années se suivent et ne se ressemblent pas
Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour Salamat. Grâce aux différents rôles joués dans le cadre du théâtre «Seddiki», il s'impose en tant qu'acteur talentueux. «Le théâtre est mon genre de prédilection», n'a cessé de confirmer Mustapha en tant qu'artiste hors pair. Toutefois, il participe à bon nombre de productions télévisuelles, notamment «Dar Lkbira» et «Jnane Lkarma», ainsi qu'à des longs et courts métrages. Des petits rôles certes, mais ô combien enrichissants pour la carrière de l'artiste. Passionné jusqu'au bout, Salamat ne pouvait pas ne pas réagir face à l'état de léthargie qui frappait de plein fouet la culture en général et le théâtre en particulier. «L'aide aux différentes troupes régionales est une bonne chose, mais le problème est que ces troupes ne doivent pas présenter plus de dix spectacles par an. C'est une mauvaise chose, dans la mesure où ces artistes se sentent ligotés. Un homme de théâtre est avant tout un artiste, un créateur qui doit être libre afin qu'il puisse faire passer son message», avait-il affirmé à propos de l'aide au théâtre instaurée par le ministère de la Culture. Quant à la nouvelle vague d'artistes marocains, Salamat était convaincu que le plus important serait de produire d'abord un grand nombre de films et de se concentrer par la suite sur la qualité. «De mon époque, peu de films étaient produits chaque année. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Quant à la qualité, elle viendra par la suite, parce que seuls les travaux bien faits peuvent suivre le rythme». Suivant l'actualité artistique et culturelle avec beaucoup d'intérêt, Mustapha Salamat regrettait par contre le fait que les jeunes réalisateurs le marginalisent. «J'aurais aimé qu'un jeune réalisateur me demande un jour mon avis sur telle ou telle chose... c'est dommage que les deux générations ne communiquent pas entre elles», déplorait-il. Il était aussi fervent supporter du Raja de Casablanca, même s'il est natif de l'ancienne médina. Mustapha Salamat a passé toute sa vie sur les planches, chantre d'un théâtre citoyen, éducatif et responsable. Sa générosité, sa discrétion et son talent ont fait de lui un artiste aimé par ses collègues et surtout par son public. Décédé à l'âge de 67 ans, Salamat a laissé derrière lui un grand nombre de pièces de théâtre et de productions télévisuelles et cinématographiques, qui prouvent que son parcours était bien riche.


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