TGR : Le déficit budgétaire continue de se creuser    Nador: 8e Festival international de cinéma et mémoire commune    Après 38 ans de recherches, l'acteur Rabie Kati retrouve la tombe de son père    Fatimazahra Akhiar au sprint final de l'Arab Reading Challenge    Le PLF 2020 au cœur des réunions parlementaires    Voici les adversaires de la RSB et du HUSA en Coupe de la CAF    Blessé, Marco Ansensio est à Marrakech !    Négociateurs d'instruments financiers : 30 professionnels certifiés par l'AMMC    Kamal Hachkar explore l'héritage musical judéo-marocain    Hong Kong: Les manifestations touchent les universités et le quartier des affaires    Cameroun : Wafa Assurance acquiert 65% du capital de Pro Assur SA    Vidéo. Et si le prochain président de CGLU Monde était marocain ?    Concours télévisé à Moscou    Gastronomie: Une semaine pour consacrer le Made in Italy    Jamal Sellami nouvel entraîneur du Raja de Casablanca    La Tribune de Nas : Liverpool…Oh la main…    Enfants en institution. Le Parquet s'allie à l'UNICEF    Il y a 30 ans aujourd'hui que le «Mur de Berlin» est tombé…    Africagua 2019. Le Maroc invité d'honneur    Le discours de la vérité!    ZLECA, une aubaine pour les échanges intra-maghrébins    «Une partie de la mémoire musicale a disparu avec les orchestres nationaux»    Youssef El Azzouzi sacré meilleur inventeur arabe    Découverte: Un virus capable d'exterminer tous les types de cancers    Politique budgétaire. Le Maroc, bon élève du FMI    Tous responsables    Programme emploi FBR du MCC : 6,2 millions de dollars pour les 9 premiers boursiers    Convention de partenariat : TIBU Maroc devient le représentant officiel de STEM Sports au Maroc    Coupe du Trône : Le TAS sort le DHJ et retrouve le HUSA dans une finale inédite    Table ronde: Le paysage politique après le remaniement gouvernemental, quels enjeux?    Le Maroc et la Mauritanie font revivre leur histoire d'amour à Chinguetti    Météo: Le temps qu'il fera ce mardi    Le Raja limoge son entraîneur Patrice Carteron    Cisjordanie : La commémoration du décès de Yasser Arafat vire au drame    « Ach Waqe3 » : l'actualité décryptée par Jamal Berraoui    Né dans la rue, une bavure inadmissible !    Rabat : L'ouverture du forum libyen international d'économie et d'investissement    Chili: Le gouvernement accepte de changer de Constitution    Hong Kong paralysé par le mouvement pro-démocratie, un manifestant blessé à balle réelle    Le marocain Youssef El Azzouzi sacré meilleur inventeur arabe    Le zoo de Rabat se dote d'un vivarium    Costa Gavras invité de marque des Semaines du film européen    Radio SNRT de Dakhla, un joyau régional d'informations    Le bruit augmenterait le risque d'AVC    Aya Nakamura : Ma fille ne connaît pas mon métier    La voie ferrée à Agadir, un bonheur!    Tajeddine El Husseini : "Le Maroc est passé d'une logique défensive à une stratégie offensive"    Discours de SM le Roi à l'occasion du 44e anniversaire de la Marche verte    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Ça balance pas mal à Casa
Publié dans MarocHebdo le 23 - 09 - 2005

Les walkmans et autres discmans sont devenues des antiquités devant l'Ipod, lecteur MP3. Jusqu'à mille morceaux de musique dans un bidule pas plus gros que la main.
A la sortie de son lycée, Hamza et sa bande de copains ont presque tous des écouteurs branchés aux oreilles. A la main, de petits appareils qui semblent sortis d'un film de science-fiction. Ils discutent des dernières nouveautés musicales téléchargeables. Leurs yeux brillent et ils se vantent de connaître par cœur les chansons de Mariah Carey, Yannik Noah et Graig David. C'est leur sujet de discussion favori. «Je ne me sépare plus de mon Ipod depuis que mes parents me l'ont offert pour mon anniversaire. Il m'accompagne partout», raconte Hamza, lycéen au look branché, désignant fièrement son bel appareil métallisé.
Au volant de sa voiture, Dounia, architecte, n'échappe pas aux règles de cette nouvelle technologie. Elle semble décompresser, grâce à la musique, face à un terrible embouteillage qui la retient sur le boulevard Brahim Roudani de Casablanca depuis 15 minutes.
Après la fièvre du walkman, lecteur de cassette audio, inventé par Sony à la fin des années 70, et celle du discman, qui permettait d'écouter des CD Rom, l'univers de la musique est pris d'assaut par les lecteurs MP3. Le très fameux Ipod d'Apple est le lecteur de musique numérique le plus apprécié au monde. Il fait des ravages dans tous les pays. Le Maroc suit cette tendance, qui représente plus qu'une mode. Elle est l'expression d'un style de vie original et branché. Son prix consistant ne décourage pas ses adulateurs. Devant les portails des écoles, dans les clubs de sport, dans le train ou encore dans la rue, il n'est plus rare d'apercevoir des jeunes et moins jeunes envoûtés par les rythmes de leur musique préférée : rock, R'n'B, reggae, variété française, musique classique et musique du monde, le choix suit le goût. La fièvre de l'Ipod touche même les femmes voilées, qui téléchargent le Coran et l'écoûtent discrètement, à leur guise. En fait, c'est la liberté de mouvement qu'il confère qui fait le succès de l'Ipod. Au lieu de quelques dizaines de morceaux que peuvent contenir les autres lecteur MP3, l'Ipod a une capacité de plusieurs centaines de titres qu'il est aisé de manipuler. Vendu de plus en plus dans les grandes surfaces, l'engouement pour cet appareil est impressionnant. Xavier Lavau, directeur technique du centre d'Apple à Casablanca, Univers Digital, explique que l'Ipod est leader dans le monde, puisqu'il détient 76% sur la part de marché des baladeurs numériques. Ce succès est dû, selon ce professionnel, à la simplicité d'utilisation du produit, son design, son originalité et sa fiabilité.
Toutefois, la garantie offerte par les vendeurs agréés d'Ipod ne détourne pas l'attention des acheteurs des produits de contrebande, comme ceux proposés à Derb Ghallef, où de nombreux modèles d'Ipod sont vendus à des prix défiant toute concurrence. «Les modèles d'Ipod dont on dispose sont les derniers sur le marché. En plus, l'acheteur économise de 1.000 à 2.000DH selon la disponibilité du modèle», explique un vendeur de Derb Ghallef en affichant sa marchandise où l'on peut distinguer les différents accessoires qui accompagnent l'Ipod. De couleurs différentes et aux fonctions multiples, ces gadgets correspondent à la personnalité de chacun et facilitent l'utilisation.
Agréable à contempler et facile à manipuler, ce minuscule appareil, qui dénote de l'intelligence de la technologie, est une source d'inspiration pour plusieurs marques de baladeurs MP3 qui ont tenté de reproduire le même modèle.
Lors du salon Apple Expo 2005, qui se tient à Paris, Porte de Versailles, du 20 au 24 septembre, l'Ipod nano, nouveau-né des Ipod, fut dévoilé aux visiteurs venus découvrir le meilleur des loisirs numériques dans ce grand salon. Le Nano est une révolution. Il intègre une multitude de fonctions dans un design ultra-compact. Jusqu'à 14 heures d'autonomie. Une capacité de stockage jusqu'à 4 Go (1.000 chansons). Photos en couleur, livres audio, jeux, contacts et calendriers. Le tout dans un Ipod qui pèse moins lourd qu'un boîtier de CD. Au Maroc, les précommandes pour le Nano se font déjà nombreuses vu qu'il ne sera disponible que fin octobre. En 2 Go, le prix de cet Ipod sera de 2 850 Dh. Le 4 Go sera commercialisé à 3.550 Dh. «Depuis que j'ai découvert l'Ipod Nano sur internet avec son beau design et son poids plume, je suis impatient de l'avoir», explique un chirurgien esthétique assoiffé de nouvelles technologies et qui pense déjà à remplacer son «ancien Ipod Mini».
Mais l'Ipod le plus vendu au Maroc est le modèle 20 Go (4.290 Dh) et 60 Go (6.490 DH) utilisés par les professionnels. Ils permettent d'écouter 15.000 chansons ou d'avoir jusqu'à 25.000 photos en poche.
L'Ipod se synchronise en toute simplicité avec le logiciel iTunes qui permet de stocker les morceaux de musique importés de CD, téléchargés d'Internet ou copiés du bureau vers iTunes.
Le téléchargement de musique au Maroc obéit à la technologie du peer-to-peer ou l'échange de fichiers sur internet. En d'autres termes, c'est le piratage de musique sur internet. Les logiciels qui permettent de rechercher des morceaux et les télécharger sont nombreux : Shareaza, eMule, Kazaa, BiiTorrent, Blubster…
Selon Samir, un assistant en informatique dans un cyber à Casablanca, le téléchargement de la musique est parfois compliqué dans ces sites, il peut même échouer. «Le meilleur moyen de télécharger de la bonne musique en toute simplicité est le site limwire.com qui a beaucoup de succès au Maroc », explique t-il.
Mais, pour éviter toutes ces tracasseries de téléchargement, plusieurs personnes se font assister par les professionnels du peer-to-peer de Derb Ghallef qui, eux, récupèrent en quelques clics musique, vidéos et tout autre type de fichiers facilement. Une centaine de chansons peuvent ainsi être transmise à l'Ipod pour 40 Dh. «Mais de toute façon, il n'y a pas moyen de télécharger dans des sites payants comme VirginMega.fr, puisque le paiement se fait par carte de crédit ce qui n'est pas possible au Maroc», explique Samir.
Cependant, le risque avec ces sites de piratage est toujours présent, puisque des virus peuvent être contractés en téléchargeant des morceaux de musique. «Le risque de choper un virus est plus élevé en utilisant un PC qu'un eMac. L'autre risque qui existe, c'est la qualité parfois très médiocre des chansons téléchargées ou les coupures fréquentes», souligne Samir, qui affirme télécharger sa musique depuis 4 ans sans le moindre souci.
L'Ipod a certainement révolutionné la façon d'écouter de la musique. Il permet de se laisser transporter par le son vers de nouveaux horizons et donne du style à la vie de tous les jours.