Le pape Francois invite 1.500 démunis à sa table    Taekwondo. La sélection marocaine ne rentrera pas les mains vides du tournoi international de Paris    L'élection de Mohamed Boudra à la CGLU met le Maroc sous le feu des projecteurs    Le chanteur malien Salif Keita interpelle son président et tacle Macron... sans langue de bois    Karim Benzema répond à Noël Le Graët    Belle performance en finale de l'élève Fatima Zahra Akhyar    Venise sous les eaux : Nouvelle marée haute dangereuse attendue ce dimanche    Séisme de magnitude 5,3 enregistré dans la région de Midelt    Les députés du PPS décortiquent un projet obsolète    Le PPS et la Loi de Finances 2020    La finale de la Coupe de Trône : Le Tihad de Casablanca vs le Hassania d'Agadir    Lutte ouvrière!    L'œuvre de Hamid Douieb sous la loupe    Mohamed Abdennabaoui : L'indépendance du pouvoir judiciaire est devenue une réalité    Liban: sous la pression de la rue, un ex-ministre renonce à devenir Premier ministre    Nous sommes tous concernés par le diabète    Risques routiers: Renault Maroc sensibilise les écoliers!    L'alliance Renault-Nissan à la recherche du temps perdu    Le 12ème Forum MEDays clôt ses travaux    Province de Jerada : Activation du plan provincial de lutte contre le froid    Vandalisme sportif : Arrestation de 10 personnes à Salé    Météo: Le temps qu'il fera ce dimanche    « Engagement et citoyenneté 2.0 », table ronde pour entamer la 5ème édition du Forum euro-méditerranéen des Jeunes Leaders d'Essaouira    Le Maroc réélu membre du conseil d'administration de l'Euromed Postal    MEDays : Appel à une approche ascendante du multilatéralisme    Après le buzz de la vidéo le montrant en train de négocier l'allègement d'une peine, la police arrête un "semsar"    Suite à l'alerte météo, le ministère de l'Equipement appelle à la vigilance    Eliminatoires CAN 2021 : Triste match nul pour les Lions de l'Atlas    Sao Tomé-et-Principe réaffirme son soutien à la marocanité du Sahara    Jury au festival international du film, Asma Graumiche va faire rayonner le Maroc au Caire    Khalid Echajari s'adjuge l'Open national des échecs à El Jadida    L'agroalimentaire marocain, un secteur en pleine expansion en Afrique    L'industrie 4.0, une opportunité à saisir pour accéder à un nouveau palier de développement    Ce que la reine Elisabeth apprécie le plus chez Kate Middleton    Washington et les Européens étalent leurs divisions sur les jihadistes détenus en Syrie    Les indices Amadeus mis en avant à Tanger    Vincenzo Amendola : Le Maroc, un partenaire crédible de l'Italie et de l'Union européenne    La culture marocaine dans ses multiples facettes en vedette à Toronto    Les révélations fracassantes de Jamie Lee Curtis    En Afrique du Sud, le sel sacré qui épice la grande cuisine    Présentation du nouveau staff technique du Raja    L'hommage posthume de la famille du basket à Abderrahmane Sebbar    Miley Cyrus opérée des cordes vocales    Nicki Minaj gâtée pour son mariage    Ben Affleck à l'affiche d'"Hypnotic"    Vidéo : L'école marocaine vue par The Tberguig !    Kamal Hachkar rend hommage à Neta Elkayam    Eliminatoires de la CAN 2021 / Maroc-Mauritanie : Premier véritable test pour Halilhodzic    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Levothyrox : Le Maroc n'est pas concerné par le changement de la formule
Publié dans Les ECO le 31 - 08 - 2017

En France, la nouvelle formule du Levothyrox, médicament de substitution, prescrit pour les malades atteints d'hypothyroïdie et d'hyperthyroïdie, a été fortement décriée à cause des effets secondaires, ressentis par une partie des patients thyroïdiens. Une pétition a été même lancée pour rétablir l'ancienne formule. Au Maroc, le problème ne se pose, heureusement, pas du tout. Pourtant, la multiplication des effets indésirables chez les patients sous levothyroxine dans l'hexagone a suscité l'inquiétude auprès de certains malades dans notre pays, l'industrie pharmaceutique marocaine étant fortement liée aux groupes français, particulièrement, et européens, de manière générale. «Cela ne concerne que la France. Le Levothyrox, distribué au Maroc par Cooper Pharma, est fabriqué par Merck KGAA (Allemagne)», souligne Abderrahim Derraji, pharmacien. Cela est d'autant plus rassurant que le Levothyrox est un médicament à index thérapeutique étroit. En d'autres termes, doté d'une formule très sensible, dont le changement peut provoquer des effets indésirables sur le patient. Un attribut qui pousse les spécialistes à déconseiller qu'il soit «génériqué».
Avis d'un spécialiste
Cet avis, qui écarte toute liaison entre la nouvelle formule du Levothyrox français, et celui distribué au Maroc, le professeur Mustapha Touhami le corrobore. ORL et non endocrinologue, il a pourtant à son actif une quarantaine d'années d'expérience, au cours desquelles il a traité un très grand nombre de patients thyroïdiens et manipulé la thyroxine sous différents angles. «Il n'y a rien à signaler de nouveau, ni comme effet secondaire ni en termes d'efficacité du médicament. Je traite trois ou quatre patients thyroïdiens par semaine, des malades sous Levothyrox en permanence, et je n'ai, à ce jour, eu aucune réclamation de ces patients quant à un quelconque effet indésirable», a-t-il souligné. Quelles pourraient être les causes de ces effets secondaires signalés outremer ? Plusieurs raisons, répond le spécialiste. En ce qui concerne la perte des cheveux, un des effets secondaires causés par la nouvelle formule, elle peut être entraînée par l'arrêt de la consommation du médicament. Les autres effets indésirables, comme la fatigue, peuvent être provoqués aussi par les excipients inclus dans le médicament. Et c'est, justement, le changement des excipients, notamment le lactose, remplacé par l'acide citrique et le mannitol -par d'autres ingrédients, souligne Derraji- qui est à l'origine des nouveaux déboires des patients thyroïdiens français. Au Maroc, les patients peuvent néanmoins ressentir des effets indésirables si le dosage n'est pas respecté par le patient. En tout cas, le Levothyrox et le L-Thyroxine, un autre médicament à base de thyroxine et commercialisé, aussi, sur le marché marocain, sont irremplaçables. Les patients hypothyroïdiens courent en effet de graves risques en cas de pénurie sur le marché.
Les raisons du changement de la formule
L'Agence nationale (française) de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a imposé aux opérateurs, détenant une Autorisation de mise sur le marché (AMM) des produits à base de levothyroxine, d'en changer la formule. Le but initial était de donner plus de stabilité à ce médicament, en changeant le lactose, utilisé comme excipient, à cause de ses effets allergisants chez certains malades. Bien que les études de bioéquivalence aient été réalisées en amont, aucune anomalie n'a été pourtant détectée. Ce n'est qu'après que le médicament, sous sa nouvelle formule, ait été mis sur le marché que les problèmes ont commencé, les effets indésirables s'étant multipliés chez les malades. «Il est aussi possible que les dosages soient derrière les effets indésirables, mais les analyses peuvent donner lieu à des ajustements», nous explique Derraji. En tout cas, ce sont en effet plus de 21.000 patients thyroïdiens français qui ont manifesté leur souhait de «revenir» à l'ancienne formule. Au Maroc, pas de nouvelle, bonne nouvelle.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.