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Rien ne sert de courir, il faut faire un bon départ
Publié dans Les ECO le 26 - 04 - 2018

Théoriquement, le processus d'orientation commence dès le bas âge, au moment même où les premiers traits de la personnalité de l'apprenant commencent à se dessiner et avec ses compétences. Il devient encore plus important au lycée, c'est-à-dire, à quelques mois de la prise de la décision finale. Comment cela s'organise-t-il au Maroc ?
La vie est une question de choix et celui qui réussit mieux son parcours est celui qui a effectué un choix délibéré. L'orientation scolaire s'inscrit dans cette logique et œuvre à donner aux élèves une meilleure visibilité sur les perspectives d'avenir tout en prenant en considération les aptitudes personnelles propres à chaque cas. Décrite dans la Charte nationale d'éducation et de formation comme une partie intégrante du processus d'éducation et de formation. L'orientation s'assigne pour objectifs d'accompagner et faciliter la mutation vocationnelle, les choix éducatifs et professionnels des apprenants ainsi que leur réorientation, chaque fois que de besoin, dès la seconde année du collège et jusqu'au sein de l'enseignement supérieur. «Contrairement à certains pays développés (Allemagne, Australie, etc.) où l'orientation se fait de manière précoce (10-11 ans), au Maroc, elle intervient juste avant les examens du baccalauréat», souligne Khalid Karbaoui, docteur en entrepreneuriat, spécialiste en développement personnel et orientation. Par ailleurs, quelques écoles privées marocaines ont adopté le modèle des pays développés faisant de l'orientation un maillon indissociable du processus éducatif et de l'approche éducative un outil de développement des compétences. «Nous proposons deux approches d'apprentissage à l'ensemble de nos apprenants : une approche par la recherche, c'est-à-dire que l'élève est lui-même acteur de la connaissance et l'approche par projet où non seulement il est acteur mais en même temps il travaille en équipe, apprend à présenter et à faire des recherches plus poussées», explique Didier Montant, directeur pédagogique du réseau d'écoles EIC.
L'orientation, un métier-clé
Dans la foulée des réformes du système éducatif marocain, il a été décidé de créer des réseaux d'éducation et de formation (REF), lesquels doivent disposer d'au moins un conseiller d'orientation. Ces agents qui partent en éclaireurs ont la charge d'assurer l'information complète et pertinente des apprenants et de leurs parents sur les possibilités d'études et de travail, d'évaluer les aptitudes et les difficultés d'apprentissage des apprenants, de conseiller les actions d'appui pédagogique nécessaires et d'aider ceux qui le désirent à la formulation de leur choix d'orientation et de leurs projets personnels. Les REF se doivent de mettre à la disposition desdits conseillers un lieu ainsi que les outils de travail convenables pour mieux s'acquitter des missions qui leur sont confiées. En outre, ils bénéficient régulièrement d'une formation continue et du perfectionnement adéquat.
Quid des problèmes ?
L'orientation doit s'axer sur les intérêts propres à chaque apprenant, prendre en considération ses compétences et ses aptitudes afin de participer à la formation d'une génération de compétents qui se plaisent au travail. Cependant, Khalid Karbaoui a indiqué que «l'orientation scolaire au Maroc se base principalement sur les notes». Et pourtant, la Charte nationale d'éducation et de formation souligne que «la progression des apprenants dépendra exclusivement de leur mérite, dûment évalué ainsi que de leurs choix éducatifs et professionnels, arrêtés d'un commun accord avec leurs conseillers en orientation, leurs professeurs et pour les mineurs d'entre eux, avec leurs parents ou tuteurs». En plus de cela s'ajoute le manque de moyens mis à la disposition des conseillers qui «ne disposent pas de test et d'outil leur permettant d'identifier les aspirations ainsi que la vocation de l'élève», martèle Khalid Karbaoui avant d'ajouter que «l'approche suivie par les conseillers n'est pas individuelle. Il est donc difficile d'orienter les jeunes en groupe alors qu'ils ne partagent pas tous les mêmes valeurs et ne rencontrent pas tous les mêmes difficultés» et de conclure que «l'orientation au Maroc relève de l'information, pas plus !».
Mohamed Sadraoui
Inspecteur en orientation scolaire à l'AREF Sidi Bernoussi
«Le système d'orientation scolaire est affecté négativement par la situation précaire de l'école marocaine, laquelle souffre, selon les enseignants, d'une fragilité des programmes et des approches éducatives, empirée d'un manque flagrant d'outils pédagogiques, logistiques, didactiques et de diagnostic. L'orientation scolaire, comme pratiquée au Maroc, dépend étroitement des initiatives de certains cadres en orientation qui déploient des efforts colossaux pour mieux s'acquitter des missions qui leur incombent. Ceci explique l'inefficacité du système d'orientation au Maroc, en dépit de l'importance qui lui a été accordée par la Charte nationale d'éducation et de formation».


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