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Harlem Shake, comment fabrique-t-on les phénomènes sociaux ?
Publié dans Les ECO le 05 - 03 - 2013

À moins que vous ne viviez dans une grotte, vous devriez connaître le nouveau phénomène viral qui circule sur Internet ces temps-ci : le Harlem Shake. Il s'agit d'une vidéo présentant un groupe de personnes, souvent vêtues de costumes, dansant de manière burlesque sur le morceau du même nom du compositeur de musique électronique Baauer. L'expression trouve son origine du même homonyme ayant fait le buzz en février 2013 sur YouTube. Cependant, ce n'est sans doute pas la première vidéo qui atteint ce degré de partage ou d'implication des spectateurs à en devenir un véritable phénomène social. Une recherche sur le site de partage de vidéo, affiche jusqu'à 320.000 résultats environ de vidéos dont les vues dépassent les 4 millions. Vous vous souvenez sans doute de «Gangnam Style», le vidéoclip du chanteur coréen PSY, qui était méconnu jusqu'à quelques mois et qui a battu un nouveau record de nombre de vues sur Youtube, en dépassant un milliard de vues ou encore, les différentes vidéos liées aux révolutions du «printemps arabe», qui n'ont commencé nulle part ailleurs que sur les médias sociaux... Ce n'est pas la première fois que cela arrive. Tout cela suppose un autre questionnement : comment les médias sociaux se sont transformés en récipient ou conteneur des phénomènes sociaux ? Quelle est la particularité de ces nouveaux médias? «Là, nous sommes passés à un autre mode de communication, les réseaux sociaux permettent à tous les hommes de communiquer entre eux, cela a fait du monde un endroit où le lointain est devenu proche», répond Abdelbaki Belfkih, sociologue et professeur universitaire. Les hommes ont commencé par communiquer entre eux avec la parole, ensuite par l'écriture, après sont venus les premiers médias qui ont permis à l'individu de communiquer avec ses semblables. Cela a toujours permis de créer ce qu'on peut appeler les phénomènes sociaux. Rappellez-vous dans les années 90 du phénomène des soap-opéras sud-américains.
«Là est l'aspect le plus fort de ce que certains appellent l'âge postmoderne», poursuit le sociologue. Ceci a donc pour effet de faire naître plus facilement les phénomènes sociaux, les contenir et même les nourrir.
«Les Marocains, surtout les jeunes, sont reliés à tout ce qui se passe dans le monde et la Toile», répond Belfkih. D'ailleurs, certains groupes de jeunes s'y sont déjà initiés, tels les étudiants de l'Université Al Akhawayn, qui ont réuni quelques centaines de vues ou encore le staff de Hitradio, qui a obtenu plus de 80.000 vues sur le Net.
En revanche, le sociologue s'interroge sur la signification que peut avoir une telle danse. «Tout tourne autour du corps. C'est une prise de conscience de son existence, des possibilités qu'il offre et de sa liberté. Il définit ce que nous sommes, il exprime nos besoins, nos revendications, nos souffrances et nos subversions», estime le sociologue. En effet, on a beau contester le burlesque d'une danse pareille, mais pour le sociologue, il ne s'agit que de jeune gens qui expriment leur liberté et leur épanouissement à travers leur corps et les moyens technologiques dont ils disposent. En tout cas, le phénomène en Tunisie a pris une autre tournure politique devenant ainsi une autre nouvelle forme non-conventionnelle d'expression politique.


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