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Younes Sekkouri : « Sans reddition des comptes, il n'y a pas de véritable responsabilité »
Publié dans L'opinion le 08 - 10 - 2025

Le ministre de l'Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l'Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, s'est dit prêt à rendre des comptes, en écho aux revendications portées par une partie de la jeunesse marocaine lors des récentes manifestations de la Génération Z.
Invité sur la chaine 2M, le ministre de l'Inclusion économique a affirmé être disposé à assumer pleinement sa responsabilité, estimant que « sans reddition des comptes, il n'existe pas de véritable responsabilité ».
Qualifiant les manifestations menées par le mouvement Genz212 de « moment de vérité et de sincérité", Younes Sekkouri a insisté sur la nécessité pour l'Exécutif de répondre de manière "directe et sérieuse" aux aspirations exprimées.
Pour lui, ces mouvements, émanant du "cœur même de la société marocaine", doivent être préservés "dans le sens le plus noble du terme" afin d'éviter des crises futures plus profondes.
Reconnaissant la légitimité des préoccupations exprimées par les jeunes, Sekkouri a cité notamment les questions de santé, d'éducation et de lutte contre la corruption comme des priorités réelles et urgentes. Il a rappelé qu'occuper un poste au sein du gouvernement n'était pas une fonction permanente, mais une mission à remplir avec sincérité et engagement.
Interrogé sur les appels à la démission du gouvernement et à la reddition des comptes, le ministre a souligné qu'il s'agissait avant tout d'une crise de confiance généralisée, non seulement envers l'Exécutif, mais aussi à l'égard de l'ensemble des institutions. Cette crise, selon lui, se traduit notamment par les faibles taux de participation électorale, signe que de nombreux citoyens ne se reconnaissent plus dans les canaux traditionnels d'expression politique.
Sekkouri a expliqué que celles et ceux qui s'engagent dans un parti politique le font avec l'ambition de changer les choses de l'intérieur, et que les responsables doivent faire preuve de bonne foi dans la gestion des affaires publiques. Il a également mis en garde contre toute tentative de récupération politique du mouvement des jeunes, estimant que ces manœuvres seraient « vaines et contre-productives », surtout à l'approche d'un contexte préélectoral.
Le ministre a par ailleurs reconnu que le problème ne se résume pas à une simple question de communication, mais reflète des revendications profondes qui doivent être abordées avec sérieux et transparence. « Le moment est venu de regarder la réalité en face », a-t-il insisté.
Abordant la question de la hausse des prix et du dialogue social, Sekkouri a rappelé que plusieurs mesures avaient été engagées pour revaloriser les salaires. Il a admis que ce n'est pas suffisant malgré les efforts fournis et l'impact réel sur une partie des citoyens.
Quant aux mesures concrètes, Younes Sekkouri a annoncé le lancement de plusieurs initiatives majeures.
Il a indiqué qu'une réforme du Code du travail est actuellement en préparation, avec une attention particulière portée à la situation des agents de sécurité privée, souvent exposés à des conditions d'emploi précaires.
Il a précisé avoir entamé des consultations avec les syndicats afin d'examiner des amendements visant à renforcer les sanctions contre les employeurs contrevenants, assurant que ce projet de réforme serait finalisé au cours de la session parlementaire en cours.
Le ministre a également salué la Génération Z, une génération, selon lui, autodidacte et connectée, qui a acquis ses compétences grâce à Internet, aux réseaux sociaux et aux nouvelles formes d'apprentissage, bien plus qu'à travers l'école publique. Cette évolution, dit-il, explique pourquoi leurs aspirations dépassent largement l'offre politique actuelle.
Sekkouri a averti qu'ignorer ou contenir ce mouvement reviendrait à reporter le problème sans le résoudre. Il a plaidé également pour une discussion franche et honnête, notant qu'« Il faut se demander si ce que disent les jeunes est vrai, et reconnaître qu'ils ne veulent plus qu'on décide à leur place ».
Concernant les revendications dans le secteur de la Santé, le ministre a souligné que le véritable enjeu réside dans l'accès aux soins de proximité. « Quand un malade se rend à un hôpital, il doit y trouver un médecin. Or, beaucoup exercent dans le privé », a-t-il regretté, appelant à repenser la relation entre les secteurs public et privé. Selon lui, cette question nécessite une décision forte et courageuse.


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