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Discrétion et efficacité
Publié dans MarocHebdo le 21 - 05 - 2004

Salah Baccari, ambassadeur de Tunisie au Maroc
Nommé en janvier 1997, Salah Baccari se voit fixer une feuille de route : œuvrer sans relâcher pour le renforcement des relations avec le Royaume. Bénéficiant de la confiance du président Ben Ali et de la totale disponibilité des autorités du Royaume, M. Baccari peut aujourd'hui mettre en avant le niveau et la qualité des rapports on ne peut plus étroits entre Rabat et Tunis.
• Salah Baccari, pour le rapprochement bilatéral.
Depuis plus d'un septennat, Salah Baccari est en poste à Rabat en sa qualité d'ambassadeur de Tunisie. Si l'homme est une figure connue du monde diplomatique et politique de la capitale, ce n'est ni par goût de la médiatisation ni par la visibilité que peuvent donner les mondanités de la fonction. S'il est apprécié par les autorités du pays hôte, c'est qu'il a su mener un patient travail de relations publiques et d'efforts qui ont conduit aujourd'hui à l'excellence des relations maroco-tunisiennes.
Renforcement
Ce n'est pas un secret que durant près d'une décennie, de la fin des années quatre-vingt et jusqu'au milieu des années quatre-vingt-dix, les rapports entre Rabat et Tunisie n'étaient pas au mieux. Un climat plutôt froid prévalait alors, lié en partie au changement du 7 novembre 1987 en Tunisie, qui avait conduit à la destitution du président Bourguiba. Mais qu'y avait–il d'autre ? Rien de bien consistant sinon peut-être que certains voisins et d'autres à l'étranger avaient poussé de mille et une manières les feux pour provoquer cette situation.
Nommé à Rabat en janvier 1997 par le président Zine El Abidine Ben Ali, Salah Baccari se voit fixer une feuille de route : œuvrer sans relâcher pour le renforcement des relations avec le Royaume. Cette mission avait été confortée en octobre de la même année par l'audience d'une heure et demie accordée par le regretté Roi Hassan II à un proche du chef d'Etat tunisien, Mohamed Jegham, laquelle avait permis une mise au net entre les deux pays.
Bénéficiant de la confiance du président Ben Ali et de la totale disponibilité des autorités du Royaume, Salah Baccari peut aujourd'hui mettre en avant le niveau et la qualité des rapports on ne peut plus étroits entre Rabat et Tunis. Les hautes commissions mixtes, présidées par les Premiers ministres, se réunissent régulièrement une fois l'an. Plus encore, les deux chefs d'Etat ont effectué chacun deux visites officielles dans l'autre pays. Le point d'orgue de ce rapprochement a sans nul doute été celle du président Ben Ali, en mars 1999, à Marrakech où S.M Hassan II avant tenu à donner, à quelques mois à peine de sa disparition, un éclat particulier à cet acte.
Avec le nouveau Roi, S.M Mohammed VI, le président tunisien entretient des relations personnelles privilégiées. Plus directes, plus humaines pourrait-on dire, elles se fondent non seulement sur les intérêts bien compris d'une coopération renforcée entre les deux pays, mais aussi sur de larges convergences sur les problèmes régionaux et internationaux. Le président Ben Ali a ainsi fortement apprécié dernièrement le ferme appui du Roi au maintien du sommet arabe de Tunis dans cette capitale, alors que l'Egypte et le Secrétaire général de la Ligue arabe, Amer Moussa, multipliaient les embûches, les manœuvres et les pressions pour faire capoter cette réunion et pour la programmer… au Caire.
Homme de lettres, bardé de diplômes, notamment agrégé de lettres et de civilisation arabo-islamique, Salah Baccari n'avait pas fait au départ le choix de la diplomatie. La cinquantaine alerte, natif de Sidi Bouzid, après un cursus sanctionné par l'Ecole normale supérieure de Tunis, le voilà dans l'enseignement puis journaliste conseiller à l'Agence tunisienne de presse avant de rejoindre la faculté de lettre. Remarqué un jour lors d'une conférence internationale par Chadli Klibi, alors secrétaire général de la Ligue arabe, il est recruté comme conseiller dans son cabinet. Au lendemain du 7 novembre 1987, le président Ben Ali le nomme dans son cabinet comme conseiller puis ministre-conseiller jusqu'en 1995, avant de lui confier le ministère de la Culture en 1995-1996. Quelques mois plus tard, il le désigne en qualité d'ambassadeur à Rabat.
Mettre en partition la ferme volonté présidentielle de promotion d'un nouveau type de relations avec le Maroc considéré comme un pays stratégique pour la Tunisie : voilà la mission. Le contact direct avec le président Ben Ali et le cabinet présidentiel est assurément un atout. Mais cela ne suffit pas pour autant si dans le pays hôte des liens très étroits et confiants ne sont pas noués avec les décideurs publics, les chefs des partis, les responsables de journaux et les opérateurs économiques. Sur ce plan-là, Salah Baccari fera montre de constance dans l'effort, expliquant à ses différents interlocuteurs les enjeux et les défis de la Tunisie de Ben Ali, engagée de plain-pied dans le développement et la modernité. S.M Mohammed VI qui, dit-on, apprécie ce diplomate réservé mais entreprenant, lui aurait fait un jour ce compliment : "Considérez-vous au Maroc comme un Maghrébin parmi d'autres Maghrébins…". N'est-ce pas le meilleur hommage qui pouvait lui être rendu ?