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Enseignement supérieur: Le modus operandi d'El Midaoui pour optimiser la gouvernance universitaire
Publié dans L'opinion le 02 - 12 - 2025

Gouvernance, réforme des Facultés pluridisciplinaires, logement universitaire : le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation, Azzedine El Midaoui, a détaillé les principales mesures de réforme prévues dans le projet de loi actuellement en examen au Parlement.
La réforme de l'Enseignement supérieur, telle qu'elle est envisagée par le ministre Azzedine El Midaoui, continue d'alimenter le débat public quelques mois après le début de l'année universitaire. Intervenant lundi devant la Commission de l'Education à la Chambre des Conseillers, le ministre a une nouvelle fois tenté de défendre le projet de loi n°59.24 relatif à l'Enseignement supérieur, un texte qui ne cesse de susciter les critiques.
Partant de son expérience à la tête de l'Université Ibn Tofail de Kénitra (2014-2023), Azzedine El Midaoui a alerté sur les dérives de gouvernance qui minent les Universités marocaines, se manifestant particulièrement par l'absence quasi totale de mécanismes de contrôle sur l'action des présidents d'Université, illustrant ainsi un "pouvoir sans contre-pouvoir".
Pour évoquer l'ampleur de la situation, il a déclaré : «Quand j'étais président d'Université, si je voulais travailler, je travaillais. Si je ne voulais pas, je ne travaillais pas. Personne ne me demandait de comptes. Personne ne m'interrogeait sur les réalisations ni sur l'exécution budgétaire».
Cette situation, selon lui, n'est pas propre à l'Université de Kénitra, mais demeure généralisée, les présidents d'Université exerçant sans obligation de reddition des comptes.
Vers la fin de l'absence de contrôle des présidences d'Université.
Ce vide de responsabilité n'est pas sans coût. Outre l'absence d'évaluation des réalisations de chaque président, cette situation constitue un frein majeur à la continuité des politiques universitaires. En d'autres termes, chaque nouveau président déploie son propre programme, ce qui donne à chaque mandat un plan de développement distinct, sans prendre en compte ni les acquis ni les limites persistantes qui devraient normalement constituer le point de départ de tout projet de développement. Ce «redémarrage à zéro» entraîne des pertes importantes en temps et en ressources.
Pour le ministre, le nouveau projet de loi soumis au Parlement est en mesure de remédier à cette situation, dans la mesure où il vise à inscrire l'Enseignement supérieur dans une trajectoire de continuité et de consolidation des politiques publiques. Dans le même sens, le projet de loi, inspiré des meilleurs modèles, selon ses termes, vise à renforcer l'autonomie de l'Université en tant qu'institution publique.
En chiffres, l'autonomie financière atteint 97%, a-t-il relevé. Le président exécute le budget reçu du ministère, sans ingérence de ce dernier dans la gestion interne. Un principe que le ministère souhaite consolider tout en renforçant le dispositif de contrôle interne. Pour répondre à ce besoin, El Midaoui a indiqué qu'il mise sur l'introduction de nouveaux mécanismes de gouvernance, notamment le Conseil des gouverneurs, une instance indépendante chargée de superviser les stratégies, les projets, les contrats Etat–Universités et l'ancrage territorial des établissements.
Nouveauté majeure : ses rapports ne seront pas adressés au ministère, mais directement au Chef du gouvernement, garantissant ainsi une autonomie renforcée et une supervision dépolitisée. Ce mécanisme permettra, selon El Midaoui, de mettre fin aux lourdeurs qui freinent l'efficacité de la gouvernance universitaire, notamment les délais parfois très longs pour que le Conseil d'Université rende son avis sur des questions internes.
Le texte prévoit également la structuration des réseaux de présidents d'Université et de directeurs d'établissements, afin d'assurer une meilleure cohérence des décisions académiques et administratives.
Des Facultés pluridisciplinaires à accès limité
Par la même occasion, Azzedine El Midaoui a exposé sa vision pour la réforme des Facultés pluridisciplinaires. Selon lui, ces établissements ont, au fil du temps, glissé vers un fonctionnement orienté "accès ouvert", s'écartant ainsi des objectifs initiaux pour lesquels ils avaient été créés, comme l'a déjà souligné le Conseil supérieur de l'Education, de la Formation et de la Recherche scientifique.
Pour les revitaliser, la tutelle envisage de les scinder en plusieurs établissements universitaires aux profils distincts. Cela dit, certains resteront à accès ouvert, tandis que d'autres adopteront un accès limité, à l'image des écoles d'ingénieurs ou des écoles supérieures de technologie.
De même, de nouvelles Universités verront le jour après l'achèvement du processus législatif du projet de loi relatif à l'Enseignement supérieur, actuellement en examen à la Chambre des Représentants, donnant lieu à une nouvelle carte universitaire répondant aux besoins de chaque région. «Lorsque ce projet de loi verra le jour, les fondements juridiques sur lesquels repose la carte universitaire seront disponibles, permettant d'apporter des réponses à plusieurs questions liées à l'offre d'enseignement universitaire dans un certain nombre de provinces et de régions», a-t-il précisé.
S'agissant du logement universitaire, El Midaoui a reconnu les insuffisances qui persistent, en raison du nombre limité des places disponibles par rapport aux besoins, mais aussi de la qualité du service fourni, et ce, malgré les efforts déployés pour généraliser cette offre et garantir l'accès à chaque étudiant qui y a droit.
Conscient du fait que les procédures actuelles «exigent un nouveau mode de construction et de gestion», il s'est tourné vers le secteur privé afin d'accélérer le rythme de réalisation et d'améliorer les services destinés aux étudiants. Ce nouveau mode de gestion permettra, selon lui, de «lancer près de 100.000 lits par an à l'horizon 2030», contre 60.000 disponibles aujourd'hui.


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