La Société régionale multiservices l'Oriental lance un appel d'offres pour l'étude et le suivi des ouvrages de transfert d'eau potable à partir de la future station de dessalement de l'eau de mer. Un projet d'envergure qui mobilisera une équipe pluridisciplinaire sur six provinces, pour une durée estimée à plusieurs mois. Face aux défis croissants de la ressource en eau dans la région de l'Oriental, la Société régionale multiservices l'Oriental (SRM-Ori) a lancé un appel d'offres ouvert pour la réalisation des études et l'assistance technique relatives au transfert d'eau potable depuis la future station de dessalement de l'eau de mer. Ce marché couvre les provinces d'Oujda-Angad, Berkane, Nador, Driouch, Taourirt et Guercif. En effet, confrontée à un stress hydrique récurrent, la région de l'Oriental mise sur le dessalement comme solution durable. La future station, dont la localisation n'est pas précisée dans le cahier des prescriptions spéciales, constituera le point de départ d'un réseau de transfert d'eau potable destiné à alimenter plusieurs provinces. L'appel d'offres porte sur l'ensemble des études et de l'assistance technique nécessaires à la réalisation de ces ouvrages. Trois missions complémentaires Les prestations attendues du bureau d'études retenu s'articulent autour de trois missions distinctes mais étroitement liées. La première consiste à établir l'avant-projet détaillé (APD) des ouvrages de transfert. Sur la base d'une étude d'APS antérieure, le prestataire devra actualiser les données, affiner le dimensionnement des ouvrages – conduites, réservoirs, stations de pompage, forages – et produire tous les plans et documents nécessaires. L'étude devra, notamment, traiter des aspects hydrauliques, électriques et de génie civil, avec un soin particulier porté à la standardisation du matériel, à la protection contre les coups de bélier et à la télégestion des installations. La seconde mission est celle de l'élaboration du dossier de consultation des entreprises (DCE). Le bureau d'études devra préparer les pièces écrites et dessinées nécessaires au lancement des appels d'offres pour les travaux, en veillant à laisser aux soumissionnaires une certaine liberté technique tout en garantissant la comparabilité des offres. La troisième, la plus longue dans le temps, est celle de l'assistance technique et du suivi des travaux. Elle impliquera une présence permanente sur le terrain, avec une équipe dédiée chargée du contrôle de la conformité des ouvrages, de la coordination entre entreprises, de la validation des plans d'exécution, de l'établissement des situations de travaux et des réceptions provisoires et définitives. En termes de délais, la mission APD devra être livrée en quatre mois, suivie d'une période de vérification par la SRM-Ori (15 jours) et d'une reprise éventuelle (20 jours). La mission DCE est, quant à elle, prévue pour un mois et demi, avec les mêmes délais de vérification et de correction. Quant à l'assistance technique, sa durée épouse celle des travaux, dont la réalisation ne devrait pas excéder 24 mois en principe. Les candidats disposent jusqu'au 5 avril 2026 pour soumettre leur offre. Une échéance qui marquera le début d'un chantier attendu. Sami Nemli / Les Inspirations ECO