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Essaouira : Une Médina qui retrouve ses lieux et sa mémoire
Publié dans L'opinion le 28 - 01 - 2015

La Médina d'Essaouira, inscrite au même titre que le port et l'île de Mogador, sur la liste du patrimoine universel de l'humanité par l'UNESCO, depuis le 14 décembre 2001, vit au rythme de nombreux projets visant à valoriser son patrimoine architectural et religieux et redonner vie à ses lieux emblématiques en les orientant vers des missions d'animation et de promotion culturelle.
C'est, en effet, une sorte de lifting général que subit la cité des vents, qui se singularise par cette osmose de la structuration d'inspiration européenne et des principes fondamentaux de l'urbanisme arabo-musulman, avec comme objectifs, selon la délégation provinciale du ministère de la Culture à Essaouira, de combler le vide en matière d'infrastructure culturelle dans la ville, appuyer un tourisme culturel de qualité, améliorer le circuit touristique, promouvoir l'art, l'histoire et le patrimoine culturel local et national, renforcer les capacités locales en matière de sauvegarde du patrimoine et améliorer le cadre bâti de la Médina.
Ainsi, la restauration et la réhabilitation de la synagogue Simon Attias, située au cœur de l'ancienne kasbah, un projet qui a démarré dernièrement, illustre bien les efforts engagés pour consacrer l'image d'Essaouira comme exemple de petit centre de diversité culturelle comme en fait preuve la coexistence, dès sa fondation, de diverses ethnies (arabes, amazighs et africains) et confessions (musulmans, chrétiens et juifs).
Ce projet, d'un coût de 8 MDH et qui vise, entre autres, à créer un centre d'accueil et d'information, selon un document de la délégation provinciale de la Culture, est de nature à restituer à la ville d'Essaouira une pièce majeure du puzzle qui constitue sa mémoire collective, en arrachant de l'oubli ce lieu de culte construit à la fin du XIX-ème siècle par un marchand de la ville nommé Simon Attias.
Un autre monument qui présente un intérêt historique et architectural non négligeable fera également l'objet de restauration et de réhabilitation, à savoir Borj Belvédère (ou Borj Sud), qui se situe dans le prolongement de la Sqala et du port, dans la partie ouest des remparts de la médina.
Construit en même temps que la ville d'Essaouira par le Sultan Sidi Mohammed Ben Abdellah en 1760, cet édifice défensif à l'architecture unique, puisqu'il se présente sous forme d'une tour carrée bâtie sur deux niveaux, sera transformé en un centre de documentation et d'information sur le patrimoine culturel de la ville.
Ce projet d'un coût de 1,06 MDH, qui a démarré il y a quelques semaines, devra porter, entre autres, sur le traitement des façades et du sol qui souffrent de dégradations très visibles, tandis que les structures horizontales et verticales du borj sont en très bon état de conservation.
Dans la même visée de sauvegarder et promouvoir le patrimoine militaire d'Essaouira, s'inscrit une autre opération de restauration qui touchera la Sqala de la Kasbah, une véritable forteresse de style européen édifiée face à l'océan, exclusivement en pierres taillées.
Ce projet, qui nécessite un investissement de 4 MD, intervient à point nommé pour restituer son aura à un des lieux les plus prisés par les visiteurs d'Essaouira, pour sa vue prenante sur l'océan et les remparts et bastions ouest de la Médina, sans oublier ses emblématiques pièces d'artillerie, dont la plupart sont fabriquées à Séville ou à Barcelone entre 1743 et 1782.
Un coup de neuf a également été donné à la muraille historique de la Médina et de ses composantes (portes monumentales, bastions, contreforts, chemins de ronde), grâce à projet de restauration qui arrive à terme. Il a fallu ainsi quelque deux ans de travaux (2013-2014) et une enveloppe global de 5 MDH pour arriver à bout de cet ouvrage construit à partir du XVIIIème siècle sur ordre du Sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah, sur une superficie globale de l'ordre de 30 hectares et qui est percé à l'origine par cinq portes monumentales, un du côté de la mer (Bab Labhar) et quatre donnant sur le continent (Bab Laâchour, Bab Sebaa, Bab Marrakech et Bab Doukkala).
Dans un souci de préserver l'authenticité de cette muraille historique et assurer sa résistance aux différentes forces d'érosion, différents techniques et matériaux de construction ont été mis en œuvre, à savoir le pisé pour la façade continentale et le pisé recouvert d'un parement de pierres taillées pour la façade maritime.
Dans le même cadre, des travaux complémentaires sont prévus au niveau de certains monuments ayant déjà fait l'objet de projet de réhabilitation. C'est le cas notamment du Bastion Borj Bab Marrakech, un pur chef-d'œuvre de l'architecture militaire qui s'est parfaitement adapté à la mission d'exposition et animation culturelle qu'il assume actuellement, grâce à un projet de restauration qui a démarré en 2010 pour un montant global de 1 MDH.


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