Les collectivités locales sont appelées à remettre l'humain au centre de leurs priorités. Les projets à fort impact social et économique devront désormais primer sur les dépenses de fonctionnement. Dans une circulaire adressée aux walis et gouverneurs, le ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit, fixe le cap : les budgets communaux 2026 devront concentrer leurs efforts sur l'emploi, la santé et l'éducation. L'accent sera mis sur la création d'opportunités pour les jeunes, la généralisation des services de santé de proximité et le renforcement de l'accès à une éducation de qualité — trois leviers essentiels pour améliorer les conditions de vie et soutenir le développement local durable. Cette orientation s'inscrit dans la continuité des grands chantiers nationaux engagés ces dernières années, notamment la généralisation de la protection sociale et la relance territoriale post-Covid. Le ministère insiste sur la nécessité d'une programmation budgétaire « réaliste et mesurable », capable de traduire les politiques publiques en résultats concrets. Quatre priorités structurantes La circulaire fixe quatre axes directeurs : Soutenir l'emploi local et les initiatives génératrices de revenus, particulièrement en milieu rural ; Renforcer les services sociaux essentiels, en particulier la santé et l'éducation ; Gérer durablement les ressources naturelles, avec un accent sur l'eau et l'énergie ; Favoriser la cohérence territoriale, en alignant les projets locaux sur les programmes nationaux de développement. Le ministère rappelle que la rationalisation des dépenses reste un impératif. Les collectivités sont appelées à réduire les charges superflues — notamment les dépenses administratives et d'équipement non prioritaires — au profit d'investissements à effet durable. Abdelouafi Laftit appelle les walis et gouverneurs à exercer un contrôle rigoureux sur l'élaboration et la validation des budgets. Chaque dirham dépensé devra répondre à une logique d'efficacité et de redevabilité. Les communes devront aussi intégrer une programmation triennale alignée sur leurs capacités financières réelles. La circulaire met l'accent sur la dimension environnementale et éthique de la gestion locale : économie d'eau et d'électricité, encadrement strict des subventions accordées aux associations, et évaluation régulière de l'impact des projets sur les citoyens. Dans un contexte de rareté des ressources publiques, le ministère appelle à une nouvelle approche budgétaire fondée sur les résultats. Les élus locaux devront conjuguer créativité et rigueur pour répondre aux attentes sociales, notamment celles des jeunes.