Revue de presse ce jeudi 26 mars 2026    Al Omrane : CA en hausse de 9% et 32.613 unités lancées au titre de Daam Sakan    Africa Impact : Segrouchni échange sur l'IA et le développement de l'Afrique    Akhannouch : « La dignité des enseignants est le véritable levier de toute réforme »    Justice : Le Maroc et la République centrafricaine renforcent leur coopération judiciaire    SAR la Princesse Lalla Hasnaa représente le Maroc à la Maison Blanche au sommet de la Coalition mondiale pour les enfants    TAS : le Sénégal prend un risque majeur en contestant la CAF    CAN 2025 : Le TAS enclenche la procédure, calendrier en attente    Emirats : funérailles du Marocain tué dans une frappe iranienne    Lions U23 : Jamal Aït Ben Idir sur le banc contre la Côte d'Ivoire    CDH : le Maroc accuse l'Iran de soutenir des groupes "séparatistes et extrémistes"    Sahara : Malgré l'enjeu gazier, Giorgia Meloni maintient à Alger la position prudente de l'Italie    France: Tariq Ramadan condamné par défaut à 18 ans de réclusion criminelle    «Autopsie d'un message» : Le GADEM analyse les publications racistes en ligne    Prisons : pour 2,75 MDH, le Maroc renforce la sécurisation des données    Espagne-Maroc. La Police espagnole se félicite de l'excellence de sa coopération avec la DGST marocaine    Le Polisario s'affiche à une réunion pro-Iran au Brésil    Mercato : Bilal El Khannouss définitivement transféré à Stuttgart    Sénégal – Pérou : pourquoi aucune chaîne française ne diffuse le match ?    Sanlam Maroc: Un résultat net de 451 MDH en 2025, en hausse de 7,9%    Morocco braces for strong thunderstorms with hail Wednesday and Thursday    Khalid Tinasti se une al panel de la ONU para replantear la política sobre drogas    Akhannouch : 100% des écoles seront des « écoles pionnières »    «L'héritage inconnu» : Mohamed Ouachen rend hommage à Fatema Mernissi au théâtre    Energie : Trump évoque un « cadeau inestimable » de l'Iran    Affaire Lamjarred : la plaignante poursuivie pour extorsion    Dacia Maroc renforce son engagement au Rallye Aïcha des Gazelles et devient sponsor de la catégorie Crossover    Football. Les joueurs africains les plus chères du moment    Mozambique : 267.000 hectares de forêts partis en fumée    Tanger : 230 MDH pour la construction d'un hôpital universitaire de psychiatrie    Mondial 2026 : le Maroc dévoile un maillot inspiré de son héritage    La belgo-algérienne Nawell Madani rattrapée par la polémique    Design africain : les événements qui vont marquer 2026    FMI : L'économie du Maroc maintient son élan avec une croissance prévue de 4,4 % en 2026    Gestion de l'eau : le Maroc, laboratoire africain de la fiabilité de service    Le pétrole chute fortement sur fond d'espoirs d'apaisement au Moyen-Orient    HCP : Benmoussa présente les principales mutations démographiques du Royaume    Revue de presse ce mercredi 25 mars 2026    Washington fait passer un plan en 15 points à Téhéran pour mettre fin à la guerre    Estados Unidos: un nuevo senador se une a la iniciativa de Ted Cruz contra el Polisario    Etats-Unis : Les agriculteurs ne veulent plus des droits de douane sur les engrais phosphatés du Maroc    Menaces terroristes : le Maroc, parmi les pays les plus sûrs au monde    Détroit d'Ormuz : plus de 80 pétroliers bloqués, selon Greenpeace    « La Dolce Vita à Mogador » : L'excellence du cinéma transalpin rayonne à Essaouira    France : Nawal Rezagui, cheffe franco-marocaine étoilée au guide Michelin    Subvention de la musique et des arts chorégraphiques: Ouverture des candidatures pour la 1ère session de 2026    CV, c'est vous ! Ep-90. Fadoua Jemoumkh, la social media manager qui rêve grand    «Les Marocains de Norvège», un livre de Jamal Eddine Belarbi sur les récits migratoires    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Chèques sans provision : le gouvernement prépare une réforme "de rupture"
Publié dans Les ECO le 30 - 04 - 2025

Attendue depuis plusieurs années, la réforme du régime juridique applicable aux chèques au Maroc est sur les rails. En optant pour une dépénalisation ciblée et des mécanismes de régularisation plus souples, le gouvernement entend moderniser un outil de paiement encore largement utilisé dans le tissu économique national.
Une profonde mutation du cadre juridique régissant l'usage du chèque se profile. En présentant les dernières mises à jour de la réforme de la loi sur les chèques devant la Chambre des représentants, lundi, Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice, a tracé les contours d'une réorientation majeure du traitement judiciaire des incidents de paiement, dans le sens d'une dépénalisation ciblée et d'un assouplissement des poursuites.
Objectif affiché : alléger la pression sur les tribunaux, moderniser la gestion des litiges financiers et renforcer la confiance dans les instruments de paiement. Le ministre a assuré que seule une dernière session parlementaire reste à franchir pour que cette réforme entre en vigueur.
Une plus grande souplesse
Parmi les principales mesures annoncées par le ministre figure la dépénalisation de l'échange de chèques sans provision entre époux. Ainsi, lorsqu'un époux remet un chèque à son conjoint dans un cadre personnel et qu'un litige survient, la situation ne relèvera plus du droit pénal mais uniquement du contentieux civil.
Cette disposition vise à éviter la criminalisation des affaires familiales et à désamorcer les conflits domestiques, est-il souligné. Autre évolution notable, le règlement du montant dû par d'autres moyens entraînera l'abandon définitif des poursuites.
En cas de paiement du chèque en souffrance, toute mesure judiciaire, y compris les mandats d'arrêt en cours, sera annulée, et les personnes en état d'arrestation seront libérées immédiatement. Pour les nouveaux incidents de paiement, le porteur de chèque ne sera plus arrêté automatiquement suite à une plainte. Il bénéficiera d'un délai de grâce d'un mois pour régulariser la situation.
Durant cette période, il sera soumis au port du bracelet électronique pour empêcher toute tentative de fuite, annonce Ouahbi. Si la dette n'est pas apurée à l'expiration du délai, la victime pourra demander une prorogation d'un mois supplémentaire.
Par ailleurs, le ministre a indiqué qu'à l'étude figure l'exclusion des saisies pour les incidents de paiement portant sur des montants inférieurs à un seuil compris entre 10.000 et 20.000 dirhams, un point encore en discussion.
Des impacts économiques à anticiper
Cette réforme de la loi sur les chèques pourrait entraîner des retombées économiques significatives. En limitant le recours systématique aux poursuites pénales, elle devrait permettre de décongestionner les tribunaux et de réduire les délais de traitement des litiges financiers. Les acteurs économiques, en particulier les PME, pourront ainsi bénéficier d'une justice plus rapide et plus efficace.
L'instauration de mécanismes de régularisation amiable, comme le délai de grâce et la suspension des poursuites en cas de paiement, renforcera la confiance entre partenaires commerciaux, levier clé de l'amélioration du climat des affaires.
En ciblant une exonération des saisies pour les incidents de paiement de faible montant, la réforme vise aussi à protéger les petites entreprises et les travailleurs indépendants, souvent les premiers touchés par les contraintes financières liées à des incidents minimes.
Toutefois, cette plus grande souplesse pourrait poser un risque : celui de diminuer l'effet dissuasif du chèque comme instrument de crédit.
«La suppression de la crainte d'une sanction immédiate pourrait inciter certains à une moindre vigilance dans leurs engagements de paiement. Une surveillance accrue sera donc nécessaire pour prévenir les dérives», estime un expert. (67,4 M€), l'huile de soja (47,3 M€) et les bouchons en plastique (27,8 M€).
Ce que prévoit la loi actuelle
En vertu de la loi n°1996-15 relative au chèque, l'émission d'un chèque sans provision est actuellement considérée comme une infraction pénale. Elle expose son auteur à une peine d'emprisonnement allant de un à cinq ans, ainsi qu'à une amende proportionnelle au montant du chèque impayé.
Le dépôt d'une plainte entraîne immédiatement une procédure judiciaire pouvant aboutir à une arrestation, même en cas de régularisation ultérieure du paiement. Cette approche à dominante répressive visait à protéger la crédibilité du chèque comme instrument de paiement, mais est aujourd'hui jugée inadaptée à l'évolution du contexte économique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.