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Exclusif – Sahara : sortir de la « zone grise »
Publié dans Maroc Diplomatique le 03 - 11 - 2025

Par Patrick Rajoelina, ancien ministre des Affaires étrangères de Madagascar
Le 31 octobre de cette année, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est prononcé en faveur du plan marocain d'autonomie du Sahara « occidental ». C'est un immense succès de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le couronnement d'un travail d'une efficacité rare de la diplomatie marocaine.
Pour ce qui concerne nos relations bilatérales, la proximité fraternelle entre la République de Madagascar et le Royaume du Maroc a pour socle un moment fondateur : l'exil de Feu Sa Majesté le Roi Mohammed V à Antsirabe en 1953.
Nos deux pays (Madagascar était à l'époque sous occupation coloniale, tout comme le Maroc) sont donc intimement liés par ce soubresaut de l'histoire coloniale du milieu des années 50.
S'agissant de la doctrine de la diplomatie malgache concernant le Sahara, il faut se reporter à 1975. Cette année-là, le président de la République démocratique de Madagascar, Didier Ratsiraka, a été l'un des tout premiers Chefs d'Etat à reconnaître la République arabe saharaoui et démocratique (RASD).
Cependant, plus tard, c'est le président Marc Ravalomanana qui en 2007 suspend la reconnaissance de la RASD. Enfin, en 2013, c'est le Président Andry Rajoelina qui gèle la reconnaissance de la RASD.
Aujourd'hui, et notamment avec l'arrivée de la nouvelle Administration américaine le 20 janvier 2025, la carte diplomatique du monde a été profondément bouleversée et reconfigurée dans le sens d'une « diplomatie transactionnelle », jusque-là cachée, qui s'est révélée en plein jour.
En un mot, chaque pays ou communauté de pays applique désormais de façon assumée le célèbre adage du Général de Gaulle « les Etats n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts ».
Actuellement, s'agissant du Sahara, la reconnaissance par la communauté internationale de la souveraineté du Royaume du Maroc sur cette terre (ancienne colonie espagnole) évolue significativement sous l'impulsion de la diplomatie audacieuse et méthodique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Lire aussi : Exclusif – Fahmi Said Ibrahim El Maceli : « Le Royaume obtient la reconnaissance internationale du bien-fondé de sa cause et de sa proposition »
Madagascar, dont la doctrine diplomatique se situe actuellement dans la « zone grise » (« ni, ni ») devrait désormais, pour ses propres intérêts économiques notamment, se prononcer clairement sur ce sujet.
Avec le Royaume du Maroc, notre coopération bilatérale est déjà particulièrement féconde dans les domaines de l'éducation, de la coopération militaire, de l'agriculture, du tourisme... etc.
La Fondation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, faut-il le rappeler, a construit à Antsirabe un grand hôpital « mère enfant » ainsi qu'un important centre de formation aux métiers du tourisme. En outre, de nombreuses sociétés marocaines se développent à Madagascar, dirigées par une diaspora particulièrement audacieuse et entreprenante.
Il est donc temps désormais pour Madagascar de suivre la résolution du Conseil de Sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU) en faveur d'une solution politique durable au Sahara.
Oui, comme je l'ai dit en tant que ministre des Affaires étrangères, fin août 2023 lors de la Rencontre des entrepreneurs de France (Paris), « l'autonomie du Sahara sous la souveraineté du Royaume du Maroc m'apparaît comme la solution politique, économique et sociale qui permettra à cette belle région du Sud marocain de se développer harmonieusement ».
Corrélativement, pour Madagascar, tout en assumant ce choix en faveur de la marocanité du Sahara, il est important de garder sa ligne de conduite pour une diplomatie ouverte, indépendante et donc souveraine qui concoure d'abord et avant tout à l'intérêt supérieur de la Nation et du peuple malgache.
Il est en effet essentiel pour notre diplomatie de garder l'équilibre entre le respect de nos valeurs et de nos principes fondamentaux d'ouverture et le développement de nos relations avec nos pays partenaires.
Plus globalement, en assumant diplomatiquement ce significatif « pas en avant de sortie de la zone grise », Madagascar se rapprocherait davantage encore de ce pays frère en pleine expansion.
Le Royaume du Maroc, qui, rappelons-le, entretient des relations particulièrement privilégiées avec la plupart des plus grandes nations développées du monde est un allié diplomatique et un partenaire économique puissant pour bon nombre de pays du Sud.
Les intérêts pour Madagascar sont clairs. Et bien au-delà de cela, c'est le renforcement des liens avec un peuple frère et avec un pays africain ami en pleine expansion économique qui est le plus important.


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