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Croissance, finances publiques, marché des taux…CDG Capital expose ses prévisions pour 2021 et 2022
Publié dans Les ECO le 10 - 05 - 2021

La Bourse de Casablanca réitère son rendez-vous annuel avec les différents intervenants du marché à travers le lancement de la deuxième édition du cycle de webinaires, organisé en partenariat avec l'Association professionnelle des sociétés de Bourse (APSB). Lancé sous le thème de la «Saison de publication des résultats : Bilan et opportunités d'investissement», le cycle de webinaires a démarré cette année avec l'intervention de Ahmed Zhani, économiste en recherche macroéconomique et taux chez CDG Capital pour exposer ses perspectives post-Covid-19 des équilibres macroéconomiques et évolutions des compartiments taux. Avant de délivrer ses pronostics, l'économiste a fait état du bilan mitigé de l'impact de la crise sanitaire sur les équilibres macroéconomiques. «La crise sanitaire a représenté un stress test important pour l'économie nationale», souligne Zhani. Il y a eu certes un impact négatif sur nombreux agrégats économiques, mais d'autres facteurs ont pu atténuer la baisse. En 2020, l'onde de choc de la crise sanitaire combinée à la sécheresse a eu raison de la croissance économique nationale entraînant une forte détérioration de l'équilibre des finances publiques, un ralentissement des crédits et un accroissement important de la masse monétaire.
«La politique monétaire expansionniste de Bank Al-Maghrib, n'a malheureusement pas eu l'impact escompté sur les crédits par manque d'opportunités d'investissement», remarque Zhani.
Ces effets ont pu cependant être atténués par un allégement du déficit commercial de la baisse de l'inflation ainsi que la facilitation de l'accès des TPME au financement. «La nature de notre modèle économique, basée sur la demande intérieure, l'investissement public, la rigidité du marché de l'emploi et la forte concentration des recettes fiscales, conjugués à la réactivité du Comité de veille économique, ont également contribué à freiner l'onde de choc sanitaire», explique Zhani. Des efforts qui ont fait grimper l'enveloppe de l'endettement public à 230 MMDH, un niveau historiquement élevé, selon l'économiste. Ce dernier a, d'ailleurs, tenu à faire une lecture des résultats attendus du pacte national pour la relance économique et l'emploi d'un montant de 120 MMDH. Au niveau de la croissance, l'impact devrait être modéré sur le court terme, selon Zhani, et ce, compte tenu de la prépondérance du stimulus monétaire (62,5%), dont une part importante est orientée vers le financement des besoins de trésorerie des entreprises.
«C'est comme si ces injections devraient servir dans un premier temps à maintenir le tissu productif en vie et à injecter les fonds nécessaires pour garder les entreprises opérationnelles avant d'alimenter l'investissement», estime l'économiste.
Du côté de l'inflation, l'impact risque d'être faible sur le court terme en liaison avec le ralentissement de la demande et la prédominance de l'alimentation dans le panier de l'IPC. Par contre, sur le moyen terme, l'orientation expansionniste de la politique monétaire pourrait générer un renchérissement des prix de certaines catégories d'actifs, particulièrement l'immobilier. En ce qui concerne l'équilibre extérieur, l'impact devrait être significatif sur le moyen terme en liaison avec le taux de pénétration élevé des importations. Sur la base de ce taux de pénétration dans la demande globale (environ 40%), la sortie des capitaux hors circuit monétaire national pourrait atteindre 50 MMDH.
Au niveau de finances publiques, «compte tenu de l'affaiblissement des ressources, l'apport de 20 MMDH du budget général devrait contribuer à l'aggravation du déficit public», explique Zhani.
Certains risques subsistent en liaison notamment avec le développement du secteur informel et la hausse de la circulation fiduciaire (qui a enregistré une hausse très importante au cours de l'année 2020), la hausse des importations et la pression qui pourrait en découler sur les avoirs officiels de réserve. À cela s'ajoutent, la montée des créances en souffrances et son impact sur les bilans des banques. En termes de perspectives, la reprise économique est attendue pour cette année 2021, grâce au bon comportement de la campagne agricole et l'effet de base conjugué au redressement des sources de financement de la demande des ménages, ainsi que le programme ambitieux d'investissement de l'état et le redressement de la demande étrangère.
«On devrait après assister à un ralentissement de cette croissance après une correction à la baisse de cet effet de base», explique Zhani.
Le niveau de l'inflation devrait, quant à lui rester stable. «Le taux de l'inflation ne devrait pas augmenter significativement au cours des deux prochaines années, vu que la demande des ménages a été fortement affaiblie par la crise de la Covid-19 et avec la hausse du chômage qui a atteint, à fin mars, 12,5% contre 9% avant la crise», indique l'économiste. Le déficit du compte courant devrait connaître un important creusement en 2021 qui devrait se poursuivre en 2022. Et ce, en lien avec la faiblesse des recettes de tourisme et le renchérissement des prix des matières premières et énergétiques. Par ailleurs, la courbe des taux devrait rester quasi stable, en raison de «la saisonnalité des ressources fiscales et l'importance mensuelle des tombées qui impactent significativement les besoins mensuels du Trésor public au cours de l'année», conclut l'économiste.


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