La phase des huitièmes de finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2025 se referme ce mardi avec deux rencontres aux profils contrastés. À Rabat, les Fennecs algériens tenteront de confirmer leur renouveau face aux Léopards congolais décomplexés. À Marrakech, les Eléphants ivoiriens poursuivent la défense de leur titre face à leurs voisins burkinabés. 17h00 : Algérie – République démocratique du Congo (Stade Prince Moulay El Hassan, Rabat) Depuis son sacre en 2019, l'Algérie restait sur deux éliminations dès le premier tour en Coupe d'Afrique. C'est donc peu de dire que les Fennecs ont placé leur parcours dans cette CAN 2025 sous le signe de la reconquête. Ils ont envoyé un signal fort dans ce sens en réalisant un bilan parfait lors de la phase de poule : trois matchs, trois victoires, pour sept but inscrits (2e meilleure attaque), et un seul encaissé (meilleure défense ex-aequo). Sur l'ensemble du premier tour, seul le Nigéria a remporté tous ses matchs. C'est un défi de taille qui attend désormais les Fennecs , lesquels affrontent une équipe de RD Congo toujours invaincue dans le tournoi (deux victoires, un nul). Les Léopards se sont qualifiés pour les huitièmes en terminant deuxièmes de leur groupe, forts notamment de deux victoires contre le Bénin (1-0) et le Botswana (3-0) et d'un match nul très disputé contre le Sénégal (1-1), l'un des favoris du tournoi, qui a prouvé la capacité de la RDC à ne pas faire de complexe. Le duel face à l'Algérie s'annonce particulièrement relevé. Certes, les Fennecs n'ont jamais perdu contre la RDC (deux victoires et quatre nuls jusque-là), mais leur progression récente contraste avec celle des Léopards, qui montent en puissance depuis plusieurs campagnes. Demi-finaliste de la dernière CAN en Côte d'Ivoire, la RDC affiche ses ambitions et son état d'esprit conquérant. Sa qualification récente pour les barrages intercontinentaux du Mondial 2026, obtenue en écartant des géants comme le Cameroun ou le Nigeria lors d'un tournoi à Rabat, a renforcé la confiance du groupe. «On va bien se préparer, car ce sera une belle affiche. L'Algérie reste une équipe difficile à jouer, avec de fortes individualités et une vraie cohésion», a reconnu le milieu congolais Samuel Moutoussamy. Même son de cloche côté algérien. «Ce sera un match compliqué parce qu'ils ont une belle équipe mais nous, on a une belle équipe aussi. Donc, on est prêts pour les matchs comme ça. C'est une des meilleures affiches des huitièmes», s'est enthousiasmé l'attaquant algérien Anis Hadj-Moussa. De quoi bien lancer ce choc des invaincus. 20 h00 : Côte d'Ivoire – Burkina Faso (Grand Stade de Marrakech) La Côte d'Ivoire, tenante du titre, joue un match à enjeu émotionnel fort face à un Burkina Faso connu pour sa combativité. Les Ivoiriens arrivent à Marrakech avec une attaque inspirée et une capacité à transformer leurs occasions, tandis que les Burkinabè se distinguent par un jeu collectif solide et une organisation rigoureuse. Le bilan global des confrontations directes est largement favorable aux Ivoiriens vainqueurs de 8 de leurs 20 oppositions contre le voisin burkinabé, pour 9 matches nuls et 3 défaites. En Coupe d'Afrique précisément, Eléphants et Etalons ne se croisés, jusqu'ici, qu'en phase de groupes : en 2010, le match s'était terminé sur un 0-0 et en 2012 la Côte d'Ivoire s'était imposée 2-0. Le contexte d'un match à élimination directe rajoutera de l'enjeu : les Eléphants cherchent à réaffirmer leur statut de favoris et à inscrire une nouvelle étape dans leur histoire, tandis que les Etalons veulent continuer leur ascension et faire vaciller un favori pour atteindre les quarts de finale. Sami Nemli / Les Inspirations ECO