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Industrie aéronautique
Bel avenir, mais…
Publié dans L'observateur du Maroc le 03 - 06 - 2009

Plus de 20% de croissance annuelle, 6,6 milliards de dirhams de chiffre d'affaires à l'export, le double est prévu en 2012. Voilà quelques chiffres qui attestent que le secteur aéronautique a pris de l'ampleur dans l'économie marocaine. Ce n'est pas le ministre de l'Industrie qui dira le contraire. Ce secteur représente quelque 250 millions de dollars d'investissements cumulés depuis 2000 et a d'ores et déjà généré près de 7.000 emplois. L'aéronautique au Maroc, c'est aussi 60 équipementiers et fournisseurs du secteur implantés sur place. Le pays est désormais devenu une destination recherchée quant à l'implantation de sites de production et des services.
D'après un responsable à E GIMA (EGIDE), le rapprochement de groupes industriels étrangers sous forme de fusion ou de joint venture contribue à diversifier et internationaliser les sources de fournitures. Cette démarche s'inscrit dans un contexte de mondialisation des sources d'approvisionnements. Face à ce besoin, le Maroc a figuré parmi les pays où la sous-traitance a des perspectives d'avenir prometteuses.
De ce fait Ahmed Réda Chami, ministre de tutelle, déclare qu'il s'agit d'un secteur qui tend à devenir, de par la variété des métiers représentés, un véritable «pôle aéronautique». D'après lui, l'industrie aéronautique marocaine, en pleine évolution, continue d'attirer les investissements étrangers. Le GIMAS (Groupement des industriels marocains aéronautiques et spatial) prévoit même un doublement du volume d'activité d'ici 2010. Plus ambitieux, le ministre de l'Industrie déclare que le Royaume figure parmi les pays où ce secteur pourra bénéficier de perspectives d'avenir extrêmement prometteuses, avec une croissance annuelle de 20%, voire plus. Au cours des dix prochaines années, l'industrie aéronautique installée au Maroc devrait dégager un chiffre d'affaires de l'ordre de 12 milliards de dirhams et générer près de 15 millepostes d'emploi. Face à cet optimisme, une question se pose : si le Maroc a très vite réalisé le potentiel de cette industrie naissante, possède -t-il tous les moyens nécessaires pour gagner ce pari ?
Scepticisme
Le faible coût de la main-d'œuvre ainsi que sa capacité d'apprentissage, plus de 30 ans d'expérience industrielle en aéronautique, l'emploi de la langue française, la proximité géographique avec l'Europe, sont -ils les seuls ingrédients dont devra disposer le Maroc pour trouver une place de premier choix parmi les pays spécialistes de l' aéronautiques ? Pour saisir les opportunités qu'offre l'évolution du secteur à l'international, le Maroc a placé le développement de ce secteur au cœur de son plan Emergence. Ce plan a permis aux investisseurs de bénéficier de nombreuses mesures à caractère incitatif. Il s'agit, entre autres, d'un accompagnement au niveau de la formation, d'un accompagnement foncier, d'un allègement de procédures et d'une exonération durant les cinq premières années sur l'IS (Impôt sur les sociétés). Selon, un consultant indépendant dans ce secteur, « ces mesures ont certes déjà permis d'attirer des donneurs d'ordre de premier plan, parmi lesquels EADS, Boeing, Safran…, mais pourraient-elles continuer à attirer plus d'investisseurs ? L'époque où les grandes entreprises du secteur aéronautique préféraient délocaliser leurs activités uniquement vers des pays comme la Chine ou encore l'Inde n'est pas encore révolue ». Pourquoi ? Rappelons que de plus en plus d'entreprises aéronautiques de premier rang s'implantent au Maroc et la dynamique mondiale conjuguée au positionnement progressif de la Chine, de l'Inde et du Brésil, comme futurs constructeurs, offre de réelles opportunités. Le parc mondial est déjà estimé à 22.000 avions. Il est clair que le secteur aéronautique et spatial est empreintd'une concurrence farouche et cherche à externaliser à travers le monde la majeure partie de ses activités. Aussi, les investissements se sont-ils fortement accrus au cours de ces dernières années comme en témoigne l'installation d'une vingtaine d'entreprises. D'autres problèmes menacent : la formation de la main d'œuvre et les disponibilités foncières. La seule plate-forme au Maroc dédiée à cette industrie connaît une demande impressionnante. La technopole de Nouaceur arrive à saturation et les possibilités d'extension sont presque nulles. Les demandes pleuvent sur le Centre régional d'investissement de Casablanca qui, sans solution concrète, n'aura d'autre choix que de les faire attendre. Un autre volet qui atteste que l'aéronautique ne plane pas aussi haut qu'on le fait croire est relatif aux lourdeurs administratives. Si certaines industries aéronautiques n'ont rencontré aucun problème, d'autres ont quelque peu été déçues par certaines défaillances. A ce chapitre, des industriels continuent de déplorer des lenteurs administratives lors des constitutions de sociétés. Concernant la recherche et développement les investissements demeurent faibles, Un autre point auquel il faudra remédier…


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