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Education : La réforme se poursuit pour un secteur à bout de souffle
Publié dans L'opinion le 08 - 08 - 2023

L'année financière 2024 s'annonce sur le signe de la continuité. Avec un certain recul par rapport aux acquis et aux besoins, l'Exécutif compte poursuivre son petit bonhomme de chemin vers une réforme réussie du système éducatif, notamment le préscolaire.
A quelques mois seulement de sa troisième année, le gouvernement se prépare déjà pour l'année financière 2024. Une année qui s'avère pleine d'opportunités à saisir mais aussi de défis à relever. Parmi les priorités que s'est fixé le gouvernement figure, sans surprises, le système éducatif, un des piliers de l'Etat social qui a toujours été le talon d'Achille du Maroc.
Ainsi, le Projet de Loi des Finances 2024 (PLF24) s'annonce sous le signe de la continuité, car l'Exécutif semble déterminé à sortir l'école publique de son marasme via la mise en œuvre continue de la Feuille de route 2022-2026 pour la réforme de l'Education. Ce chantier ambitieux et de grande envergure promet de redonner de l'élan à l'école marocaine à travers la concrétisation de 12 engagements axés sur « l'enseignant », « l'élève » et « l'établissement scolaire ».
Il s'agit, rappelons-le, de doter les élèves des connaissances nécessaires, revaloriser et rendre plus attractif le métier d'enseignant, notamment en lui permettant de disposer d'une formation de base et continue de qualité, en modernisant les approches pédagogiques au sein d'établissements scolaires modernes à même de contribuer à créer un climat propice à l'apprentissage.

Préscolaire
Car il s'agit, dans la vision royale, du socle même à partir duquel toute information doit être initiée, la généralisation de l'enseignement préscolaire continue d'être, depuis un moment, une priorité majeure de l'action gouvernementale. En témoigne le Programme de généralisation et de développement du préscolaire qui a entamé sa 5ème année consécutive en 2023. Ce Programme vise à atteindre un taux de préscolarisation de 100% à l'horizon 2027-2028, pour les enfants âgés de 4 et 5 ans. Il commence à apporter ses fruits. Chiffres à l'appui : pendant l'année scolaire écoulée, l'effectif global des enfants préscolarisés, à travers le Royaume, a atteint 931.393 contre 915.491 une année auparavant, soit une appréciation de 1,7%.
De ce fait, le taux de scolarisation au préscolaire a atteint 76% au titre de la saison actuelle, comparé à un taux de plus de 18% au moment du lancement du PNGDP. Malgré les défis structurels persistants dans ce sens, l'Exécutif se dit déterminé à continuer le chemin, cette fois-ci à travers la création d'environ 4.000 unités d'enseignement annuellement pour assurer une place à chaque enfant. Un objectif atteignable, selon les observateurs avertis de ce secteur, mais qui requiert une lutte continue contre le préscolaire non structuré. Lequel accapare une part importante de l'offre de l'enseignement avec un total de 137.297 scolarisés à travers le Royaume.
En effet, la qualité du préscolaire requiert des ressources humaines qualifiées, formées et motivées et des conditions de travail convenables. Des efforts louables ont été fournis, ces dernières années, pour assurer la formation initiale des futurs éducateurs et la formation continue des anciens éducateurs. Mais il n'en demeure pas moins que des insuffisances restent à combler surtout en matière de formation des éducateurs dans le monde rural et de la coordination entre les acteurs.
Dans le détail, les observateurs soulèvent la nécessité d'équiper les salles du matériel éducatif et didactique nécessaire au bon déroulement des activités. Les éducateurs et éducatrices, quant à eux, devront être formés spécifiquement à la prise en charge des classes préscolaires et bénéficier d'un encadrement et d'une supervision continus.
Les programmes pédagogiques devront respecter le cadre curriculaire du ministère de tutelle. Le tout afin de bâtir une école préscolaire de qualité, conformé aux normes des standards internationaux.
Afin de réussir la généralisation du préscolaire, le gouvernement promet de continuer le travail d'encadrement de la procédure d'octroi des aides financières aux associations chargées de la gestion des départements de l'enseignement primaire, agissant au sein des établissements publics, la réhabilitation des centres de formation, ainsi que l'augmentation du budget alloué à ce secteur.

Enseignement supérieur

Outre le préscolaire, l'enseignement supérieur reste parmi les chantiers prioritaires sur lequel l'Exécutif se penche depuis deux ans. Au titre de la prochaine année financière, il promet d'accélérer l'application du Plan d'accélération de la transformation de l'écosystème d'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation (PACTE ESRI). Lequel vise à mettre en place un nouveau modèle de l'université marocaine, qui promeut l'excellence académique et scientifique et soutient l'insertion sociale ainsi que l'économique.
Ce modèle se base sur une réforme pédagogique globale et inclusive visant à améliorer le système LMD (licence, master, doctorat). Ceci passera par le renforcement des parcours d'apprentissage avec des compétences individuelles et des compétences techniques pour consolider le lien social et les liens avec l'identité marocaine.
De ce fait, la prochaine année universitaire verra l'inclusion de nouveaux diplômes dans les langues et les compétences numériques, sans oublier l'introduction, pour la première fois, du système d'alternance entre l'apprentissage dans l'université et dans le milieu socio-économique.
Recherche

A l'heure où le Maroc s'ouvre, de plus en plus, sur de nouveaux secteurs d'activité, le développement de la recherche scientifique devient de mise. Raison pour laquelle l'Exécutif se penchera, dès l'année prochaine, sur la formation d'une nouvelle génération de doctorants avec des standards internationaux, capables de mener des recherches innovantes dans les domaines prioritaires au niveau national.
Ainsi, la communauté des doctorants verra, à partir de la prochaine rentrée universitaire, le lancement du programme de formation de 1.000 doctorants annuellement. Ces mêmes compétences permettront de renouveler le corps des enseignants-chercheurs, dont 2.200 seront mis à la retraite à l'horizon de 2026.


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