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L'idylle économique | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 12 - 12 - 2012

La CGEM et le «MEDEF International» organisent, aujourd'hui à Casablanca, une importante rencontre de plus de 400 chefs d'entreprises français et marocains autour du thème «Maroc-France : un partenariat d'exception au service d'une compétitivité partagée». Détails sur cette journée exceptionnelle, le bilan des comités de suivi sectoriels institués lors de la précédente rencontre, tenue à Rabat le 28 mars dernier et également les prêts qui seront signés.
Avec 850 millions d'euros d'IDE transférés en 2011, la France est le premier partenaire économique du Maroc. Le TGV est le reflet de cette bonne coopération.
Aujourd'hui, le 12/12/12 est une journée exceptionnelle pour les Casablancais puisque le tant attendu Tramway sera inauguré en grandes pompes, mais le 12/12/12 est également un événement majeur pour le ghotta économique et les hommes d'affaires marocains et français. En effet, la CGEM et le «MEDEF International» organisent, aujourd'hui à Casablanca, une importante rencontre de plus de 400 chefs d'entreprises français et marocains autour du thème «Maroc-France : un partenariat d'exception au service d'une compétitivité partagée». La rencontre intervient dans le cadre de la visite officielle du Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, accompagné d'une importante délégation ministérielle. Rehaussé par la présence des deux chefs de gouvernement français et marocain, Jean-Marc Ayrault et Abdelilah Benkirane, et présidé par Miriem Bensalah-Chaqroun, présidente de la CGEM, cet évènement majeur, le deuxième de l'année, scelle la dynamique engagée par le Club de Chefs d'entreprises Maroc-France, en faveur du développement économique conjoint.
Bilan des comités de suivi sectoriels
La polémique sur les centres d'appels s'est apaisée avec l‘idée que le potentiel de croissance de ce secteur ne devrait pas se faire au détriment du Maroc .
Cette manifestation verra la participation de cinq ministres en charge de secteurs clés de l'économie marocaine, à savoir Nizar Baraka, Fouad Douiri, Abdelakader Amara, Lahcen Haddad et Najib Boulif. Elle sera également été l'occasion de débats autour de la compétitivité globale et sectorielle du Maroc, de l'environnement des affaires ainsi que des perspectives concrètes de co-développement. Les Comités de suivi sectoriels institués lors de la précédente rencontre, tenue à Rabat le 28 mars dernier, ont pour leur part restitué le bilan de la mise en œuvre des engagements pris en présence du Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane. En ce qui concerne les grandes lignes du bilan de ces comités, pour le comité du secteur aéronautique, le bilan n'est pas reluisant, puisqu'aucune mesure n'a été adoptée à ce jour pour ce qui est de l'anticipation des remboursements par des lignes de préfinancement bancaire. Egalement, il n'y a pas eu de taux préférentiels pour les PME, pas de simplification pour le cautionnement bancaire et pas de fonds de compensation parité euro-dollar. Autre déception, les coûts logistiques entre le Maroc et l'Europe (traversée Tanger-Med, transport routier...) n'ont pas été réduits. Même constat auprès du comité du secteur de l'offshoring. La mesure relative au complément de formation en se focalisant sur les compétences linguistiques et le savoir-être, n'a pas donné des résultats probants, puisque l'évaluation du programme Call Academy qui est à sa 5e session a constaté l'insuffisance du nombre d'heures de formation prévues initialement pour atteindre le niveau souhaité. Il est proposé de ramener le nombre d'heures à 700 heures. Or, le mécanisme ANAPEC ne le permet pas. Aussi, faut-il explorer d'autres pistes de financement, suggère ce comité.
Aucune avancée notoire pour le comité PPP
Par ailleurs, sur les cinq mesures prévues par le comité Partenariat Public Privé (PPP), aucune n'a vu le jour et le bilan est négatif sur tous les points. Que ce soit au niveau de la visibilité quant à la stratégie du Gouvernement par rapport aux secteurs éligibles aux PPP avec une programmation dans le temps, l'évolution de la loi de 2006 ou encore le renforcement des structures chargées de l'accompagnement des projets PPP, rien n'a encore vu le jour. Par contre, les bilans positifs sont à retrouver au niveau des comités des secteurs du tourisme, énergie et automobile. Pour rappel, cette initiative entre dans le cadre des activités du Club de Chefs d'Entreprise France-Maroc lequel a œuvré durant l'année 2012 en faveur de l'identification précise des leviers de consolidation des investissements et du partenariat. En effet, plusieurs groupes de travail mixtes par secteur ont été à cet égard constitués (tourisme, infrastructures/transport/énergie, agriculture et agro-industrie, partenariats public-privé, aéronautique/équipements automobiles, offshoring, ressources humaines et formation) afin de poursuivre les échanges en vue de décisions consolidant le partenariat Maroc-France.
Des relations économiques au beau fixe
Il convient par ailleurs, de rappeler que malgré la crise européenne et la conjoncture difficile, les relations entre les deux pays sont au beau fixe. Avec 850 millions d'euros d'IDE transférés en 2011, la France est le premier partenaire économique du Maroc. Sur les 6 premiers mois de l'année en cours, ces transferts ont totalisé environ 420 millions d'euros. La France représentait 49 % des investissements cumulés sur la période 2001-2010, avec 123 milliards de dirhams. Le Maroc est notamment la première destination des investissements privés français sur le continent africain, avec 750 filiales d'entreprises françaises implantées à travers le royaume, dont 38 sociétés cotées au CAC 40, représentant 120 000 emplois. Sur le volet commercial, les exportations marocaines vers la France se chiffraient à 3,2 milliards d'euros en 2011, alors que les importations marocaines sont estimées à 4,6 milliards d'euros, selon les chiffres du ministère français de l'économie. Les importations françaises depuis le Maroc sont surtout constituées de produits textiles (32 % des importations), de produits agricoles (16 %), de matériels de transport (16 %). La France exporte principalement vers le Maroc des produits industriels (matériel de transport, équipement mécanique et électronique) et du blé (15 % des exportations françaises). S'agissant de la contribution du marché français au tourisme national, elle est estimée à 40 % au titre de recettes voyages, selon les chiffres de 2010. La part française dans les transferts des Marocains résidant à l'étranger (MRE) atteignait 40,4 % en 2011. Enfin, en terme d'aide publique au développement (APD), la France contribue à hauteur de 38,9 %.
Comment consolider
les relations tout en s'ouvrant vers d'autres marchés…
Pour rappel, le Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, avait reçu le 23 janvier 2012, à Rabat, les co-présidents du Club de Chefs d'Entreprises France-Maroc, ainsi que le Vice-Président Directeur Général du MEDEF International, Thierry Courtaigne. Benkirane avait réitéré auprès de la délégation française la volonté de consolider, dans un esprit de continuité, le partenariat entre les deux pays, et exposé les ambitions économiques de son gouvernement. La rencontre d'aujourd'hui n'est que la concrétisation de ces promesses et une volonté de consolider les liens existants. Ceci-dit, la question à se poser est relative au besoin de s'ouvrir vers d'autres marchés et ne pas dépendre de quelques marchés européens comme la France et l'Espagne, puisqu'il faudrait savoir si cette consolidation des relations économiques aboutira-t-elle à une aggravation de cette dépendance ou renforcer les liens franco-marocains tout en s'ouvrant en parallèle vers d'autres marchés comme ceux du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine )…
3 prêts signés avec l'AFD
A l'occasion de la rencontre de haut niveau entre le Maroc et la France, l'Agence Française de Développement (AFD) signera 3 accords de prêts avec des organismes marocains. Il s'agira d'un prêt d'une valeur de 50,3 millions d'euros pour l'ANP (Agence nationale des ports), un prêt de 23 millions pour Casa Transport et un dernier prêt de 57 millions d'euros en faveur de l'ONEP. Les 2 premiers prêts sont non souverains. Les trois contrats de prêts seront signés officiellement demain, le jeudi 13 décembre. Ces nouveaux prêts d'une valeur de 130,3 millions d'euros confirment encore une fois les engagements de cette Agence en faveur du développement économique et social au Maroc ainsi que son accompagnement aux différents projets structurants du Maroc. Pour rappel, l'accord triennal franco-marocain 2010-2012 avait fixé pour l'AFD un objectif de 600 millions d'euros en prêts concessionnels. L'AFD a dépassé cet objectif et a accordé 720 millions d'euros de concours bonifiés sur la période. Les autorisation d'engagement globales (y inclut les concours non concessionnels) ont atteint 1 milliard d'euros sur 2010-2012. De ce fait, le Maroc est aujourd'hui le premier bénéficiaire des financements de l'AFD. Les autorisations d'engagements nettes cumulées du Groupe AFD depuis 1992 dépassent 2,7 milliards d'euros (30 milliards de dirhams).

L'avis de …
Jean-René Fourtou, Président du Conseil de Surveillance de Vivendi
La question de la délocalisation est sensible en France. Pour le Maroc qui traverse des problèmes budgétaires et des insuffisance de devises, c'est une opportunité. Cependant, l'implantation de certaines activités des entreprises françaises au Maroc est une opportunité également pour la France, dont les entreprises trouvent au Maroc des éléments compétitifs. Mais, il faut, à mon avis trouver de la compétitivité en France et travailler sur cela. Ce qui est sûr, c'est qu'on y arrivera pas en se repliant sur nous mêmes. Le Maroc est très privilégié pour les IDE français. Prenez l'exemple de Decathlon qui est parti s'installer en chine, mais qui est revenu finalement au Maroc. Je crois qu'au delà de cette polémique de délocalisation ou relocalisation, il faudra pour le Maroc améliorer le volet de la formation et les procédures administratives. Vous savez, les villes se développent rapidement, mais les services ne suivent pas. L'administration marocaine a des gens moins bien formés au niveau local. Il faut faire des efforts notamment au niveau des collectivités locales, le logement social, le transport urbain, l'assainissement… Et puis, il ne faudra pas oublier l'un des problèmes majeurs rencontrés au Maroc et qui est les délais de paiement qui sont très longs.
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