La tant attendue feuille de route du secteur des télécoms 2009-2013 vient d'être enfin adoptée. La «Note d'orientations stratégiques des télécoms», puisque c'est d'elle qu'il s'agit, a été approuvée par le conseil d'administration de l'Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), mardi, à Rabat. La note devait voir le jour début 2009 pour trace r les contours du marché pour les cinq années à venir. Au final, les opérateurs télécoms ont dû patienter toute une année pour connaître la sauce à laquelle ils seront mangés. Car, figurez-vous, la nouvelle feuille de route comprend tout un chapitre relatif aux prix de la téléphonie mobile, jugés «trop chers», par l'autorité de régulation elle-même (ANRT). La nouvelle note devra ainsi s'attaquer à la réduction effective des prix. Un objectif que s'est fixé Azeddine Montassir Billah, directeur général de l'ANRT, suscitant l'ire des opérateurs télécoms. Pour eux, l'attitude du régulateur est «incompréhensible», vu le nombre important d'offres promotionnelles sur le marché. «Il faut distinguer les tarifs de base des tarifs de promotion. Les premiers sont chers et les seconds sont limités dans le temps», nuance une source de l'ANRT. L'aménagement numérique du territoire Par ailleurs, l'un des axes majeurs de la note est l'aménagement numérique du territoire. En effet, les opérateurs préfèrent couvrir aujourd'hui les zones denses où les marges de rentabilité sont confortables. Les zones moyennement ou peu denses sont, elles, délaissées. Le nouveau plan de l'ANRT définit un certain nombre de technologies, qui seraient à moindre coûts, pour couvrir ces zones (fibres optiques, boucle locale radio, les liaisons satellitaire, le Wi-FI, le Wimax...). La note aborde aussi la question du spectre de fréquences, géré par l'agence. Les opérateurs ont, en effet, souvent saisi le régulateur pour libérer des fréquences, vu l'augmentation continue du nombre d'utilisateurs de la téléphonie mobile. Et ce, en faisant appel aux ondes hertziennes. Selon les derniers chiffres du régulateur, le nombre d'abonnés aux différents services télécoms a enregistré, en 2009, une progression à deux chiffres, au niveau de la téléphonie mobile (13%), la téléphonie fixe (15%) et Internet (54%). Le taux de pénétration aurait, lui, dépassé les 91%.