Devant des représentants de UNFPA, de l'Union européenne et du corps diplomatique, le chef de l'Etat a insisté sur l'importance stratégique de cette opération, qu'il considère comme essentielle pour moderniser la gouvernance du pays. Selon lui, soutenir ce recensement ne se limite pas à une simple démarche statistique. Il s'agit d'un levier majeur pour améliorer la prise de décision publique, optimiser la répartition des ressources, renforcer la transparence et mieux cibler les politiques sociales. Félix Tshisekedi a présenté cette initiative comme un tournant pour la RDC, soulignant qu'une meilleure connaissance de la population permettra de corriger un retard historique et d'ouvrir une nouvelle phase de développement et de planification. Le président a également rappelé que les grandes réformes engagées depuis 2019 — notamment dans l'éducation, la santé et le développement local — nécessitent des données fiables pour produire pleinement leurs effets. Sans statistiques précises, a-t-il averti, l'action publique reste approximative et moins efficace. Au-delà de la gouvernance, le recensement est aussi présenté comme un outil économique stratégique. Il devrait notamment servir de base à des politiques sectorielles plus efficaces, en particulier dans le domaine agricole, pilier clé de l'économie congolaise. Enfin, le chef de l'Etat a insisté sur un changement de paradigme : faire en sorte que les décisions publiques reposent désormais sur des données fiables plutôt que sur des estimations, condition indispensable pour renforcer l'efficacité de l'Etat et soutenir le développement durable du pays.