Le Pakistan réitère son soutien à notre intégrité territoriale    Tenue prochaine de la 14ème Réunion de haut niveau France-Maroc    L'ambassadeur du Royaume à Saint-Marin remet ses lettres de créance    «Raconte-moi ton Histoire-Handicap: le courage d'en parler»    La fête de l'Huma s'illumine!    Le danger plane sur nos assiettes : Lait, légumes, fruits, viande, rien n'est totalement sain, selon la Cour des comptes    L'offre mondiale de céréales plus abondante que prévu    Le Maroc présente les atouts de son offre touristique à Saint-Pétersbourg    Trump a "du mal à croire" qu'Israël ait espionné la Maison Blanche    Insolite : Venue arrêter quatre suspects, la police philippine repart avec 277 Chinois    Suspense total avant le premier tour de la présidentielle tunisienne    Italie: Le gouvernement Conte 2 obtient la confiance du Parlement    Comment le terrorisme se résilie, se régénère, se diversifie et innove    Ligue 1 : Neymar observé, tribunes scrutées    Divers sportifs    Qui d'autres que le WAC ? Sacré trois fois en cinq saisons, les Rouge et blanc semblent les mieux armés    Divers    Les nouveautés de la loi-cadre 51.17 présentées à Laâyoune    Faire de petites siestes, c'est bon pour le cœur    Ibrahim Bouslah : L'affaire Karoui, un casse-tête juridique    Sophia Hadi revisite avec brio "La chute" d'Albert Camus    Une centaine de productions étrangères tournées au Maroc en 2019    Sidi Larbi Cherkaoui, le chorégraphe référence de la danse contemporaine en Belgique    La Nouvelle Tribune et www.lnt.ma, partenaires du Wall Street Journal !    Fonds de retraite du RCAR, mise au point de la CDG    La BAD émet une obligation globale de référence de 2 milliards de dollars    Grève des pilotes : British Airways annule ses vols le 27 septembre    Surf : Le marocain Ramzi Boukhiam qualifié pour les JO 2020    La Tribune de Nas : Pas de « Karti »…er…    Une mini NBA pour les juniors marocains    Des matchs palpitants d'entrée    Coupes africaines : Voici les affiches du deuxième tour    Ouagadougou : sommet de la CEDEAO sur le terrorisme, avec la participation du Maroc    Catastrophes naturelles: Une taxe de solidarité au Conseil du gouvernement    Affaire Imlil: La partie civile réclame l'ex-ministre de la justice à la barre    Météo : quel temps fera-t-il ce samedi ?    Al Haouz : Plus de 110.000 bénéficiaires de l'initiative royale "Un million de cartables"    Inondations dans le sud-est de l'Espagne : cinq morts en deux jours, le pays sous le choc    Les manuels scolaires manquants seront disponibles entre les 17 et 20 septembre    El Jadida : Décès d'une personne placée en garde à vue    CIH: le RNPG en baisse de plus de 47% au S1-2019    L'Etat s'attaque aux chargeurs de téléphones non conformes    Négociations commerciales avec Pékin: Washington veut « des progrès substantiels »    Ouragan Dorian: 1.300 personnes non localisées aux Bahamas menacées par une nouvelle tempête    Laâraj insiste sur une renaissance culturelle pour un développement plus efficace    Les Inqualifiables poursuivent leur tournée !    Après Londres, le MACAAL accueille une grande rétrospective dédiée à Mohamed Melehi    Festival de Fès de la culture soufie: «Une autre civilisation est possible»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Picasso s'invite à Rabat
Publié dans Les ECO le 21 - 03 - 2017

Du 19 avril au 31 juillet, le Musée Mohammed VI d'art moderne et d'art contemporain de Rabat Maroc présente «Face à Picasso», la toute première exposition marocaine consacrée au maître du XXe siècle.
Le Musée Mohammed VI d'art moderne et d'art contemporain de Rabat l'avait déjà annoncé comme étant l'événement de l'année ! Et cela se confirme. Pour la première fois au Maroc, un musée accueille l'œuvre du génie du XXe siècle : Pablo Picasso. «Le mot «Picasso» est synonyme de créativité et d'intellect. Ce mot est associé au merveilleux dans la mémoire collective. Aujourd'hui, les Marocains ont cette possibilité : de découvrir ou redécouvrir Picasso, de dialoguer avec lui, d'être en face de lui, de toucher avec les yeux et avec le regard, Picasso. C'est un bonheur et une chance de pouvoir partager cela avec mes compatriotes», confie Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale des musées. Réunissant plus de cent œuvres, tableaux, sculptures, céramiques, photographies, dessins et estampes issues des collections du Musée national Picasso-Paris, l'exposition revient sur le thème de l'artiste et son modèle, véritable fil rouge de l'iconographie picassienne.
Le parcours, qui se déploie en onze sections chrono-thématiques est avant tout un panorama pluridisciplinaire de l'œuvre de Pablo Picasso ; l'ensemble des techniques et des styles qu'il s'approprie sont mis en lumière à travers la question du modèle que l'artiste n'a de cesse d'explorer tout au long de sa vie et qu'il plie à toutes les métamorphoses. Des années de jeunesse jusqu'aux derniers autoportraits, Face à Picasso est l'occasion d'une réflexion sur la notion, riche d'une histoire pluriséculaire, de «modèle».
Dans l'œuvre de Pablo Picasso, elle est parfois prétexte si les portraits de famille et d'amis proches peuplent les premières œuvres de l'artiste, les années de jeunesse témoignent déjà d'un vif intérêt pour le traitement de la figure humaine, qui demeure le véritable sujet de toutes ses expérimentations formelles. Le travail préparatoire aux Demoiselles d'Avignon (1907, New York, Museum of Modern Art), dont plusieurs études sont rassemblées dans l'exposition, tout comme l'élaboration de ce nouveau langage plastique qu'est le cubisme sont autant d'interrogations sur le corps et ses représentations.
À travers le thème de l'artiste et son modèle, Picasso regarde et réinvente des traditions iconographiques longues de plusieurs siècles. «Face à Picasso», les peintres du passé deviennent eux aussi des modèles, sources d'inspiration inépuisables comme en témoigne la série autour du Déjeuner sur l'herbe d'après Manet. Plus largement, le motif de la muse, entre le modèle et la femme aimée prend dans l'œuvre de Picasso, une ampleur inédite, comme en témoignent les séries essentielles que sont la Suite Vollard ou plus tard la Suite 347. Des ensembles comme les photographies de Dora Maar laissent entrevoir les vies qui se cachent derrière les portraits du maître et permettent de définir le modèle comme une personnalité active, au rôle essentiel dans la mise en œuvre des processus créatifs picassiens.
Enfin, à travers les face-à-face de l'artiste et du modèle peut être observé, en creux, le regard que Picasso porte sur sa propre activité. L'omniprésence du thème, que certains historiens de l'art ont même qualifié de «genre en soi» est en vérité l'écho de la première obsession de Pablo Picasso : le geste créateur, incarné tour à tour par le motif récurrent de l'atelier ou les autoportraits, avoués ou déguisés, qui peuplent les peintures et les dessins de l'artiste (Alors que sont dévoilées de nombreuses œuvres iconiques comme La Fillette aux pieds nus (1895), La Femme aux mains jointes (1907), La Lecture (1932), La Cuisine (1948), La Femme enceinte (1959 ou Le Jeune Peintre (1972), les aspects sériels et pluridisciplinaires de la production picassienne sont eux aussi questionnés. Les nombreuses femmes au fauteuil que l'on retrouve tout au long du parcours d'exposition en témoignent : des portraits peints et solennels aux longues séries de gravures et de dessins, les inventions de Picasso sont l'expression d'une liberté absolue ; cette exposition est organisée par la Fondation nationale des musées en collaboration avec le Musée national. Picasso-Paris


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.