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Syrie : ONU : Enquete sur d'éventuelles attaques chimiques
Publié dans L'opinion le 09 - 08 - 2015

Selon des diplomates, la Russie devrait approuver une résolution en ce sens, alors qu'elle s'est toujours efforcée de protéger son allié syrien des pressions occidentales depuis le début de la guerre.
Ce texte est le résultat de près de cinq mois de négociations, bouclées mercredi lors d'une rencontre en Malaisie entre ministres des Affaires étrangères russe et américain, John Kerry et Sergueï Lavrov.
Washington, Londres et Paris accusent l'armée syrienne d'avoir mené une série d'attaques au gaz de chlore, notamment dans la province d'Idleb (nord-ouest). Mais selon Moscou, il n'existe pas de preuve irréfutable de la culpabilité de Damas.
La Syrie est censée avoir détruit tout son arsenal chimique, aux termes d'un accord américano-russe de septembre 2013 qui lui a permis d'éviter des frappes occidentales. Au total ce sont 1.300 m3 de produits toxiques, dont du gaz sarin, qui ont été sortis du pays et détruits.
Mais l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a conclu l'an dernier que du gaz de chlore avait été "systématiquement" utilisé comme arme chimique dans le conflit syrien.
Le chlore est un produit toxique facilement accessible qui provoque des asphyxies.
Expertise de l'OIAC
Selon l'OIAC, le chlore a été largué par hélicoptère sur des zones tenues par l'opposition syrienne, alors que seule l'armée syrienne possède des hélicoptères dans le pays.
Mais l'organisation ne s'est pas prononcée pas sur la responsabilité de ces attaques, car elle n'est pas habilitée à le faire. Les Etats-Unis ont donc proposé en juillet de confier à une équipe d'experts la mission d'identifier les responsables.
Selon la résolution, ce "mécanisme conjoint d'enquête" sera composé d'experts de l'ONU et de l'OIAC et formé dans un délai de 20 jours.
La mission durera un an, avec la possibilité pour le Conseil de la prolonger par une nouvelle résolution, et devra rendre un premier rapport dans les 90 jours après le début de son enquête.
Les experts seront chargés "d'identifier dans toute la mesure du possible les individus, entités, groupes et gouvernements" qui ont organisé, parrainé ou commis ces attaques.
Le gouvernement syrien sera tenu de "coopérer pleinement" avec eux en leur fournissant "toute information pertinente" et en leur permettant d'accéder aux sites des attaques, de recueillir des échantillons et d'interroger des témoins.
Il s'agit de profiter de l'expertise de l'OIAC, qui avait déjà mené une longue enquête de terrain sur un massacre au gaz sarin ayant fait 1.400 morts en août 2013 près de Damas.
Enquête difficile
Mais les enquêteurs risquent d'avoir beaucoup de mal à circuler en sécurité dans un pays en guerre et à trouver des indices probants, plusieurs mois après les faits. De plus, Moscou peut encore contester leurs conclusions ou s'opposer à la prolongation de l'enquête après un an.
Et même si la culpabilité du régime est établie, il faudra pour le sanctionner faire adopter une nouvelle résolution, que la Russie pourra bloquer.
Certains diplomates du Conseil voient néanmoins dans le vote positif de Moscou un signe encourageant.
Ils espèrent qu'il facilitera l'adoption de deux autres initiatives en discussion: une résolution française condamnant les largages de barils d'explosifs sur les civils et une déclaration de soutien au médiateur de l'ONU Staffan de Mistura, qui vient de proposer un nouveau plan de paix.
Après quatre ans d'une guerre qui a fait 240.000 morts et provoqué une catastrophe humanitaire, le Conseil reste paralysé par ses divisions.
Russie et Chine ont mis quatre fois leur veto à des résolutions occidentales sur la Syrie.
La crise en Ukraine a aussi renforcé l'intransigeance russe sur d'autres dossiers. En juillet, Moscou a bloqué coup sur coup une résolution commémorant le "génocide" de Srebrenica (Bosnie) en 1995 et une autre créant un tribunal pour juger les responsables du crash d'un avion malaisien abattu au-dessus de l'Ukraine.


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