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Le vaccin contre la grippe saisonnière : Faible efficacité chez les personnes âgées
Publié dans L'opinion le 27 - 12 - 2016

La très sérieuse revue scientifique « Science et vie », a consacré son numéro hors-série/ de décembre 2016, à la vaccination en 2016 et en 2017. Un grand dossier fait un zoom scientifique sur la vaccination contre l'hépatite, la grippe, le papillomavirus, le méningocoque, la coqueluche, le pneumocoque, la rougeole. De la page 60 à la page 96, un véritable guide est dédié à la vaccination contre une vingtaine de maladies infectieuses.
Comme la saison 2016 de la vaccination contre la grippe tire à sa fin en ce décembre 2016 et janvier 2017 et qu'il y a une défiance mondiale et une suspicion envers la vaccination contre la grippe, nous passons en revue l'article consacré à la vaccination contre la grippe intitulé, « Le vaccin contre la grippe, une faible efficacité chez les personnes âgées ». Notre objectif est que les scientifiques marocains spécialistes de la grippe, les laboratoires pharmaceutiques, notamment Sanofi Pasteur, le Ministère de la santé, puissent avoir tous les arguments scientifiques validés et reconnus sur le plan mondial, pour que la saison 2017 de la vaccination contre la grippe puisse profiter aux personnes qui en ont besoin.
« C'est quoi cette maladie ? La grippe est causée par les virus Influenza, communs à plusieurs espèces animales et transmis par voie respiratoire, il en existe 3 types (A, B et C)
et de nombreux sous-types. La grippe tue rarement (dans moins de 0,007 % des cas), sauf chez les personnes âgées ou atteintes de certaines maladies (affections respiratoires, diabète...).
Avec ce vaccin, il s'agit essentiellement de protéger les personnes âgées. De fait, 90 % des décès liés à la grippe sont enregistrés chez les plus de 65 ans. Problème : chez eux, le vaccin est particulièrement inefficace, comme la plupart des autres vaccins d'ailleurs. Entre 2000 et 2009, le vaccin contre la grippe n'a permis de diminuer la mortalité chez les plus de 65 ans que de 35 %. Une moyenne de 2 561 vaccinations dans ce groupe d'âge est nécessaire pour éviter 1 décès. Ce qui fait peu en termes de santé publique...
D'où le choix de certains pays, comme la Finlande, le Royaume-Uni ou certains États des États-Unis, de vacciner systématiquement les nourrissons, principal réservoir de la maladie et chez qui le vaccin est beaucoup plus efficace, afin de limiter la circulation de ce virus et, ainsi, protéger les personnes âgées. Autre avantage de cette politique : éviter les coûts directs (traitements, hospitalisations) et indirects (journées d'absence des parents) des grippes chez les enfants.
Cette stratégie semble efficace, mais elle soulève une question éthique : peut-on vacciner des nourrissons, et donc leur faire porter le risque, même infime, d'une réaction indésirable, pour protéger les personnes âgées ? Au vu des réticences envers la vaccination en France, cette solution n'y est pour l'heure pas envisagée. D'autant moins que le vaccin contre la grippe est le seul qui nécessite un réajustement permanent de sa composition et donc une injection annuelle pour être efficace. Le virus de la grippe connaît, en effet, des mutations incessantes et évolue d'une armée sur l'autre. Impossible pour le système immunitaire humain de développer une protection efficace contre l'ensemble des sous-types de virus grippaux ».
Qui doit être vaccinés contre la grippe ? Il est important de trancher en ce qui concerne les enfants. Et le brochures d'information véhiculées par les laboratoires pharmaceutiques concernés doivent comporter des précisions claires et non des informations larges, comme l'idée que la vaccination concerne tous les enfants âgés de moins de deux ans. Les pédiatres du Monde sont parfaitement d'accord sur le fait qu'il ne faut vacciner les enfants âgés de moins de deux ans, que s'ils sont atteints d'affections chroniques ou s'ils ont des conditions de santé bien spécifiques, qui nécessitent la vaccination contre la grippe. C'est d'ailleurs ce que confirment deux pédiatres Marocains, Pr Chafiq Mahraoui, spécialistes des maladies infectieuses infantiles à l'hôpital universitaire des enfants de Rabat et le Dr Abdelhamid Aboulkouroum, pédiatre dans le secteur libéral.
Pour Pr Chakib Abdelfattah, chef de service des maladies infectieuses au CHU Ibnou Rochd, à Casablanca, la grippe peut être responsable de graves complications médicales, notamment les pneumonies virales et les infections bactériennes secondaires. Elle peut également aggraver les maladies chroniques sous-jacentes comme les insuffisances cardiaques ou le diabète. Par ailleurs Pr Chakib Abdelfattah affirme que les diabétiques ont 6 fois plus de risque d'être hospitalisés pour des complications liées à la grippe et 3 fois plus de risque de mourir des suites d'une grippe ou d'une pneumonie. Durant les épidémies de grippe, la mortalité chez les diabétiques augmente de 5 à 15%.
Pour finir, depuis 2009 et le fiasco de la campagne contre la grippe A(H1N1), la couverture vaccinale contre la grippe saisonnière ne cesse de diminuer en France. Avec quelles conséquences ? Les statistiques ne montrent pas de tendance à l'augmentation des consultations pour grippe ni du nombre de cas graves ou de décès liés à ces virus. Toutefois, malgré la faible efficacité du vaccin, on estime que la vaccination permettait d'éviter avant 2009 environ 2500 décès chaque saison. Au Maroc, dispose-t-on de chiffres sur le nombre de mort évités grâce à la vaccination contre la grippe. Il serait judicieux de lancer une étude dans ce sens ou du moins exploiter les données épidémiologiques existantes pour bien préparer la saison 2017 de la vaccination contre la grippe.


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