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Gestion intégrée et durable des déchets : Comment valoriser l'assainissement solide
Publié dans L'opinion le 23 - 06 - 2014

Le Centre International des Conférences de Skhirate vient d'abriter le Premier forum international sur la gestion intégrée et durable des déchets. Un forum placé sous le thème «Du déchet à la ressource ... une opportunité de développement».
Organisé par le ministère délégué auprès du ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, Chargé de l'Environnement en partenariat avec le ministère de l'Intérieur, la Banque mondiale et la GIZ, ce forum s'inscrit dans une suite logique du dialogue établi entre l'ensemble des acteurs de la gestion des déchets dans la perspective d'aboutir à une compréhension commune des enjeux du secteur et de s'approprier de manière optimale la mise en œuvre des principales réformes à entreprendre dans le cadre des prochaines phases du Programme national des déchets ménagers.
Ce forum s'affiche aussi en tant qu'opportunité offerte aux participants, dont de hauts responsables africains et européens, de partager l'expérience marocaine en matière de réforme du secteur des déchets, promouvoir les échanges de connaissances et identifier d'éventuelles perspectives de coopération dans le cadre d'une économie verte qui se veut, de plus en plus, inclusive.
Intervenant à cette occasion, le ministre de l'Énergie, des mines, de l'eau et de l'environnement, précise que ce forum est en phase avec la dynamique globale vertueuse du Royaume du Maroc et du vaste chantier de réformes majeurs et de programmes d'envergures entrepris sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, afin d'assurer un développement durable alliant croissance économique responsable, équité sociale, solidarité régionale et lutte contre les changements climatiques. Et d'ajouter que Le Maroc a adopté dans sa stratégie de développement le concept de développement durable qui favorise l'équilibre entre les dimensions environnementales, économiques et sociales, avec pour objectifs l'amélioration du cadre de vie des citoyens, le renforcement de la gestion durable des ressources naturelles et la promotion des activités économiques respectueuses de l'environnement.
Versant dans le même sens, la ministre déléguée auprès du ministre de l'Énergie, des mines, de l'eau et de l'environnement, chargée de l'Environnement, a mis l'accent sur le fait que la protection de l'environnement devient aujourd'hui une nécessité et une obligation et constitue une donnée constamment présente dans les stratégies de développement économique et social du Maroc, consolidée par un certain nombre de considérations dont la nouvelle Constitution et la loi-cadre portant Charte nationale de l'environnement et du développement durable.
Et d'ajouter que le Maroc a initié plusieurs actions visant à lutter contre les différentes formes de dégradation de l'environnement liées aux impacts des activités socioéconomiques, notamment en renforçant le cadre législatif et réglementaire ( promulgation de lois et de normes de qualité et la mise en œuvre de programmes nationaux de lutte contre la pollution, tels que le Programme national d'assainissement liquide (PNA), le Programme national de prévention de la pollution industrielle et le Programme national des déchets ménagers ).
Sans oublier le fait que la modernisation du secteur a été aussi consolidée par l'amélioration de la gouvernance et la redéfinition des rôles de l'ensemble des intervenants, ce qui a permis d'assurer une certaine coordination de l'action gouvernementale en matière de gestion des déchets ménagers. Cette approche a également permis de confirmer la responsabilité de tout un chacun dans la gestion des déchets ménagers dont celles des communes et du privé.
D'autant plus qu'à en juger cette fois par une note conceptuelle distribuée lors de ce forum, les besoins en services de base et surtout ceux liés à la gestion des déchets ménagers ont connu, sous l'effet d'une démographie croissante et une urbanisation accélérée, une augmentation substantielle : la production annuelle de déchets en milieu urbain est passée, entre 2004 et 2012, de 5 à 7 millions de tonnes.
Par ailleurs les récents chiffres du département de l'environnement révèlent que le secteur industriel produit annuellement environ 1,5 million de tonnes de déchets, dont 256.000 tonnes sont qualifiés de déchets dangereux. Et ce, au moment ou le secteur hospitalier produit, à son tour, environ 6.000 tonnes par an.
Ce qui fait que la gestion des déchets constitue aujourd'hui un enjeu social et environnemental, et également un enjeu économique de taille.
Déjà, la cérémonie d'ouverture de ce forum a été marquée par la signature de trois conventions portant respectivement sur la gestion du tri et la valorisation déchets ménagers et assimilés à Casablanca, à la mise en place d'une filière de valorisation des pneus usés et à la valorisation-élimination des déchets au Maroc.
Aperçu sur le Programme National des Déchets Ménagers
En lançant en 2006 la loi n°28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination, puis en mettant en œuvre en 2008 le Programme National des Déchets Ménagers (PNDM), indique la même note, le Maroc s'est engagé dans une ambitieuse réforme du secteur de gestion des déchets ménagers. Conçu sur 15 ans, le PNDM prône d'une approche intégrée visant à professionnaliser la gestion des déchets pour améliorer sa performance économique et sociale et garantir une meilleure qualité de service aux usagers, notamment à travers la valorisation des déchets et le développement des filières de recyclage.
Engagées aujourd'hui dans 106 communes, les 16sociétés délégataires présentes dans le pays assurent des services desservant en termes de collecte74%de la population urbaine. Par ailleurs, le PNDM a mis en place de nouveaux mécanismes pour renforcer la redevabilité des collectivités locales envers les citoyens.
Les chiffres afférents au PNDM, actuellement dans sa seconde phase de mise en œuvre sur l'échéance 2013-2017, font état d'un taux de collecte professionnalisée des déchets ménagers porté 80%, de la réhabilitation de 44 décharges sauvages et de la présence encore de 200 décharges sauvages non encore réhabilitées.
N.BATIJE


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