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Les « b.a.-ba » de l'excellence scientifique
Publié dans L'opinion le 29 - 10 - 2025

Partout dans le monde et à travers l'Histoire, la recherche scientifique n'a pu s'épanouir dans la continuité que lorsqu'elle a su se prémunir en se mettant à l'écart des turpitudes politiques. C'est précisément dans cette distance critique que la science a trouvé la liberté nécessaire pour observer, expérimenter et innover sans se plier aux contingences du diktat politique, économique ou religieux. Il est vrai que la politique et la recherche ont toujours été deux disciplines complémentaires, surtout lorsqu'il s'agit de transformer la connaissance en progrès social, mais elles ont toujours été fondamentalement non interdépendantes. Et c'est pourquoi, en Occident, par exemple, le modèle scientifique a su s'imposer et perdurer.
Les politiques publiques en matière de recherche ont souvent transcendé les clivages partisans et les calculs électoralistes, offrant aux institutions scientifiques une vision long-termiste et des moyens constants, même au gré des alternances politiques. En témoigne le modèle français, longtemps source d'inspiration pour les autorités marocaines, où le CNRS, fondé en 1939, dispose d'une pérennité de financement, lui permettant de placer la science audessus des contingences politiques et bureaucratiques.
Au Maroc, l'écosystème scientifique a progressé, notamment au cours des dix dernières années, avec un nombre d'enseignants-chercheurs qui a atteint 23.293 et celui des doctorants qui dépasse les 43.900 profils. Mais il n'empêche que le Royaume reste loin de la moyenne mondiale, estimée à environ 1.420 chercheurs par million d'habitants, malgré les nombreuses initiatives gouvernementales annoncées en grande pompe au fil des législatures. En 2019, l'ancien ministre Saaïd Amzazi lançait le « Pacte pour l'Excellence de la Recherche et de l'Innovation », prometteur à ses débuts, mais rapidement abandonné à la fin du quinquennat. En 2022, Abdellatif Miraoui, successeur d'Amzazi et contraint de quitter le ministère lors du délicat remaniement, a lancé le Plan d'accélération de la transformation de l'écosystème de l'enseignement supérieur (PACTE ESRI-2030), dont la pérennité reste toutefois incertaine, l'actuel ministre de tutelle, Azzedine El Midaoui, appelant d'ores et déjà à repenser l'ensemble du secteur en profondeur.
Il devient donc urgent de définir une feuille de route nationale claire et ambitieuse pour la recherche scientifique et l'innovation, à l'image d'autres secteurs stratégiques, car le pays ne peut plus se reposer uniquement sur des pôles d'excellence comme l'Académie Hassan II des Sciences et Techniques, l'écosystème OCP ou MAScIR pour porter l'effort national. Il s'agit désormais de coordonner et renforcer l'ensemble du système de recherche, en assurant une gouvernance partagée entre l'Etat, l'université et le secteur privé, afin de faire de la science un véritable pilier du développement et de la souveraineté du pays.


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