Officiel: un pass vaccinal « provisoire » dès la première dose    La RAM reprend ses vols à destination du Canada dès le 29 octobre    Le Maroc autorise les vols exceptionnels vers le Royaume-Uni    Covid-19 / Maroc : La situation épidémiologique au 22 octobre 2021 à 16H00    Sahara Marocain: Alger doit prendre part aux tables rondes, tranche l'ONU    Chambre des représentants : séance plénière le 25 octobre consacrée aux questions orales    Rendez-vous de L'Opinion : A bâtons rompus avec Habboub Cherkaoui (Vidéo)    Botola Pro D1 / WAC-OCS (1-0) : Le Wydad vainqueur en fin du match!    Amical : L'Espagne bat le Maroc en match de préparation à la CAN féminine    Zoom: La guerre du football    Moscou dément tout «refroidissement» dans les relations avec Rabat    Sahara : Le Qatar réitère son soutien à la souveraineté marocaine    Gouvernement régional andalou : « Le Maroc, un partenaire privilégié de l'Espagne »    Vaccination : Les personnes souffrant d'allergies peuvent recevoir un certificat de contre-indication    Selon le rapport "perspectives économiques régionales", du FMI, la reprise post-covid va se renforcer au Maroc    Faut-il continuer à s'endetter ?    Deuxième édition du Global Women Summit à Dakhla    Les députés obligés de présenter le pass vaccinal pour accéder au Parlement dès lundi    Le Maroc agit pour la stabilité politique en Libye    Région. L'investissement au cœur des actions du CRI Marrakech-Safi    Le Maroc d'aujourd'hui n'est pas le Maroc d'hier    Elections 2021: Dépôt des comptes des campagnes électorales dans un délai de 60 jours à compter de la date de l'annonce officielle des résultats    Economie verte : Un nouveau chapitre s'écrit    Tanger-Tétouan-Al Hoceima en quête de nouvelles opportunités d'investissement    Préparatifs de la journée africaine des droits d'auteur : La musique hassanie comme choix du BMDA    Reprise des vols vers le Canada en provenance du Maroc dès le 29 octobre    Trafic international de drogue : Interpellation de 4 individus à Errachidia    Université dans les prisons: La 9ème édition lancée à Salé    INDH : Remise de bus scolaires à Taza    Suite à la suspension des vols avec le Royaume-Uni : L'ONMT déploie sa task force sur le World Travel Market    Nigéria : 30 élèves enlevés libérés    France : Le complotiste Rémy Daillet en garde à vue pour projets de coups d'état et d'attentats    Ivan Rioufol : «Le régime algérien s'est épargné l'introspection, il en vient à voir la France comme un pays conquis»    Etats-Unis- Maroc : Inauguration d'une tour de descente en rappel en faveur des Forces Spéciales de la Marine Royale    [ Interview exclusive ] A bâtons rompus avec le patron du BCIJ    Sommet Afrique-France: Ne surtout pas mourir de honte    Rencontre de la Fondation Brensthurst-Oppenheimer avec «Bayt Dakira» à Essaouira : une symbiose spatio-temporelle    Don Bigg clash cash les rappeurs algériens    Célébration : La symbolique culturelle des fêtes religieuses    Philosophie : Alexandre Koyré, du monde clos à l'univers infini    Foulane Bouhssine lance son titre religieux «Habib Allah»    Saison 2021-2022 de Medi1TV : Une nouvelle programmation qui répond largement aux attentes du grand public    Mondial biennal : la FIFA convoque un sommet le 20 décembre    Succès de l'exposition artistique dédiée à Eugène Delacroix à Rabat    Rallye Aicha des Gazelles : Hajar Elbied et Malika Ajaha, grandes gagnantes à bord d'un Duster    Sauvetage de 213 migrants qui tentaient de rejoindre l'Angleterre    Ahmed Ouikhalen et Meryem Mahfoud remportent la 3è édition    L'OCS accède à la première division    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Rentrée scolaire: présentiel ou distanciel, le grand dilemme des familles
Publié dans Le Site Info le 03 - 09 - 2020

L'actuelle rentrée scolaire, qui ne ressemble en rien aux précédentes, continue de susciter un large débat sur l'option à choisir par les familles pour l'éducation de leurs enfants: Entre enseignement distanciel ou présentiel, les jeux sont loin d'être faits. Un autre casse-tête qui prend le relais du bras de fer entre parents et écoles privées suite à la suspension des cours en mars dernier.
Compte tenu de la situation épidémiologique instable au Maroc et du nombre élevé des cas de contamination au Covid-19, les parents ne savent plus sur quel pied danser pour trancher sur le sort de leurs enfants, surtout que la période du confinement où ils étaient appelés à suivre des cours à distance n'a pas été aussi heureuse.
Un petit panel scruté par la MAP dans la région de Casablanca illustre la délicatesse du choix pour les familles soucieuses, à la fois, de la protection des enfants et de la préservation de leur avenir. Les profondes divergences d'opinion constatées donnent une idée sur la complexité de la mission des décideurs appelés à concilier trois paramètres tout aussi importants l'un que l'autre: Santé des apprenants et des cadres, mobilisation des moyens appropriés et continuité de l'école.
La décision du ministère de tutelle de programmer la rentrée scolaire pour le 7 septembre est jugée « hâtive » par Saad D., un père de deux filles inscrites dans une école publique à Médiouna, commune du Grand Casablanca, pour plusieurs considérations liées essentiellement à la volatilité de la situation sanitaire, qui est loin de rassurer les parents sur l'intégrité de leurs bien-aimés.
Aux yeux de ce père de famille, la possibilité de retourner sur les bancs de l'école, dans les circonstances actuelles « n'est pas du tout envisagée, tant que les conditions sanitaires ne le permettent absolument pas ».
Il fait part de ses appréhensions quant à une forte probabilité de transmission du nouveau coronavirus entre élèves, notamment au niveau du cycle primaire, en raison des attroupements et de la faiblesse des moyens de prévention et d'hygiène dans les établissements scolaires.
Plus confus que jamais, il considère que l'enseignement à distance, décidé au dernier trimestre de la saison scolaire 2019-2020, « n'a pas non plus donné les résultats escomptés ». Le dilemme est total pour ce papa, qui semble désemparé faute de solution idoine pour l'enseignement de sa progéniture...
Kamal. E, un résident de la ville de Benslimane, a tout bonnement écarté le choix de l'enseignement à distance car « cette expérience a échoué sur tous les plans », arguant que ses enfants « n'ont pas pu en tirer profit, ne serait-ce qu'à hauteur de 10% de ce qu'ils devaient apprendre en classe ».
L'enfant ne va pas à l'école juste pour étudier mais aussi pour nouer des relations sociales avec ses camarades, ce qui lui permet de développer ses compétences et capacités, explique-t-il, notant que durant la période du confinement, l'enfant s'était retrouvé enfermé à la maison avec un impact négatif sur sa psychologie, puisqu'il ne pouvait pas sortir et devait suivre les cours dans des circonstances sans précédent, sans oublier les élèves ne bénéficiant pas des outils nécessaires pour ce mode d'apprentissage.
Tout en réfutant les deux options, il a décidé d'aider, autant que possible, ses enfants à apprendre à la maison, avec l'aide de son épouse, et de leur donner des cours de soutien, dans l'attente de jours meilleurs.
Mère d'un élève en première année du baccalauréat, dans un établissement public à Casablanca, Samira E. veut se montrer lucide pour mieux apprécier la situation, en se référant à ses deux décennies d'expérience professionnelle d'enseignante du secondaire. Pour elle, le présentiel « demeure incontestablement le mieux indiqué, si les conditions sont toutes réunies, sans quoi les cours en lignes peuvent être envisagés ».
« L'enseignement à distance reste, toutefois, insuffisant et ne peut en aucun cas remplir la mission de diffusion de l'information et du savoir », concède-t-elle.
De son côté, Saad .R, père d'une élève du primaire dans une école française de la métropole, préfère l'enseignement en présentiel, car « l'élève a besoin d'un environnement naturel suivant les normes habituelles d'apprentissage ».
Le mode d'enseignement à distance, qui était obligatoire à cause de la crise sanitaire, « n'incite pas à le revivre à nouveau, de par ses répercussions psychiques et pédagogique sur les enfants », insiste-t-il.
L'enfant, poursuit-il, a besoin, notamment au cours de ses premières années de l'enseignement primaire, d'un cadre naturel pour un meilleur apprentissage pédagogique, mais aussi d'autres activités parascolaires, comme le théâtre, la musique et le sport.
Après avoir souligné que l'on ne peut parier sur l'enseignement à distance pour inculquer de bonnes connaissances chez l'enfant et qui reste comme dernier recours, il estime que « le choix le plus logique reste l'enseignement en présentiel ».
Quid de l'avis des experts ? Le psychologue Mohcine Ben Zakour explique à la MAP que la vraie problématique réside dans l'absence de véritables critères qui permettent aux familles de faire un choix, ce qui les pousse à opter soit pour l'enseignement à distance par préoccupation pour la santé de leurs enfants, soit pour l'enseignement en présentiel pour ne pas subir les mêmes répercussions psychiques du temps du confinement.
Quelle que soit l'option retenue, elle ne doit pas, à son avis, être prise sur la base de l'affect, mais plutôt à travers des mécanismes rationnelles permettant de prendre les décisions appropriées pour le bien des enfants, sur la base de leur tranche d'âge.
Toutes les études spécialisées, avance-t-il, indiquent que les enfants de moins de 10 ans ne courent pas le risque de contaminer ou d'être contaminés par le Covid-19, c'est pourquoi ils peuvent bien suivre leurs cours en présentiel, à condition de se conformer strictement aux mesures préventives recommandées dans ce sens.
Quant à l'enseignement à distance, il reste tributaire de la mise à disposition des conditions sociales nécessaires, en l'occurrence la capacité du père de famille de se procurer un ordinateur et les outils nécessaires pour chaque enfant, outre la possibilité d'assurer un climat d'apprentissage adapté à la situation, relève-t-il.
Pour garantir une rentrée scolaire saine et sécurisée, il s'avère nécessaire, selon lui, que les académies et les directions provinciales aident les parents à faire leur choix, en leur fournissant toutes les données nécessaires sur les différentes infrastructures scolaires.
Par ailleurs, l'on ne doit pas perdre de vue l'état psychique de l'élève car, après une longue période de confinement, on est appelé à les bien préparer avant, sans aucune pression, à les rassurer et à les accueillir courtoisement dans les établissements scolaires, recommande le psychologue.
Dans le cas où l'enseignement à distance s'impose comme seul recours, il propose une répartition des tâches au sein de la famille, de procéder au roulement et de garder un contact permanent avec les enseignants pour un meilleur suivi.
« Le père et la mère ne peuvent accomplir le rôle du professeur qui doit rester comme référence essentielle d'apprentissage », lance le spécialiste, qui insiste, en conclusion, sur l'intégration de l'enfant dans des activités parallèles pour lui procurer un équilibre psychologique et l'aider à apprendre à la maison comme en classe.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.