Parmi les textes adoptés figurent la révision de la loi-cadre sur l'environnement, ainsi que la réforme institutionnelle actant le transfert des missions du Fonds d'appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) vers l'Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME). Les députés ont également validé une nouvelle réglementation du secteur de la microfinance et renforcé le cadre juridique de lutte contre le faux monnayage au sein de l'UEMOA. Ces différents textes, adoptés en première lecture par les députés puis validés par le Sénat, traduisent la volonté des autorités de moderniser plusieurs secteurs clés. Le président de l'Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a mis en avant les principales avancées de cette session, notamment la prolongation de l'état d'urgence dans la région des Savanes afin de soutenir les forces de sécurité face aux défis sécuritaires. Sur le plan économique, il a souligné les efforts engagés pour lutter contre le blanchiment d'argent et préserver la stabilité monétaire. Il a également insisté sur l'importance des réformes liées à la microfinance et à l'ADTPME, destinées à renforcer l'entrepreneuriat, en particulier chez les jeunes et les femmes. Dans le domaine environnemental, la mise à jour de la législation est présentée comme une réponse aux enjeux climatiques croissants. Par ailleurs, le cadre réglementaire du gazoduc ouest-africain a été actualisé dans le secteur énergétique. Le président de l'Assemblée a annoncé l'ouverture de la prochaine session ordinaire le 7 avril, qui coïncide avec la 17e Conférence des présidents d'assemblées africaines, placée sous le signe de la coopération internationale. De son côté, le ministre Gilbert Bawara a assuré que les contributions des parlementaires seront prises en compte, rappelant que l'impact réel des lois se mesurera dans leur application concrète au bénéfice des citoyens.