L'établissement ne se limite plus à former des opérateurs : il ambitionne désormais de concevoir et assembler des drones destinés à des secteurs clés comme l'agriculture de précision, les mines ou encore la surveillance environnementale. Selon le vice-chancelier Eddie Mwenje, cette évolution constitue une étape majeure dans le développement du programme drones initié il y a plus d'un an. Soutenu par le hub d'innovation de l'université, le projet s'inscrit dans une dynamique axée sur le climat, l'agriculture intelligente, les systèmes alimentaires et le développement logiciel. À travers son département des sciences de la communication, BUSE forme étudiants et professionnels à l'utilisation des systèmes aériens sans pilote, avec des applications concrètes allant de la gestion des catastrophes à l'exploitation minière. Pour Eddie Mwenje, cette initiative participe à la construction d'une économie plus autonome : elle permettra de réduire les coûts, de développer les compétences locales et de renforcer la souveraineté technologique du pays. Ce projet s'inscrit pleinement dans la Vision 2030 du Zimbabwe, qui fait de la science, de la technologie et de l'industrialisation des priorités nationales. Les drones y sont perçus comme des outils clés pour faire face aux défis climatiques et améliorer les rendements agricoles, notamment grâce à la cartographie, à la pulvérisation des cultures ou encore à l'ensemencement des nuages. Cette avancée vient compléter les efforts déjà engagés avec l'usine Palp Technologies, qui produit des équipements numériques pour le marché local et a déjà contribué à équiper des centaines d'écoles. À travers ces initiatives, le Zimbabwe entend renforcer ses capacités de recherche et s'imposer progressivement comme un acteur capable de concevoir et produire ses propres technologies de pointe.