Covid-19: Fin de la deuxième vague Omicron au Maroc (ministère)    Réforme de la santé : le gouvernement activera les ressorts la loi-cadre    Les enjeux de la visite annoncée de Yaïr Lapid au Maroc    ONU-Palestine : Appel pour une enquête sur le meurtre de trois Palestiniens    Brésil : "Monsieur l'agent, on n'a rien à manger"    CAF : Ce mercredi, lancement officiel de la '' Super League Africaine'' par Motsepe et Infantino    CAF/ CAN féminine : Le Maroc organisateur de la prochaine édition (2024)    Le Raja trouve des difficultés à se séparer de l'un de ses joueurs    Célébration de la « Journée du migrant » : Entre acquis et défis des temps futurs    Vague de chaleur attendue vendredi et samedi au Maroc    Vaccins contre le Covid: L'UE et Moderna anticipent les livraisons    L'Algérie et la Russie en exercices militaires près de la frontière avec le Maroc    Egypte : une nouvelle étudiante poignardée à mort par un camarade éconduit    Ukraine: La vente du cargo de céréales au Liban annulée    Bourse de Casablanca: Ouverture en légère hausse    Gravement malade, Brahim Ghali aurait été évacué à l'étranger    Tanger Med : Marhaba 2022 se déroule « dans de bonnes conditions », un pic attendu fin août    Cours des devises du mercredi 10 août 2022    USA: Comprendre la perquisition lundi au domicile de Donald Trump    Biden paraphe la ratification des adhésions de la Finlande et la Suède à l'Otan    Vidéo. Sebta: arrestation de 2 personnes à bord d'une embarcation avec 600 Kg de haschich    Journée nationale du migrant: Le CCME soutient les initiatives des Marocains du monde envers leurs régions    Réunion ce Mercredi pour Ziyech à Londres    Le détail des exportations marocaines au 1er semestre    Québec : La piste de meurtre privilégiée dans la mort d'un étudiant marocain    Ligue des Champions de la CAF : Le WAC et le Raja exemptés du premier tour préliminaire    Badr Banoun marque son premier but avec Qatar SC    Vahid : « J'y suis, je reste ! »    Hôpital: accord sur les rémunérations en retard des médecins    Charte de l'investissement, réforme de la santé, PLF 2023 : Les dossiers chauds de la rentrée parlementaire    Budget 2022 : En l'absence de sortie à l'international, le Trésor poursuit le recours au marché intérieur    Dari Couspate s'implante en Europe    La Marine Royale porte assistance à 23 marins pêcheurs au large de Casablanca    Lutte contre les incendies : Le Maroc se dote de trois nouvelles Canadair    Interview avec Rita Al Khayat : Pour créer, le cinéaste a besoin de la liberté intérieure    Histoire : Les archives des Cahiers d'El Jadida remises aux Archives du Maroc    La Zaouia Habria Derquaouia tient son 120ème moussem    Un film marocain sorti en 2016 continue de reçevoir des prix    Le monde a soif    Météo: les prévisions du mercredi 10 août    Accidents de la circulation: 12 morts et 2.210 blessés en une semaine    La revue de presse du mercredi 10 août    Pourquoi Hamid Chabat s'est absenté de la 1ère réunion de la Coalition pour la démocratie    PLF-2023 : Donner un nouvel élan à l'emploi    Les murales forcent l'admiration par leur esthétique    Maroc : La SNRT ouvre ses portes aux associations des Marocains du monde    Célébration de « Baba Achour »    Le moussem de Moulay Abdellah Amghar revient après deux ans de suspension    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le zajal marocain à l'honneur lors d'une rencontre à Madrid
Publié dans MAP le 26 - 05 - 2011

Le zajal, cette forme de poésie exprimée en arabe dialectal marocain, a été à l'honneur lors d'une rencontre organisée, mercredi soir à Madrid, par la Fondation "Casa Arabe" (La Maison arabe), avec la participation des poètes marocains Mourad Kadiri et Ahmed Lemsyeh.
Cette rencontre a pour objectif de faire connaître, notamment auprès du public espagnol, cette expression poétique marocaine qui fait usage da la langue maternelle des Marocains et ce, à travers l'Œuvre de deux grandes figures de ce genre.
"Cette initiative est un hommage à la poésie marocaine qui a progressé et s'est affirmée, ces dernières années, dans les anthologies de la poésie mondiale et dans des rencontres et des festivals internationaux", a souligné Mourad Kadiri.
Il a expliqué que le choix de l'arabe dialectal marocain pour faire de la poésie est un moyen de confirmer que ce parler peut être utilisé sous une forme littéraire.
Cette rencontre, a-t-il ajouté dans une déclaration à la MAP, est "une confirmation que le zajal fait partie de la poésie marocaine", soulignant que la tenue de ce type de rencontres constitue un hommage surtout aux précurseurs de ce genre poétique, notamment les poètes du malhoun et ceux qui ont excellé dans le domaine de la chanson.
Kadiri a relevé que le zajal marocain a été traduit dans plusieurs langues comme le français, l'anglais, l'italien ou l'espagnol, faisant remarquer que la particularité de la traduction vers la langue espagnole est qu'elle a concerné des recueils et non pas uniquement des poèmes comme ce fut le cas avec les autres langues.
De son côté, Ahmed Lemsyeh a souligné que la richesse et la diversité linguistique du Maroc se sont reflétées également dans le domaine poétique où les poètes marocains peuvent s'exprimer à travers des idiomes différents, dont l'arabe dialectal.
"Le zajal marocain a mérité, aujourd'hui, d'être considéré comme l'une des expressions poétiques confirmées sur la scène littéraire marocaine", a-t-il soutenu.
Lemsyeh a fait savoir que, même s'il est lié généralement à la tradition populaire, ce genre poétique a vu le jour dans les milieux culturels à Al Andalus avec des poètes célèbres comme Mohyi Eddine Ibn Arabi et Abou Bakr Ibn Kuzman.
Francisco Moscoso, professeur d'études arabes et islamiques à l'Université autonome de Madrid et auteur de la traduction en espagnol du recueil "L'oiseau de Dieu" (Pàjaro de Dios) de Mourad Kadiri, a relevé que cette rencontre est une occasion de mettre en exergue l'une des facettes de l'expression poétique marocaine.
"Ecrire de la poésie en arabe dialectal marocain est une preuve de la créativité et du niveau artistique de cet idiome", a ajouté Moscoso, qui a traduit également les recueils d'Ahmed Lemsyeh "Hal Wa Ahwal " (Estado y Estados) et "Ghzel Lebnat".
Mercedes Aragon Huerta, enseignante-chercheur à l'Université de Cadiz, a noté que le zajal marocain est un genre poétique exprimé par des intellectuels, des universitaires et des académiciens, ajoutant que le registre qu'il emploie est aussi riche que diversifié.
Cette rencontre a été marquée par la lecture de poèmes de Kadiri et Lemsyeh, ainsi que de leurs traductions en espagnol.
Les organisateurs de cette rencontre décrivent les deux poètes marocains comme les "représentants de la première et la deuxième génération des poètes populaires qui, depuis les années 1980, écrivent en arabe dialectal marocain et ont opté pour une poésie libre et contemporaine qui se démarque de la qasida classique ou du Melhoun qui ont une si large tradition au Maroc".
Né en 1965 à Salé, Mourad Kadiri, est membre de l'Union des écrivains du Maroc, de la Maison de la poésie au Maroc et du groupe "Poètes du monde".
Il est l'auteur de trois recueils, à savoir "Lettres de la paume de la main" (Hourouf Al Kaff-1995), "Filage de filles" (Ghzel Lebnat-2005) et "L'Oiseau de Dieu" (2007).
Ahmed Lemsyeh, né en 1950 à Sidi Smail (région de Doukkala-Abda), a occupé plusieurs fonctions dans des institutions culturelles marocaines et arabes et collabore avec diverses revues spécialisées, ainsi qu'avec des journaux.
Il est considéré comme l'un des rénovateurs de la poésie moderne marocaine et utilise aussi bien l'arabe classique que le dialecte marocain dans ses créations.
Il a commencé son itinéraire poétique en 1976 avec le recueil "Riyah: al-lati sata'ti" (Les vents qui viendront). Viendront ensuite une douzaine d'autres recueils, dont certains ont été traduits en espagnol comme (Hal wa-ahwal) (2003).
Les deux poètes marocains devront animer, ce jeudi, une soirée poétique à Grenade (sud), en compagnie de leur traducteur Francisco Moscoso.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.