Le président nigérien Mahamadou Issoufou, réélu le 20 mars, a été investi samedi pour un deuxième mandat de cinq ans, promettant notamment de continuer à lutter contre le terrorisme, lors d'une cérémonie à Niamey à laquelle ont assisté neuf chefs d'Etat africains. Après la proclamation des résultats (92,51% des voix au second tour, boycotté par l'opposition), M. Issoufou a prêté serment sur le Coran puis prononcé un bref discours au Palais des Congrès de Niamey, devant quelques milliers de personnes. « Le 20 mars, le peuple a fait son choix dans le calme et m'a renouvelé sa confiance pour un second mandat », a affirmé M. Issoufou, qui après l'élection avait proposé un gouvernement d'union nationale, un geste rejeté par l'opposition. M. Issoufou a ensuite mis l'accent sur la lutte antiterroriste dans ce pays parmi les plus pauvres de la planète. Sous la menace des groupes sahéliens au nord et à l'ouest, le Niger est aussi la proie d'attaques incessantes des islamistes nigérians de Boko Haram dans le sud-est. Il faut aussi rappeler que depuis les années 80, les islamistes radicaux s'opposent aux programmes de planification familiale qu'ils dénoncent comme "une entreprise satanique de l'Occident ». En outre Mahamadou Issoufou fait face à une fronde de l'opposition, qui a rejeté sa proposition de gouvernement d'union nationale, et conditionné « tout dialogue » à une « transition » vers de nouvelles élections « transparentes et crédibles ».