Deux artistes marocaines Laila Lamrini et Zoubeida Idrissi ont brillé de mille feux lorsqu'elles ont interprété le temps d'une soirée, initiée dans le cadre de la 2ème édition des Nuits de Ramadan à Rabat, des chants magnifiques inspirés de la tradition ancestrale du répertoire musical marocain. -Par Kawtar Krifi - Emerveillé fut le public venu nombreux assister à ce moment de communion, quand les deux artistes ont chanté des Qacidas du Malhoun et du Gharnati et des textes anciens de la musique andalouse. Mais c'est dans leur exécution de chants soufis, que l'auditoire ne pouvait espérer meilleure interprétation parce que vraiment Zoubida et Leïla ont excellé et fait montre de leur créativité dans ce répertoire requérant une grande érudition et une profonde maîtrise de textes qui sont écrits dans une langue arabe des plus châtiées. Il faut dire que ces deux artistes ont imposé leur nom sur la scène artistique non seulement parce qu'elles sont vocalement douées mais aussi et surtout parce qu'elles se sont adonnées sérieusement à l'étude des diverses couleurs de l'arc en ciel du répertoire du Malhoun et du Gharnati et de la musique andalouse qui sont devenus aujourd'hui désormais chantés par des voix de femmes, un véritable prestige pour les différentes manifestations culturelles et artistiques qu'elles se déroulent au Maroc ou ailleurs. Ne s'accordant aucun répit, Leïla et Zoubida ont désiré également entamer des recherches dans le patrimoine de la chanson marocaine, elles l'ont non seulement fait mais en plus elle l'ont fait connaître dans les différentes rencontres nationales et internationales. Les recherches et les études qu'ont effectuées Laila Lamrini et Zoubeida Idrissi les ont conduites à fournir plus d'efforts et à faire fusionner des chansons marocaines avec d'autres airs puisant dans des sources musicales universelles, ce qui a permis de faire raisonner leur expérience sur les plans marocain, arabe et international et leur présence dans n'importe laquelle des rencontres, suffisait pour que soit célébré le nom du Maroc, son patrimoine et sa culture. Pour Laïla, elle a enterpris une recherche périlleuse en ce sens où elle s'est essayée à faire fusionner les rythmes de la musique Malhoun avec ceux du Jazz, ce qui a exigé d'elle, comme elle l'a déclaré à la MAP "de redoubler d'efforts, étant donné que cette expérience reste inédite".