À Libreville, le ministre de l'Economie numérique, Mark Alexandre Doumba, a présenté les grandes lignes de ce futur cadre stratégique lors d'une réunion organisée au siège de l'Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF), en présence des responsables des systèmes d'information de l'administration publique. Ce document définit les orientations clés pour moderniser l'Etat et renforcer l'efficacité des services destinés aux citoyens et aux entreprises. Il s'articule autour de cinq axes majeurs : le renforcement du cadre réglementaire, le développement des infrastructures numériques, la dématérialisation des services publics et des paiements, la promotion de l'entrepreneuriat local et des compétences, ainsi que la transition vers une administration intelligente reposant sur une gestion structurée et valorisée des données. L'objectif est notamment de réduire la fragmentation des systèmes d'information, d'améliorer l'interopérabilité entre les administrations et d'assurer une gouvernance centralisée des projets numériques à l'échelle nationale. Cette dynamique s'inscrit dans un contexte d'investissement accru. Pour 2026, le budget du ministère atteint 82 milliards de francs CFA, soit une hausse significative de plus de 150 % par rapport à 2025. Ces ressources seront principalement consacrées à la connectivité, à la modernisation des infrastructures, à la numérisation des services publics, ainsi qu'au développement des compétences et à la gouvernance des données. Si le calendrier précis reste à définir, les autorités affichent leur volonté de rompre avec la gestion fragmentée des projets numériques, en instaurant une gouvernance centralisée et des schémas directeurs sectoriels. Fort de son cadre légal, le Gabon ambitionne de mettre en place une stratégie numérique cohérente, souveraine et tournée vers la performance des services publics.