En marge du SIAM, mardi, la Côte d'Ivoire a clairement affiché son ambition : faire du partenariat avec le Maroc dans le domaine de la génétique animale un modèle de coopération Sud-Sud «exemplaire». C'est ce qu'a affirmé le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, à l'occasion d'une conférence internationale de haut niveau dédiée à la production animale et à la transformation des systèmes alimentaires. La coopération agricole entre le Maroc et la Côte d'Ivoire n'est pas nouvelle, mais elle monte en gamme. C'est dans ce sens que la Côte d'Ivoire mise sur l'expertise marocaine en matière d'amélioration génétique animale pour un modèle de coopération Sud-Sud «exemplaire». Dans une allocution du ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, lue à la conférence internationale de haut niveau par son homologue de l'Agriculture, Bruno Nabagné Koné, l'ambition est affichée sans équivoque: «La coopération entre le Maroc et la Côte d'Ivoire dans le domaine de la génétique animale offre des perspectives prometteuses pour bâtir un modèle Sud-Sud exemplaire au service de la transformation durable des filières d'élevage en Afrique». Pour les deux parties, en effet, la volonté est de développer des races adaptées aux conditions climatiques africaines, plus résistantes, plus productives et mieux adaptées aux défis du changement climatique. Des systèmes alimentaires sous pression Cette annonce intervient dans un contexte mondial tendu. Les systèmes alimentaires sont confrontés à des pressions croissantes : croissance démographique, urbanisation accélérée, évolution des modes de consommation. La demande en protéines animales ne cesse d'augmenter. Dans le même temps, le changement climatique, la raréfaction des ressources naturelles, la volatilité des coûts des intrants, les risques sanitaires et les tensions géopolitiques compliquent l'équation. Face à ces défis, le ministre ivoirien a plaidé pour des réponses concertées à l'échelle internationale, le renforcement des partenariats bilatéraux et multilatéraux, le développement des échanges Sud-Sud et triangulaires, ainsi qu'une mobilisation accrue des financements en faveur de l'adaptation agricole.