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A quand une agence nationale du médicament
Publié dans L'opinion le 20 - 11 - 2017

La question du médicament au Maroc n'en finit plus de faire la « une » de l'actualité tant les problèmes s'accumulent, qu'il s'agisse des prix, de la qualité ou même de la disponibilité.
Les lobbies qui monopolisent le marché du médicament et qui ont certainement vu d'un mauvais œil la baisse de tarifs de certaines génériques décidée par le gouvernement, s'opposeront-ils toujours à la création d'une agence nationale du médicament ?
Mais, on ne peut pas non plus tout leur mettre sur le dos car l'Etat n'assume certainement pas toutes ses responsabilités.
L'ancien ministre de la Santé, pour ne pas rendre à César ce qui appartient à Dieu, avait fait en sorte que les prix de la liste d'un certain nombre de médicaments connaissent une baisse significative. Une politique qui a rencontré l'opposition et la résistance des lobbies et qui n'a pas valu à Houcine Elouardi que des amis.
Effectivement, certains laboratoires ayant carrément arrêté de commercialiser les médicaments sur lesquels ils n'avaient plus de marges d'intérêt consistantes du fait de la baisse des prix, et ainsi on a assisté à des ruptures de stocks.
La décision de la baisse des prix n'a pas donc eu l'effet désiré puisque les malades se sont retrouvés pris en otage par les laboratoires. Fort heureusement, ceux qui ont pu se procurer leurs médicaments de l'étranger ont été agréablement surpris de voir qu'en Europe ces derniers coûtent nettement moins cher que chez nous !
Il y a quelques temps, des malades souffrant de diabète avaient pâti d'un début de pénurie d'insuline alors qu'il s'agit d'une question de vie ou de mort. Mais il n'y a pas eu que cela car la dernière pénurie en date concerne 1 million de Marocains souffrant d'insuffisance rénale. La cause? Un médicament qui serait introuvable dans les officines du pays: NEORAL.
Les personnes souffrant d'insuffisance rénale au Maroc devraient s'attendre à passer de rudes épreuves. Et pour cause: l'un des principaux médicaments prescrits dans la majorité des cas de ce genre ne serait plus disponible dans les officines du Maroc. Un médicament prescrit aussi bien aux malades souffrant d'insuffisance rénale qu'aux personnes devant subir une intervention chirurgicale liée à cette pathologie.
Aujourd'hui, serions-nous en train d'assister, en ce qui concerne l'insuffisance rénale, à une sorte de rupture de stock de médicaments ou à une réelle et très dangereuse surenchère?
Sinon, pour passer du coq à l'âne.
Concernant la qualité des médicaments au Maroc et surtout le taux de dosage, un grand flou sévit et la question des contrôles de la qualité est à l'ordre du jour car, jusqu'à présent, la direction du médicament auprès du ministère de la Santé se soumet à la bonne volonté des laboratoires qui envoient des échantillons pour le contrôle et l'homologation alors que rien ne prouve que ces échantillons sont les mêmes que les médicaments vendus en pharmacie. En Europe, pour comparaison, les contrôles se font au quotidien auprès des officines où des produits sont prélevés pour analyses afin de s'assurer de la qualité des médicaments proposés aux citoyens.
Assurément, une mise à niveau et une modernisation sont nécessaires, car il est flagrant que le gouvernement n'assume pas toutes ses responsabilités sur cette question.
L'Etat est dans l'obligation de garantir l'équité sociale par la promotion d'une ambitieuse politique du médicament et surtout prévenir de prochaines pénuries en ne laissant pas ou plus les pauvres malades à la merci de la cupidité et de l'appétit de lÒaboratoires qui ne se soucient que de leurs intérêts. Ceci, car il serait inadmissible que les enjeux financiers passent avant les droits des citoyens!
Hafid FASSI FIHRI


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