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Le capital humain, cheville ouvrière de la régionalisation
Publié dans Le Soir Echos le 08 - 02 - 2013

Le ministre a affirmé que « l'investissement dans le capital humain, particulièrement au niveau des collectivités territoriales, est un enjeu principal et un facteur déterminant dans l'élaboration des initiatives de réformes et la réalisation d'un développement humain intégré et durable ». Ce n'est pas, à vrai dire, un postulat mais une recommandation aux participants au colloque, qui s'inscrit dans l'esprit du temps, certes, mais qui a cette caractéristique de se tenir hors de Rabat et du centre. Fès, outre sa dimension spirituelle et culturelle, est la capitale d'une région qui fédère de nombreuses provinces et communes et illustre une sorte de « décentralisation regroupée ».
La décentralisation, corollaire de la régionalisation
En termes de compétences et dynamisme humain, elle reflète également une grande richesse. C'est dire que le colloque qu'elle a abrité corrobore sa vocation de région décentralisée et justifie ainsi la réflexion collective qui a été menée dans ce cadre. La décentralisation n'est pas un simple décret , elle est menée d'abord par des hommes et des femmes, elle est faite pour eux ensuite. Sa mise en œuvre implique toutes les instances, gouvernement, autorités locales, collectivités, société civile et tout ce qui participe de la vision de développement. De nos jours, on invoque de plus en plus « un développement humain intégré et durable » ! On place désormais l'homme au cœur de cet ambitieux programme. Et ce n'est pas par hasard que le ministre de l'Intérieur a indiqué que « ce colloque s'inscrit dans le cadre de l'accompagnement de la dynamique des grandes réformes lancées par le Roi Mohammed VI visant à renforcer les acquis démocratiques et entrevoir une vision moderne pour la construction d'un Etat moderne basé sur le respect des libertés individuelles et collectives et la justice sociale. »
La décentralisation, corollaire de la régionalisation avancée, dont les fondements ont été lancés par le Roi Mohammed VI en janvier 2010, est certainement l'une des réformes majeures du règne. Avant d'être confinée dans le cadre de la région ou de la province, cette réforme est d'abord politique. Autrement dit, elle participe d'une refonte architecturale de l'Etat et de ses fonctionnements. « Le Maroc, a souligné encore Mohand Laensar, a fait de la décentralisation, en tant que large espace d'encouragement des initiatives et de planification des projets de développement intégré, un choix irréversible pour organiser les activités de l'Etat et répartir ses fonctions et ses interventions de façon à permettre aux citoyens de participer effectivement à la gestion de la chose publique dans les différents domaines, a souligné le ministre. » Le mot clé est celui du « choix irréversible pour organiser les activités de l'Etat et répartir ses fonctions... » ! Nous sommes conviés à entériner ce choix, ambitieux mais inscrit dans la logique de l'évolution institutionnelle du Maroc. Il s'agit donc d'un transfert , celui de la compétence et de la tutelle de l'Etat, autorité centralisée, vers la région et les collectivités locales. Si, en effet, le passage du témoin au niveau institutionnel se fait sans encombre, apparemment, par un texte de loi, une commission ad-hoc et un débat productif, qu'en est-il en revanche des hommes et des femmes appelés à donner corps et âme à la décentralisation ? Sur eux repose donc le succès ou l'échec de l'entreprise, la crédibilité projetée des collectivités locales, de ce vaste mouvement appelé à faire émerger des élites locales, politiques, économiques, sociales et culturelles . Le ministre a souligné « que de larges prérogatives ont été attribuées aux collectivités territoriales en tant qu'école de pratique de la démocratie, afin de favoriser les services de proximité et satisfaire les besoins de la population à travers les conseils élus veillant sur la gestion des services publics admiratifs et techniques. » !
Rapprocher l'Etat des citoyens
Le ministre met ainsi le doigt sur la plaie, celle d'un divorce qui avait marqué par le passé les rapports entre l'Etat et les citoyens, faisant de ceux-ci des sujets mécontents en fin de compte et de celui-là l'autorité froide. Le roi a opéré la rupture institutionnelle en préconisant une politique de proximité, en brisant par son discours d'octobre 2000 sur le « concept d'autorité » la chape de l'Etat. Rapprocher l'Etat des citoyens ? C'était comme lancer une révolution copernicienne, redonner au citoyen ses droits confisqués, lui prescrire sa destinée civile et politique. La régionalisation, à laquelle le chef de l'Etat et le peuple adhèrent, ne saurait être menée que sous l'angle de la mutualisation des initiatives et des efforts. Le capital humain y est au cœur, autrement toutes celles et ceux qui constituent le corps dynamique, ce qu'on appelle les cadres administratifs et techniques qui sont l'ossature de la décentralisation et de ses organes. Le ministre a rappelé , à cet égard, « que la Constitution de 2011 a renforcé le rôle de ces institutions à travers la réservation de 12 articles mettant en avant leur rôle en tant qu'acteur principal dans le processus de développement aux côtés de l'Etat, du secteur privé et de la société civile. ». Voici donc annoncé, réitéré plutôt la triple dimension du projet, l'un des plus porteurs sans doute, qu'est la régionalisation : l'Etat, le secteur privé et la société civile. Le ministre les met en relief et nous interpelle, entre autres sur le fait que « l'émergence d'élites nationales et locales maîtrisant l'arsenal juridique, conscientes de leur responsabilité et armées de l'esprit de l'initiative et d'une vision intégrée, sont autant de moyens permettant de surmonter les contraintes et de relever les défis actuels sur les plans aussi bien national qu'international ».


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