Mauvaise nouvelle pour les terminaux d'Algésiras et de Gibraltar. Le Maroc vient de lancer son deuxième terminal pétrolier. Initié par l'agence TMSA (Tanger Med Special Agency) et réalisé par un consortium d'entreprises du Koweit, des Emirats Arabes Unies et du Maroc, ce terminal sera opérationnel ce mois de février. Il dispose d'une capacité de 508 000 m3 et a nécessité un investissement de 1 600 millions de dollars, selon l'agence de presse espagnole Europasur, soit l'équivalent de 1,5 milliards de dirhams. Pour ajouter que ce terminal servira l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Afrique de l'Ouest. Le consortium prévoit également de réaliser des opérations d'approvisionnement en carburant pour les navires au port et en mer. Ce qui inquiète déjà l'Espagne qui est bien positionnée en Méditerranée. Le 1/3 réservé au dépôt de stockage Le maître d'ouvrage de ce projet, qui a nécessité environ 4 ans de travaux, est le hollandais Litwin Bateman. Par rapport au consortium en question, il se compose, entre autres, de Horizon Terminals Ltd de Dubaï, du koweitien Independent Petroleum Group, Abu Dhabi National Oil Company et Afriquia SMDC ( filiale d'Akwa Group ). Par ailleurs, selon la Vie Eco, le tiers de cet investissement sera consacré au dépôt de stockage constitué de 19 réservoirs répartis sur 12 ha. «la capacité de stockage permettra d'élever à 60 jours de consommation de produits pétroliers l'autonomie du pays qui est aujourd'hui de l'ordre de 45 jours. De ce fait, le volume annuel stocké s'élèvera à 4 356 000 m3, dont 450 000 m3 seront destinés au marché local et la région Nord en particulier», nous révèle l'hebdomadaire marocain. Par ailleurs, le gasoil et l'essence auront plus de la moitié de la capacité totale (53%) du terminal pétrolier. Le reste est réservé à hauteur de 43% aux fuels et de 4% aux additifs. De même, une deuxième jetée sera mise en service à partir de la troisième année d'activité du terminal. Ce qui permettra une augmentation des volumes de stockage de 20 à 30%, conclut la Vie Eco.