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Pour un éveil et une unité islamiques
L'Histoire des mouvements et des doctrines politico-religieux dans l'Islam
Publié dans L'opinion le 23 - 08 - 2012


La Sanoussiya
Rappelons que la tradition mahdiste devait aussi survivre à la défaite du calife ‘Abd Allah. Toute une légende s'est emparée du Mahdi qui reste, dans l'Histoire de l'Islam soudanais, entouré d'une vénération profonde. Au calife ‘Abd Allah lui aussi, dont les historiens occidentaux se plaisent à souligner le caractère barbare et sanguinaire, la tradition soudanaise attribue de nombreuses qualités, non seulement de courage, mais encore de simplicité, de générosité, et d'hospitalité. La mahdîya, d'autre part, est restée bien vivante. Mais à aucun moment, cependant, elle ne devait réussir à faire l'unité de l'Islam soudanais.
La mighânîya, à laquelle le Mahdi lui-même se heurta, conservait ses partisans dans le Nord et l'Est du Soudan, plus unioniste, semble-t-il, que la mahdîya, dont la résistance à la pénétration égyptienne fut à l'origine de l'autonomisme soudanais.
La deuxième grande confrérie mystique qui, comme celle du Mahdi, devait aboutir à la naissance d'un nouvel Etat musulman, avait, depuis longtemps, pris naissance quand le calife Abd Allah, en novembre 1899, trouvait la mort au combat. Son fondateur, Sidi Mohammad Al-Sanoussi, était un Maghrébin, né en 1787 dans les environs de Mostaganem, qui appartint d'abord à la confrérie des qâdiriya, alla ensuite parfaire sa formation à Fès où il s'affilia à la confrérie des Tïjâniya. Sidi Mohammad Al-Sanoussi prit alors le chemin de l'Orient sans doute par le Sud algérien et tunisien, puis par Tripoli. Ses biographes le signalent au Caire, où il suivit pendant quelques temps des cours à l'université d'Al-Azhar, puis à la Mecque et à Médine. Durant son long séjour au Hedjaz, sans doute de 1830 à 1843, bien que la chronologie de ses déplacements soit mal connue, Sidi Mohammad Al-Sanoussi rencontra un autre soufi, originaire de Fès, Saiyid Ahmad Al-Idrissi, qui venait fonder une confrérie nouvelle à laquelle il avait donné son nom, celle des Idrîssîya, dans Al-Asir, la région montagneuse entre le Hedjaz et le Yémen. Lui-même fondait, en 1817, la première Zawiya de sa confrérie, à côté de La Mecque, sur le mont Abou Qobaïs. Cette date marque l'entrée de la Sanoussîya dans l'Histoire.
Sidi Mohammad quitta ensuite La Mecque, repassa par Le Caire, sans toutefois s'y arrêter, se rendit dans l'Oasis de Siwa, occupée par les Turcs depuis 1820, et de là à Tripoli. Il est possible qu'il ait alors songé à revenir en Algérie, mais il semble que le progrès de la conquête française dans ce pays l'ait décidé à abandonner ce projet et à retourner en Cyrénaïque. C'est là qu'il fondait, en 1843, une nouvelle Zawiya, à Baïda, à côté de la ville de Cyrène. Sidi Mohammad se rendit au Hedjaz à deux reprises encore en 1843 et en 1856. A son retour, en 1856, il installait une nouvelle zawiya, en plein cœur de la Cyrénaïque, à Djaghboub qui allait devenir la capitale de l'ordre.
Sans doute voulait-il, par le choix de cette nouvelle capitale, plus éloignée de la mer, mais située à un carrefour de routes allant du Maghrib à l'Orient et du Sahara à la Méditerranée, se rendre plus indépendant des Ottomans et pousser plus loin aussi, vers le Sud, son activité missionnaire. C'est à Djaghboub qu'il mourut et fut enterré le 7 septembre 1859 (1276 H).
(A suivre)


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