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Maroc : Omar Balafrej sur le devant de la scène à travers les débats de GenZ 212
Publié dans Yabiladi le 09 - 10 - 2025

L'ancien député de gauche Omar Balafrej revient sur le devant de la scène, en tant que voix inattendue du mouvement GenZ 212. Invité au débat, il a attiré des milliers de jeunes auditeurs, après des années de retrait de la vie politique. Lors de sa première apparition publique depuis le début des manifestations, il a salué la jeunesse et ses revendications réformatrices.
Dans le contexte des manifestations GenZ 212 en cours, l'ancien député de gauche, Omar Balafrej, est devenu de manière inattendue un favori parmi les jeunes Marocains. Ces derniers jours, les réseaux sociaux ont été inondés de publications appelant à son retour politique. Cet afflux d'attention a été à son pic, mercredi soir, à l'occasion d'un podcast Discord ayant attiré plus de 10 000 internautes.
Il s'agit de la première apparition publique de Omar Balafrej, depuis le début des manifestations. Tout en insistant sur le fait d'avoir «quitté la politique», il a déclaré ressentir un «devoir de partager [son] expérience avec les jeunes nationalistes et activistes qui veulent le changement».
Omar Balafrej a confié aux jeunes avoir été touché par leur mobilisation. «Lorsque je vous ai vus sur Discord et YouTube, j'ai réalisé que quelque chose de nouveau se passait au Maroc, une génération dont je ne savais rien, mais qui vient avec une nouvelle énergie et un sens des responsabilités», a-t-il dit.
Du silence politique à la prise de parole en ligne
L'ancien parlementaire de la Fédération de la gauche démocratique a salué l'engagement des jeunes envers les questions sociales, notamment la santé, l«la goutte d'eau qui a fait déborder le vase cet été», selon lui. Il les a félicités pour avoir osé s'exprimer, affirmant que «de nombreux Marocains sont mécontents depuis des années mais incapables de le dire collectivement». «Vous avez réussi à le faire, et c'est déjà une victoire», a-t-il souligné.
Interrogé sur d'éventuelles pressions subies au Parlement, Omar Balafrej a répondu qu'il n'en avait jamais eu. «Personne ne m'a jamais dit quoi faire ou ne pas faire», se souvient-il, ajoutant que le véritable problème était les députés qui «s'auto-censurent pour protéger leurs intérêts». Il a critiqué la manière dont certains élus «parlent pour leurs entreprises plutôt que pour les citoyens», citant la campagne de boycott de 2018 comme exemple.
Il a ensuite rappelé avoir proposé une «loi de grâce générale» pour les militants détenus, y compris ceux du Hirak du Rif, soulignant que «leur place est en politique, pas en prison». Sur la justice économique, Omar Balafrej a réitéré l'une de ses idées de longue date : «Une taxe sur la fortune de 0,5% pourrait aider à financer la santé et l'éducation. Ce n'est pas énorme, mais c'est toujours rejeté dans le débat politique.»
Il a également déploré l'absence de nouvelles forces politiques depuis la Constitution de 2011, notant que depuis, «un seul nouveau parti politique a été créé ; nous avons besoin de nouveaux visages, de nouvelle énergie. La loi rend difficile la création de partis, et ceux qui existent ne veulent pas de concurrence».
Un problème de priorités
Interrogé sur le bilan du gouvernement actuel, Balafrej a critiqué l'approche axée sur les chantiers de grande envergure. «Si vous pouvez construire un grand stade en un temps record mais que vous ne pouvez pas fournir de l'eau courante dans 5 000 écoles, c'est un problème de priorités, pas de ressources», a-t-il dit.
Sur un éventuel retour en politique, l'ancien député a été sans concession : «Si jamais je dirigeais un gouvernement, mon premier acte serait la réconciliation nationale, libérer tous les détenus, mettre fin au harcèlement des journalistes et faire du dialogue la norme, pas l'exception.»
Le nom de Balafrej a refait surface lors des récentes manifestations GenZ 212 au Maroc, commencé fin septembre er appelant à un système de santé publique plus solide, un meilleur service d'éducation et plus d'emplois. Dans une lettre ouverte au roi Mohammed VI, le mouvement a appelé à la démission du gouvernement, tout en exigeant des mesures fermes contre la corruption.
Le groupe, qui prévoit de continuer à manifester cette semaine, a annoncé suspendre les rassemblement, vendredi, en signe de respect pour le discours à venir du souverain, lors de l'ouverture de la nouvelle année parlementaire.


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