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Gloire et décadence
Publié dans Le Soir Echos le 04 - 11 - 2011

Le tennis national a fortement chuté comme en témoignent les résultats des Marocains lors des tournois Challenger et Future. Des parents de joueurs, des dirigeants, des techniciens, des arbitres ont déjà tiré la sonnette d'alarme sur cette décadence.
Autant Mohamed Mjid, l'ancien président de la FRMT, avait hissé le tennis national au plus haut niveau, autant l'actuel management l'a plongé dans les abysses de la médiocrité.
Le Maroc, grâce à ses mousquetaires, Younes El Aynaoui, Karim Alami, Hicham Arazi, et dans une moindre mesure Mehdi Tahiri et Mounir El Aarej, a fait partie des grandes nations tennistiques. Les Marocains ont atteint le groupe mondial, en Coupe Davis, à trois reprises en 2001 face au Brésil, en 2002 contre l'Espagne et en 2004 face à l'Argentine. Ces joueurs se sont illustrés dans les plus grands tournois et ont même remporté des titres. Hicham Arazi et Younes El Aynaoui ont remporté chacun un titre du Grand prix Hassan II, le premier en 1997 ; le second, en 2002. Sans oublier la finale disputée par Karim Alami en 1994 et les deux finales d'El Aynaoui en 1993 et 2003. En sus de celles remportées sous d'autres cieux. Mohamed Mjid avait versé des larmes lors de la remise du fameux trophée. Des moments forts du tennis national. Dans la foulée de ces résultats, les jeunes ont survolé toutes les compétitions continentales et internationales. Ceux qui ont repris le flambeau n'ont pas eu le même parcours, mais ils étaient suivis et frappaient aux portes de la Coupe Davis.
Sonnette d'alarme
Les Anas Fettar, Mehdi Ziadi, Omar Laalej, Réda El Amrani, Rabie Chaki, Yassine Id Mbarek, Hicham Khaddari, Youns Rachidi et quelques autres piaffaient d'impatience pour combler le vide laissé par les anciens.
Mais, après l'arrivée d'une nouvelle équipe dirigeante, la situation n'a pas évolué dans le bon sens. Au fil des rencontres de Coupe Davis, le Maroc a perdu de son aura, et a touché le fond. Des nations comme l'Egypte ou la Tunisie nous ont largement dépassés en nous écartant comme des feuilles mortes. «Il n'y a pas eu de suivi des jeunes. Ils ont été délaissés, et c'est tout naturellement que nous sommes arrivés à ce niveau», regrette ce président de club. Il est vrai que le président Fayçal Laaraïchi et le vice-président Dalil Guendouz, trop pris par leurs occupations professionnelles, à la SNRT et à l'ONDA, ont laissé le champ libre à une poignée de dirigeants qui usent et abusent de leur pouvoir, irritant au passage les dirigeants des clubs par leurs décisions. L'Association des parents de joueurs, créée dans le but de défendre les intérêts des jeunes pratiquants, mais sans s'immiscer dans les prérogatives de la fédération, a tiré la sonnette d'alarme sur les incohérences de la gestion du tennis national mais n'a trouvé aucune oreille attentive à ses doléances. Les nombreuses missives envoyées au président de la FRMT sont restées sans réponses. Le contrat d'objectif exigé par le ministère n'a pas été atteint. Dalil Guendouz avait largement évoqué ces objectifs pour 2010, au lendemain de la constitution du bureau fédéral, à savoir, un nombre de 300 000 pratiquants de tennis au Maroc, 100, 000 licenciés, 50 professionnels dont un tiers de femmes, quatre à six joueurs et joueuses dans le top 100, numéro un en Afrique et dans le monde arabe, groupe mondial en Coupe Davis.
Résultats déplorables
Rien de tout cela n'a été réalisé. Les résultats des joueurs nationaux lors des tournois Challenger et Future sont déplorables, avec des éliminations au 1er tour. Le seul à avoir atteint les quarts de finales à Fès est Mehdi Ziadi, un joueur victime de l'arbitraire et écarté de la sélection par un membre fédéral, pour des raisons qui n'ont aucun sens. Il faut dire que les critères « techniques » de sélection ont été oubliés pour établir des critères moins objectifs. Certes, certains jeunes se sont imposés dans des compétitions arabes ou africaines mais ce n'est que l'arbre qui cache la forêt.
Autre incongruité, lors de la finale de la Coupe du Trône entre l'Acsa et le COC, les dirigeants de la commission sportive n'avaient prévu aucune coupe. Il a fallu «piocher» dans la vitrine du RUC, lieu de la rencontre, deux coupes pour la circonstance mais les Cocistes avaient refusé cette mascarade. Les arbitres sont eux aussi montés au créneau pour fustiger le manque d'intérêt du principal responsable Aziz El Araf, très contesté dans son club de Mohammedia. Des voix se sont élevées pour dénoncer cette situation et demander une assemblée générale qui risque de voir des têtes tombées. Entre-temps, le ministère s'est abstenu de tout commentaire.


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