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Amir Al Mouminine préside la première causerie religieuse du mois sacré du Ramadan: Sur la doctrine d'Abou Al-Abbas Assabti
Publié dans L'opinion le 20 - 06 - 2015

-SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan et de SAR le Prince Moulay Rachid, a présidé, jeudi 18 juin, au Palais Royal, à Rabat, la première causerie religieuse du mois sacré du Ramadan.
Cette causerie a été animée par le ministre des Habous et des Affaires islamiques, M. Ahmed Toufiq, sur le thème : ''Abou Al-Abbas Assabti et sa doctrine en matière de solidarité et d'unicité'', s'inspirant du Saint Coran: ''Nous avions proposé aux cieux, à la terre et aux montagnes la responsabilité. Ils ont refusé de la porter et en ont eu peur, alors que l'Homme s'en est chargé, car il est très injuste ïenvers lui-mêmeû et très ignorant ''.
Le conférencier a entamé sa causerie en fournissant quelques éléments de biographie sur Abou Al-Abbas, qui est Ahmed Ben Jaafar Khazraj, né à Sebta en 524 avant d'élire domicile à Marrakech où il va rendre l'âme en 601, soulignant qu'Abou Al-Abbas a été fasciné par cette ville alors que son sort n'était pas encore déterminé.
Il a ajouté qu'Abou Al-Abbas a eu le privilège de vivre sous le règne de quatre khalifes que sont Abdelmoumen, Youssef, Yaacoub Mansour et Naser précisant que son séjour à Marrakech a coïncidé avec les années fastes de la civilisation marocaine durant cette époque, laquelle a vu la succession dans cette ville de grands philosophes, écrivains, médecins et hommes politiques du Maghreb et de l'Andalousie, et où se décida le sort d'une grande partie du sud de la Méditerranée et de son flanc nord-ouest.
Le conférencier a expliqué que la doctrine d'Abou Al-Abbas en matière de solidarité repose sur l'aide aux étudiants qui viennent à Marrakech en quête d'apprentissage de la science.
Abou Al-Abbas deviendra célèbre en sillonnant les souks et les places publiques pour inviter les hommes à faire l'aumône conformément aux recommandations du Coran et du hadith, qu'il distribua aux pauvres. C'est la doctrine d'Abou Al-Abbas en matière de solidarité : prendre l'argent des uns pour le distribuer aux autres, qui sont dans le besoin, a-t-il expliqué.
Les cinq lectures
Parallèlement à cette expérience sur le terrain, a-t-il poursuivi, Abou Al-Abbas s'évertua à développer sa doctrine sur la solidarité en insistant sur les versets coraniques qui recommandent la charité et la bienfaisance.
Toutefois, cette doctrine basée sur la bienfaisance et la solidarité envers les pauvres avait, dans l'esprit d'Abi El Abbas, un lien intrinsèque avec le principe cardinal de l'unicité de Dieu, qui est l'un des piliers de la croyance dans la religion musulmane.
Le conférencier a ensuite abordé les cinq lectures de la doctrine d'Abi El Abbas : religieuse, soufie, politique, sociale et philosophique.
Sur le plan religieux, Abi El Abbas considère que la bienfaisance et la charité arrivent en premier lieu des actes de croyance que doit entreprendre un musulman.
Concernant la deuxième lecture soufie, a-t-il relevé, Abi El Abbas a côtoyé de grands noms du soufisme sans pour autant devenir l'adepte d'aucun maître, a-t-il dit, ajoutant que son comportement, son amour pour le bien et sa pensée en font toutefois l'un des grands penseurs du soufisme.
Pensée basée sur la bienfaisance
et la charité
M. Toufiq a ajouté qu'Abi El Abbas Sebti a vécu durant l'ère des almohades marquée par les suspicions politiques nourries à l'égard des chioukhs, en dépit de l'émergence d'une élite de penseurs qui n'interféraient pas dans les affaires politiques de l'Etat en concentrant leurs discours sur l'éducation religieuse.
Dans sa lecture sociale de la doctrine d'Abi El Abbas, le conférencier a indiqué que tout système social se définit à l'aune de la place accordée à l'argent, sachant que l'islam autorise la quête de l'argent provenant de source légale, protège la propriété et encourage l'initiative.
Il a ajouté qu'Abi El Abbas était célèbre pour sa doctrine au Maghreb et en Andalousie au point que le petit-fils du philosophe Ibn Rochd, lui-même un grand philosophe, a marqué son intérêt pour cette pensée basée sur la bienfaisance et la charité.
Le ministre des Habous et des Affaires islamiques a souligné à la fin de sa conférence qu'Abi Abbas Sebti considérait la générosité comme un moyen d'améliorer la relation entre les humains dans le monde d'ici-bas et de déterminer l'interaction entre l'Homme et la nature.
SM le Roi a ensuite été salué par MM. Majdi Haj Ibrahim, professeur des sciences de la traduction du Coran à la Faculté islamique de Malaisie, Hadi Naim Omar, membre du Conseil islamique supérieur des Affaires islamiques du Tchad, Sheikh Rafi Taha Al-Rifai, grand mufti d'Irak et professeur universitaire à Souleymanieh, Mouhamed Al Mamoun Fadel Mbacki, prédicateur et maître de la Tarika Mouridia au Sénégal, ainsi que par Mohamed Zine El Hadi Al Haj Ali, doyen de la Faculté de la Daawa islamique et membre de l'instance des Oulémas au Soudan.
Exemplaire unique du Saint Coran, transcrit par 75.000 femmes
Le Souverain a également été salué par Mohamed Ben Mustapha Falsen, chercheur en métaphysique en France, Ahmad Chafaï, vice- président du Conseil islamique du Niger, Ismail Ousni Oussa, président du Conseil supérieur des Affaires islamiques du Gabon et Thiernou Drami, président du Conseil supérieur des Affaires islamiques de Gambie.
A la fin de cette causerie religieuse, le ministre des Habous et des Affaires islamiques a présenté à SM le Roi, Amir Al Mouminine, un exemplaire unique du Saint Coran, en ce sens que sa transcription s'est faite par des femmes.
La commission scientifique de la Fondation Mohammed VI pour l'édition du Saint Coran a reconnu le mérite de l'œuvre des copistes femmes dans sa conformité avec le Coran Mohammadi.
Ce coran a été transcrit par des femmes qui ont bénéficié du programme d'alphabétisation dans les mosquées au titre de l'année 2014/2015. La transcription a été réalisée par un contingent de 75.000 femmes parmi celles admises à ce programme, à raison d'un mot transcrit par chacune de ces copistes, sachant que le Saint Coran comprend quelque 77.000 mots. L'exemplaire présenté à SM le Roi se distingue par une couverture richement décorée de motifs stylisés, donnant la mesure du talent de ces femmes copistes, à commencer par le titre ''Saint Coran'' et l'enluminure confectionnée en vert et rouge vif.
Les pages intérieures ont été ornementées de motifs floraux et autres inspirés de l'art de la broderie marocaine, spécifiquement confectionnés pour cet exemplaire.
En apothéose de cet hommage féminin, deux femmes, originaires de Sebta et Dakhla, et ayant contribué à la transcription, ont présenté cet exemplaire au Souverain.


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