Deux candidats se disputent la présidence de la République de Djibouti. Le président sortant, Ismaïl Omar Guelleh, représentant l'Union pour la majorité présidentielle (UMP), brigue un sixième mandat. Son rival, Mohamed Farah Samatar, ancien membre du parti au pouvoir, a fondé le Centre des démocrates unifiés (CDU). Guelleh mise sur le bilan de ses précédents mandats, mettant en avant la stabilité économique et les avancées sociales, tout en reconnaissant que certains défis persistent. Son programme repose sur trois priorités : renforcer la sécurité, consolider la souveraineté nationale et transformer l'économie autour du numérique, de l'industrialisation et des énergies renouvelables. De son côté, Samatar insiste sur le développement des infrastructures et des services de base, notamment dans les régions de l'intérieur. « Le développement du pays passe par celui de toutes ses régions », affirme-t-il, avec des mesures ciblées pour l'emploi des jeunes, l'insertion professionnelle et l'entrepreneuriat local, afin de réduire les disparités entre zones urbaines et rurales et promouvoir un développement inclusif. Le dispositif électoral prévoit l'ouverture de 712 bureaux de vote à travers le pays, dont 413 à Djibouti-ville. Environ 67 observateurs internationaux sont mobilisés pour superviser le scrutin. Ils représentent l'Union africaine (UA), l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), l'Organisation de la coopération islamique (OCI) et la Ligue des Etats arabes, avec pour mandat de garantir une observation impartiale et objective. Stratégiquement situé, Djibouti tire l'essentiel de son économie des activités portuaires et est considéré comme un hub logistique clé de la Corne de l'Afrique. La présidentielle de ce vendredi sera donc scrutée de près, tant pour son impact politique interne que pour sa portée régionale.