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Légère hausse de la monnaie | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 21 - 05 - 2012

La masse monétaire a enregistré un léger bond de 0, 7% en mars, contre un recul de -0,2 % courant février. Cette légère hausse est essentiellement attribuable à la baisse des avoirs extérieurs. Les créances sur l'économie, elles, se bonifient.
En glissement annuel, le taux de croissance de la masse monétaire poursuit son accélération, s'établissant à 5,3 %, à fin mars 2012, contre 4,7 % à fin mars 2011.
A fin mars 2012, la masse monétaire (M3) a enregistré une légère hausse de 0,7% (contre une baisse de -0,2% le mois précédent) pour se chiffrer à 956,9 milliards de dirhams. C'est ce qui ressort des dernières statistiques monétaires trimestrielles fraîchement publiées par Bank Al-Maghrib (voir www.bkam.ma). Cette évolution est attribuable à « la hausse des créances nettes sur l'administration centrale et des créances sur l'économie qui a été atténuée par la baisse des avoirs extérieurs nets et l'effet restrictif dû à la progression des ressources à caractère non monétaire», peut-on lire sur la note de la banque centrale. En glissement annuel, le taux de croissance de la masse monétaire poursuit son accélération, s'établissant à 5,3% à fin mars 2012 contre 4,7 % à fin mars 2011.
Accélération des crédits bancaires
De leur côté, les créances sur l'économie ont enregistré une évolution de 1,2 % contre une hausse de 0,2 %, en février, pour s'établir à 793,9 milliards de dirhams. En glissement annuel, ces créances ont augmenté de 7,9 % ou 58,5 milliards de dirhams après une évolution moindre de 6,2% ou 41,5 milliards à fin mars 2011. Cette décélération découle du ralentissement du rythme de progression en glissement annuel des crédits bancaires, lequel est passé à 8,4% après 6,4 % à fin mars 2011. Par objet économique, cette tendance recouvre essentiellement la progression des crédits de trésorerie, immobiliers, à l'équipement et à la consommation, respectivement de 16,1 %, de 8%, de 2,3%et de 12,8 %. De leur côté, les créances diverses sur la clientèle ont évolué de 3,9 %, après une baisse de 4,7% un an auparavant. Les créances en souffrance ont augmenté de 10,5 % après un recul de 0,5 % l'année dernière. En revanche, la répartition des créances sur l'économie, par secteur institutionnel, laisse apparaître une progression de 6,2% des crédits accordés au secteur privé. Selon la même source, les avoirs extérieurs nets se sont chiffrés à 158,4 milliards de dirhams. Ils ont enregistré, en glissement mensuel, pour le cinquième mois consécutif une baisse qui a atteint 1,8  % en mars suite au « repli des avoirs extérieurs nets de la Banque centrale de 3,6  % alors que ceux des autres institutions de dépôts (AID) ont plus que doublé 163,6 % », selon l'Office marocain des changes. En glissement annuel, les avoirs extérieurs nets ont enregistré une baisse de 14,9 % après une hausse de 2,9 % un an auparavant. Cette évolution recouvre une baisse des avoirs extérieurs nets de la Banque centrale de 14,7 % accouplée à un recul de ceux des AID de 18,6%. Pour leur part, les créances nettes sur l'administration centrale ont augmenté de 2,7% contre -1,3 %, le mois précédent, pour s'établir à 117,9 milliards de dirhams. En glissement annuel, ces créances ont augmenté de 34,6 % après une hausse de 10,3 % un an auparavant.
Demande accrue pour les liquidités
L'évolution des sources de création monétaire s'est, elle, traduite par la hausse, en glissement annuel, de la circulation fiduciaire et de la monnaie scripturale de 7,2 % ou 10,5 milliards, et de 5,4 % ou 21,8 milliards, ainsi que l'augmentation des placements à vue et des autres actifs monétaires, respectivement de 10 % et de 2,4 %. Pour les agrégats de placements liquides, leur encours a baissé par rapport au mois précédent de 0,2 %, particulièrement suite au recul des titres d'OPCVM actions et diversifiés de 3 %. En glissement annuel, cet encours s'est accru de 2,9 %. A noter que cette évolution est largement en lien avec la progression de l'encours des titres d'OPCVM contractuels, des titres de créances négociables (PL1) et des titres d'OPCVM obligataires (PL2), respectivement de 6,2% et de 3,6%, compensée par le recul de -18,8 % des titres d'OPCVM actions et diversifiés
(PL3).
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