Les syndicats montent au créneau pour signaler la dégradation du pouvoir d'achat, en appelant le gouvernement à prendre des mesures pour limiter l'impact des hausses des prix des carburants et atténuer leurs répercussions sur le coût de la vie, notamment à travers des mécanismes de régulation plus stricts et un soutien accru aux catégories les plus vulnérables, notamment les retraités. Face à la guerre au Moyen-Orient qui a conduit l'Iran à bloquer le flux maritime dans le détroit d'Ormuz, les prix des du gaz et du pétrole ont augmenté de manière fulgurante se répercutant directement sur le pouvoir d'achat des citoyens. A la Chambre des conseillers, le groupe de l'Union nationale du travail au Maroc (UNTM) a adressé une question écrite au chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, pour s'enquérir des mesures envisagées par l'exécutif pour assurer un équilibre entre la stabilité du marché et la protection des citoyens face à la hausse des prix. Cette question s'inscrit dans un contexte où le gouvernement a apporté des réponses, notamment lors d'un passage du chef du gouvernement devant le Parlement rassurant sur les prix du gaz, ou encore des réponses apportées par le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa en conférence de presse successive au Conseil du gouvernement. Le groupe parlementaire a rappelé dans sa question que le chef du gouvernement avait présidé la première réunion de la commission ministérielle chargée du suivi des répercussions de la conjoncture internationale sur l'économie nationale, au cours de laquelle plusieurs scénarios ont été présentés pour protéger le pouvoir d'achat. Il a souligné que les prix des carburants sur le marché national continuent de connaître des fluctuations, augmentant le coût de la vie. Malgré les annonces concernant notamment le soutien direct aux professionnels du transport, ou encore le soutien au prix de l'électricité et du gaz. C'est surtout le prix du carburant qui reste une question centrale pour les parlementaires et les citoyens, qui réclament le plafonnement des prix à cause de la conjoncture internationale actuelle. La situation a également impacté d'autres échéances réunissant les syndicats et le gouvernement, notamment à l'approche du 1er mai et des rounds du dialogue social. Dans ce contexte, le syndicat de la Confédération démocratique du travail (CDT) a demandé le report de la réunion de la commission technique chargée de la réforme des régimes de retraite. La demande a été adressée à la ministre de l'Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, dans une correspondance pour reporter cette réunion initialement prévue le 6 avril. Le syndicat estime que la réunion devrait être reportée pour la session d'avril 2026 du dialogue social. Il justifie ce report par les hausses successives des prix et leurs répercussions sur le pouvoir d'achat des citoyens, en particulier les retraités, et afin de garantir un débat responsable sur ce dossier. Les retraités sont les premiers à subir la hausse importante des prix de nombreux produits de base qui se répercute sur leur pouvoir d'achat déjà limité, et dans cette conjoncture, leur situation socio-économique devient un sujet sérieux de discussion avec le gouvernement. La pression syndicale et parlementaire devrait s'intensifier dans les prochaines semaines à l'approche du 1er mai qui devrait remettre sur la table plusieurs revendications des syndicats, poussant le gouvernement à arbitrer entre contraintes budgétaires et la nécessité de protection du pouvoir d'achat.