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Internet. Attention les enfants regardent
Publié dans L'observateur du Maroc le 19 - 01 - 2022

Les chiffres révélés par la nouvelle enquête signée Kaspersky et Immersion sont surprenants à plus d'un titre. S'intéressant à la perception des parents vis-à-vis des activités en ligne de leurs enfants, cette enquête étudie leur capacité à accompagner leurs enfants pour une utilisation plus sure d'Internet. Si 9 parents sur 10 se sentent dépassés par leurs enfants dans tout ce qui concerne le numérique, l'utilisation d'outils tels que les contrôles parentaux peine à s'imposer. Un contrôle qui fait défaut même si 60% des parents indiquent ne pas faire confiance à leur enfant pour avoir un usage responsable des appareils et contenus numériques. Ainsi l'étude nous apprend que 88% des parents n'ont jamais utilisé de logiciels de contrôle parental.
Ecrans trop présents
Source de conflit entre parents et enfants, les écrans seraient trop présents dans la vie de ces derniers selon l'enquête. Conscient du poids de cette « présence », un parent sur 3 estime que son enfant est moins sociable depuis qu'il dispose d'un smartphone. « En effet, les risques de surexpositions aux écrans et à Internet ne sont pas uniquement liés aux mauvaises expériences qu'un enfant peut faire en ligne, mais également aux risques sur son développement et sa sociabilité » soutiennent les auteurs de cette étude. Ainsi 31% des parents marocains ont déjà remarqué une nette baisse de sociabilité chez leurs enfants tandis que 9 sur 10 avouent déjà avoir été en conflit avec leur enfant à cause d'un sujet lié au numérique.
Toujours dans ce même sens, 46 % des parents ne sauraient pas réagir si leur enfant était victime de cyber-harcèlement. Cependant seuls 3% des parents d'élèves pensent que leur enfant a été confronté au cyber-harcèlement en ligne. L'enquête révèle que 10% ont pourtant déjà été convoqués à l'école parce que leur enfant aurait participé à l'humiliation d'un enfant sur les réseaux sociaux. Autre fait choquant, 1 parent sur 4 admet que son enfant « a déjà été confronté à un contenu sexuel ou choquant en ligne ». « Alors que les chiffres de l'UNESCO parlent d'1 enfant sur 3 recevant des messages à caractère sexuel sur les réseaux sociaux, 9% des parents répondants à notre étude indiquent que leurs enfants sont régulièrement confrontés à ce type de contenu », ajoutent les auteurs de l'étude.
Dépassés
Quant aux contenus violents, 83% des parents marocains estiment que leurs enfants y sont trop souvent exposés sur Internet tandis que 82% trouvent que les divertissements numériques prennent trop de place dans la vie de leurs enfants. Enfin, 39% des parents marocains désapprouvent l'usage de TikTok par leurs enfants, tout en sachant qu'ils y sont inscrits. « L'écart entre les enfants et les adultes est exacerbé sur Internet. Le fait que les parents se sentent dépassés par les centres d'intérêt de leurs enfants, ou même leurs compétences numériques provoque plusieurs problèmes » explique Bertrand Trastour, Directeur Général France & Afrique du Nord de Kaspersky.
D'après ce dernier, le premier problème reste la perception des enfants de leurs parents comme étant incompétents. Ils se retrouvent ainsi livrés à eux-mêmes en cas de danger. « Le second, c'est que le dialogue étant rompu entre les parents et les enfants, il sera toujours compliqué de trouver le juste équilibre entre la limitation, l'interdiction et le laxisme. La conséquence de tout ça, c'est qu'on passe à côté des belles opportunités éducatives qu'offrent également les outils numériques », ajoute Bertrand Trastour.
Ce même sentiment d'être dépassés chez les parents leur fait également perdre confiance dans leurs propres compétences dans l'accompagnement de leurs enfants, spécialement en termes de sécurité numérique. Ainsi 78% des parents marocains estiment ne pas être suffisamment informés sur la manière de protéger leurs enfants des dangers sur Internet. Seuls un peu plus de la moitié estiment être en mesure de réagir si leurs enfants étaient victimes de cyber-harcèlement.
Le spectre du cyber-harcèlement
« Les chiffres de cette enquête réalisée par Kaspersky, confirment encore, une fois que le sujet de la cybersécurité chez les enfants au Maroc doit être pris au sérieux. Ce, tant dans les usages et comportements numériques, mais aussi vis-à-vis du rôle des parents et des tuteurs dans la lutte contre les risques cyber et dans le contrôle et l'accompagnement des enfants sur internet », commente Youssef Bentaleb, Président du CMRPI, initiateur du portail cyberconfiance.ma. D'après ce dernier, si les risques sont assez nombreux, le cyberharcèlement vient en tête des violences auxquelles sont confrontés les enfants. « Cette étude permet de constater l'ampleur du problème pour poser les bases de travail d'une stratégie nationale de grande ampleur de lutte contre les cyberviolences », note Bentaleb.
Autre constat important de cette enquête : Les bonnes pratiques d'usage du numérique ne font pas encore partie des fondements de l'éducation et des échanges. « Les logiciels de contrôle parentaux par exemple ne sont pas perçus comme indispensables et pourtant il s'agit d'un outil très utile pour initier le dialogue avec l'enfant, lui expliquer pourquoi l'accès à certains contenus est limité, pourquoi le temps d'écran l'est aussi... » explique Bertrand Trastour en insistant sur l'importance de l'adoption de ces règles de sécurité élémentaires pour la protection des enfants. « Ces outils permettront aux parents de prendre leurs responsabilités, mais aussi aideront à l'implémentation d'un dialogue et d'une éducation numérique équilibrée au sein de la famille » conclut de son côté Youssef Bentaleb.
Rappelons que cette enquête sur la Cybersécurité des enfants a été réalisée pour le compte de Kaspersky, société internationale de cybersécurité et de protection de la vie privée numérique, par le cabinet Immersion du 30 octobre au 4 novembre 2021, sur un échantillon de 1131 parents, dont 52% de filles et 48% de garçons. Selon le niveau d'éducation, 58% des répondants ont un enfant scolarisé à l'école primaire, 27% au collège et 15% au lycée.


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