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Publié dans Maroc Diplomatique le 08 - 12 - 2025

Depuis juillet 1962, date à laquelle l'Algérie a été créée et rendue indépendante par la volonté du général de Gaulle, les gouvernements qui se sont succédé à sa tête ont tout essayé et tout fait pour combattre le Maroc. Ils ont mobilisé ressources multiples, englouti des trésors financiers – l'équivalent de 1000 Milliards de dollars – et corrompu des régimes, notamment lors des Sommet de l'OUA, ( Organisation de l'Unité Africaine), devenue Union africaine (UA) des décennies durant, fomenté des dizaines de complots avec la complicité hargneuse d'un Kadhafi , d'un Hafez al-Assad et son successeur Bachar al-Assad, aujourd'hui d'un Kaïs Essaïd de Tunisie et des dirigeants de Qatar, la liste des régime hostiles n'en finissant pas, tous versés dans une entreprise criminelle de déstabilisation de notre pays.
Abstraction faite si l'on peut dire de ces cinq décennies passées d'affolement et de cynisme algérien, on peut désormais avancer cette hypothèse selon laquelle une autre affaire du Sahara vient d'être lancée.
Son point de départ ? L'adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies, le 31 octobre 2025, de la Résolution pertinente 2797 sur le Plan d'autonomie sous la souveraineté marocaine. Non seulement elle confirme de nouveau solennellement la justesse de la revendication du Royaume du Maroc sur son Sahara occidental, mais elle met un terme aux fallacieux et mensongers arguments du pouvoir algérien , confondu à la fois dans sa mauvaise foi et considéré officiellement aussi comme partie prenante, disons un responsable majeur du conflit.
Mieux : cette résolution redonne enfin une nouvelle crédibilité aux Nations unies, comme jamais le Royaume du Maroc n'en avait autant espéré par le passé, elle enterre aussi la politique des jeux suicidaires d'une 4ème Commission, chargée di-t-on de la décolonisation des territoires sous occupation mais qui aura été tout au long des dernières décennies le bras armé de l'Algérie dans sa guerre contre le Maroc.
Lire aussi : Sahara : L'option Trump conduirait-elle à la paix maroco-algérienne ?
Nous sommes depuis le 31 octobre dernier dans un champ inédit, désormais clarifié, et pour peu que l'on sache en capitaliser les fruits, démonstration est faite aux yeux du monde entier que notre acharnement est payant, il constitue la base de démarche pour un règlement judicieux de ce dossier.
Encore faut-il que le gouvernement algérien s'incline devant la règle de droit international et le principe de raison garder. Le Roi Mohammed VI, qui n'a eu de cesse de réitérer son invitation à une réconciliation entre les deux pays et de proposer la mise en place d'un mécanisme de dialogue, ne désespère pas non plus que ce principe de raison garder inclinerait quelque jour les dirigeants algériens à s'y joindre...La foi chevillée au corps, il maintiendra à coup sûr sa position d'homme de dialogue et de paix ainsi que de leader dans le processus de règlement du conflit bilatéral.
Avec l'Algérie, le Maroc entretient en effet une relation complexe, mélange de fausse rancune et d'orgueil côté algérien, de condescendance et d'amertume côté marocain. Ceux qui n'ont pas la mémoire courte parmi les anciens dirigeants algériens demeurés honnêtes, disons objectifs conservent cette force si fragilisée pourtant par le temps pour reconnaître le soutien précieux que le Maroc a fourni en son temps à la Révolution algérienne, déclenchée par le groupe dit d'Oujda, entre autres Mohamed Boudiaf, Ahmed Ben Bella, Boumediene et Bouteflika en novembre 1954. Il convient de noter que depuis 1962 jusqu'à nos jours, autrement dit pendant 63 ans, la relation maroco-algérienne a obéi à la désastreuse loi de la dent de scie, alternant confrontation armée en octobre 1963, accalmie relative, fausse paix, détente illusoire, confraternité plus ou moins assumée voire affichée et naturellement tension persistante qui en demeure le fond sidéral.
Si l'on exclut le passage intérimaire de Rabah Bitat, on compte à peu près quelque huit chefs d'Etat qui se sont succédé à la tête de la République algérienne, soit en gros un petit septennat chacun, la longévité du pouvoir revenant néanmoins à un certain Houari Boumediene qui a régné de juin 1965 à décembre 1978.
Son héritage est demeuré ancré dans la pratique du pouvoir algérien et, jusqu'à aujourd'hui, avec Abdelmajid Tebboune l'indécrottable hostilité contre le Royaume du Maroc n'a guère varié. Elle constitue encore et toujours l'axiome central de la diplomatie algérienne, marquée fortement au sceau des contradictions flagrantes et des paradoxes.
Boumediene a dévoyé le principe sacro-saint de « bon voisinage » et , invoquant la triste métaphore du « caillou dans la chaussure de Hassan II », a crée en 1973 le contentieux du Sahara occidental, récupérant ensuite le polisario que finançait déjà un certain Mouâamar Kadhafi, aux faites de sa fausse gloire et impénitent provocateur. En fait de « caillou dans la chaussure du Maroc », il s'agissait de détourner à plus ou moins long terme l'attention et la prévisible revendication du Maroc sur ses territoires volés dans le Sahara oriental et central, autrement dit Tindouf, l'Adrar, le Tidikelt, le Touat, Gourara, Saoura pour ne parler que de ceux-ci.
Or, quand bien même, sous le poids de l'indomptable temps, elle se serait endormie d'elle-même, cette revendication territoriale n'a jamais cessé d'exister. Tout juste a-t-elle été mise en veilleuse, éclipsée par l'affaire du Sahara occidental pendant les cinq dernières décennies au cours desquelles le Maroc a déployé des trésors de diplomatie et d'efforts pour récupérer ses territoires, Saquia al-Hamra, Tiris al-Gharbia, Oued Eddahab.
La Résolution 2797, adoptée le 31 octobre dernier par le Conseil de sécurité à la quasi unanimité de ses membres, si elle a confirmé le droit du Maroc, a ouvert un cycle inédit, celui de la mise en œuvre du Plan d'autonomie que ce dernier a proposé depuis avril 2007. Pour autant, cette adoption par l'ONU ne résout pas entièrement la question et ne vient pas à bout de l'hostilité du régime militaire algérien qui mène campagne de nouveau contre le projet marocain.
Je dis que la prochaine étape du processus de règlement définitif sera d'autant plus difficile qu'il faudra régler le sujet central qu'implique le sort et le statut des populations séquestrées depuis cinquante ans dans les camps de Tindouf. Elles constituent le nœud gordien de toute négociation éventuelle et, plus que jamais expriment leur irréductible volonté de rejoindre le Maroc, leur terre natale à laquelle le régime militaire algérien les a arrachées en novembre 1975...
Tindouf est le miroir grossissant de la politique néo-coloniale érigée par Houari Boumediene, celle de l'enfermement, du cynisme et bien entendu de la violation en permanence des droits de l'Homme. Les populations de Tindouf faisaient jusqu'en 1962 acte d'allégeance aux Rois du Maroc, et les archives que la France s'apprêtent à livrer sous peu sur la marocanité du Sahara oriental et central mettent bien entendu en lumière une réalité historique accablante pour le pouvoir militaire algérien.


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