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Alger réagit enfin à la main tendue du souverain marocain — par média interposé
Publié dans L'opinion le 12 - 11 - 2025

Alger a fini par réagir, du bout des lèvres, au discours du roi Mohammed VI prononcé le 31 octobre dernier.
Un discours dont le moment fort fut cette main tendue au président algérien, l'invitant à écrire une nouvelle page dans l'histoire tourmentée des relations entre les deux pays voisins. Une histoire pluriséculaire entre deux peuples frères, unis par le sang, la religion, la langue et la culture; deux nations que tout rapproche et que seuls le cynisme politique et la mauvaise foi des actuels dirigeants algériens continuent de diviser.
La réaction d'Alger n'est pas venue d'un communiqué officiel, ni même d'un responsable politique : elle a surgi d'un média électronique entièrement inféodé au pouvoir et piloté, en sous-main, par les services de renseignement qui tiennent en laisse l'ensemble de la presse algérienne. Le titre, à lui seul, donne le ton : « Maroc – Algérie : main tendue en façade, attaques en coulisses». Et le chapeau enfonce le clou : «Des médias marocains proches du Palais Royal dévoilent, encore une fois, le véritable visage du roi du Maroc Mohammed VI».

Quand la propagande remplace la diplomatie
De quoi s'agit-il ? D'une rumeur née sur les réseaux sociaux, relayée par quelques comptes isolés, évoquant une hypothétique révision du tracé frontalier entre les deux pays. Or ce tracé a été ratifié par les parlements marocain et algérien dans un cadre parfaitement légal et ne souffre d'aucune contestation. Aucun média officiel marocain — ni presse écrite ni audiovisuelle — n'a abordé la question. Mais cela n'a pas empêché le média algérien en question de s'engouffrer dans la brèche pour mettre en doute les intentions royales, avec la virulence qu'on lui connaît.
« La "main tendue" du roi du Maroc à l'Algérie est suivie d'attaques virulentes contre le même pays par les relais du palais royal. Il en est ainsi depuis plusieurs années à chaque fois que Mohamed VI fait semblant d'appeler à la fin des tensions entre les deux voisins maghrébins», écrit le média algérien, avant d'ajouter : « Non pas que le roi n'ait pas d'emprise sur sa presse et sa diplomatie, mais c'est la stratégie pour laquelle a opté le Maroc: s'attribuer le beau rôle aux yeux de la communauté internationale et l'opinion publique, et faire en sorte, via des canaux officieux, à ce que la tension ne retombe pas avec l'Algérie. Cette stratégie, qui ne trompe plus personne, est calquée sur celle qu'applique au Moyen-Orient Israël, le nouvel allié du Maroc».
Et voilà ! L'artillerie lourde est sortie : l'amalgame avec Israël, toujours utile pour diaboliser le Royaume aux yeux de l'opinion algérienne. Une vieille recette de propagande pour dissuader toute réconciliation et entretenir le mythe d'un ennemi extérieur. Et comme si la première salve ne suffisait pas, le média en rajoute une couche : «En vrai, le royaume ne veut ni la paix ni même l'autonomie du Sahara occidental, comme vient de le démontrer le Washington Post. La méthode du Maroc est calquée sur celle de son allié israélien qui tente de vendre au monde l'image d'une démocratie respectueuse des droits de l'homme tout en perpétrant un génocide à Gaza et en agressant militairement un à un ses voisins». Et le média algérien de conclure : « Mais, comme dit l'adage, on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps... ».

Une diplomatie du ressentiment
Tout est dit : à Alger, on n'est pas prêt à enterrer la hache de guerre, ni à reconnaître la portée historique du geste royal. Le discours du 31 octobre a pris de court un pouvoir habitué à jouer la victime et à accuser Rabat de tous les maux. Depuis, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, s'épuise à justifier l'injustifiable, expliquant au monde «où se trouve l'erreur», pour reprendre les mots de Karim Zaghlich, journaliste algérien connu pour sa verve caustique : «Comme si tu étais le ministre de la sagesse dans la République du bavardage ! », lui assène-t-il sur sa page Facebook. Et d'ajouter, las des discours creux et de la diplomatie de façade : « Tu exerces ta profonde philosophie de critique et d'analyse ! Tu nous fatigues avec ta diplomatie ratée en expliquant les résolutions de l'ONU sous tous les angles ».

Le refus du rapprochement
À court d'arguments, incapable de rompre avec sa logique de confrontation, le régime algérien cherche désespérément le moindre prétexte pour rejeter la main tendue du Maroc. Il s'enferme dans un discours belliqueux, prisonnier de ses rancunes et de sa peur du dialogue, préférant la fuite en avant à l'ouverture. Mais l'histoire, elle, avance : et tôt ou tard, elle jugera ceux qui auront préféré l'hostilité stérile à la fraternité maghrébine.

Hichem Aboud


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