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La demande mondiale en lithium augmente sans cesse
Publié dans Les ECO le 18 - 02 - 2010

L'arrivée des véhicules électrique accentuera cette évolution de 4%
En France, il existe tout un système qui régule le traitement des déchets
L'idée a été soulevée depuis en décembre 2006, à travers un texte de loi (28-00) recommandant la mise sur pied par le gouvernement d'un «plan directeur national de gestion des déchets dangereux», notamment le lithium. L'application de ce plan, qui devrait être effective à partir de 2011 d'après le législateur, est encore en ce moment sous forme de projet de décret. Mené à terme, ce plan devrait apporter une meilleure organisation pour la prise en charge des déchets de ce type et combler le vide qui y prévaut.
Les concertations qui se déroulent actuellement autour de l'élaboration de la charte de l'environnement ne devraient pas manquer d'accorder une importance à la prolifération dans nos écosystèmes de ce type de substance.
En décalage ?
On serait bien tenté de le dire, en lorgnant du côté de l'Algérie voisine et d'autres pays qui se sont déjà rendu compte du danger que constituent les piles et accumulateurs électriques usagés. Au Maroc, il existe déjà des textes juridiques régissant la gestion globale de ces types de déchets dits dangereux. C'est bien. Mais au lieu de tirer dans le tas pour finalement tout rater, ce qui serait encore mieux, ce serait de disposer d'un cadre juridique spécifique aux déchets les plus nocifs, chaque déchet ayant ses propres réalités et ses propres impacts environnementaux. Autrement dit, on ne peut pas mettre dans le même panier les déchets médicaux, par exemple, et les piles et batteries usagées. La mise en place en avril prochain d'une charte de l'environnement permettra sans doute au royaume de rattraper son retard quant à cette question, et de réajuster les textes présents. D'autre part, pour le Maroc, cette mise à niveau s'impose vu que, parmi les nouveaux défis du monde actuel, figure la voiture électrique. Le royaume serait peut-être amené dans les prochaines années à en accueillir sur ses routes, ou encore à abriter des usines de montage ou de fabrication de batteries pour véhicules électriques. Cela supposera bien sûr qu'on aura depuis longtemps dépassé le problème de la prise en charge et du recyclage de ces déchets. Un recyclage qui pourtant, développé à un stade industriel, constitue une niche d'emplois à exploiter. Mais pour arriver à tout cela, il faudrait également que les offres de services privés se développent chez les principaux prestataires du domaine de l'environnement et de la propreté. Les autorités locales, qui ne disposent pas en général des moyens et dispositifs nécessaires, ne trouvent pas encore d'interlocuteurs. Il est clair que ces opérateurs privés, comme il a été souligné dans l'article ci-contre, attendent pour leur part qu'il y ait une certaine organisation du segment, avant de ramener au Maroc les mêmes offres en vigueur dans les pays du Nord. On est donc encore loin de mettre un terme à cette pollution «silencieuse».


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