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« Le scoop n'a pas sa place dans une crise sanitaire ! »
Publié dans Le Soir Echos le 15 - 09 - 2011

Deux rencontres organisées, en mai dernier et la semaine dernière, ont été l'occasion d'évoquer le rôle des médias en temps de crise sanitaire. Interview de Abdelghani Drhimeur, chef de la division de la communication au ministère.
Pourquoi le ministère de la Santé a-t-il jugé utile de réunir des journalistes pour évoquer avec eux la communication en temps de crise sanitaire et pourquoi avoir opté pour ce thème en particulier ?
L'échange avec les médias est permanent, sauf que les rencontres organisées par le ministère ne sont pas consacrées uniquement aux médias. Cette fois-ci, nous avons voulu changer de stratégie, et nous rapprocher davantage des journalistes. Si les deux premières rencontres se sont focalisées sur la communication en temps de crise sanitaire, c'est que le thème recèle une importance primordiale. Les médias ont un rôle critique à jouer, parce qu'ils véhiculent une image qui a un impact décisif sur le public. La communication audiovisuelle a, d'ailleurs, occupé une part importante lors de notre dernière rencontre.
« Il est indispensable dans ces situations de transmettre un message juste et utile… Si on laisse place à la rumeur, c'est la catastrophe !».
Pour quelles raisons le ministère de la Santé ne dévoile pas beaucoup d'informations aux médias lors du déclenchement des crises sanitaires ?
Déjà, lorsque la crise commence, dans 95% des cas, nous ne disposons pas de l'information exacte au départ. Et cela arrive dans tous les pays du monde. Nous savons qu'au niveau épidémiologique, un virus est peut- être responsable d'un certain nombre de cas. Même si le lien causal n'est pas facile à établir. Et ce n'est que lorsque ce lien est établi que l'on peut lancer la riposte. Nous attendons la confirmation sur le plan scientifique, notamment de la nature du risque (microbiologique, chimique, toxique) pour déclencher le processus de prévention. Si l'information est lâchée trop tôt, les citoyens mal informés s'engagent sur de fausses pistes de prévention, ce qui peut constituer un risque supplémentaire.
A quel moment les médias doivent-ils intervenir ?
Ils ont un rôle particulier à jouer au début de la crise. Les médias sont la clé du problème. Avec la mondialisation, le citoyen peut se procurer les informations par de nombreux moyens (médias internationaux, internet). Mais les médias nationaux gardent une crédibilité, ils continuent à être bien perçus. Ce que ces médias doivent intégrer, c'est qu'en situation de crise sanitaire, le sensationnel n'a pas sa place ! Il est indispensable dans ces situations de transmettre un message juste et utile, sinon les retombées peuvent être néfastes sur la population. Si on laisse place à la rumeur, c'est la catastrophe !
Avez-vous justement établi un bilan de la gestion de la crise de la grippe H1N1 ?
Nous avons réalisé une évaluation au début de cette année 2011, qui a révélé un certain nombre de manques à gagner par rapport à la communication. A l'époque, nous avons fait les choses telle que la situation le permettait, et en prenant des précautions dans la transmission de l'image. Nous avons insisté sur les communiqués de presse réguliers, et avons misé sur une certaine transparence. On a pu démystifier le virus, parce que les citoyens étaient sûrs d'avoir les informations à temps. Le ministère en est persuadé, l'essentiel en temps de crise de ce type, est que la crédibilité soit instaurée dans le triangle de communication médias-ministère-citoyens. Ce qui peut engendrer une catastrophe, en temps de crise, c'est la panique ! Surtout lorsque le risque n'est pas visible comme dans le cas des virus. Les citoyens imaginent souvent le pire.
Que va-t-il ressortir de ces rencontres entre les journalistes et le ministère de la Santé ?
Nous sommes en train de mettre en place la plate-forme sur laquelle sera créé un réseau de journalistes. Un projet de charte de valeurs a également été mis sur pied, et permettra d'orienter la communication entre nous. Dans un horizon assez proche, nous espérons avoir avec nous des journalistes spécialisés dans les thématiques de santé. La grande majorité des journaux disposent déjà d'une page santé, au sein de laquelle sont compilées les informations sanitaires. Donc le besoin est là ! Pourquoi ne pas également instaurer des modules santé dans les écoles de journalisme ?


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