Plus de 4 500 observateurs, représentant 44 organisations nationales, ont été accrédités en prévision des élections du 8 septembre prochain, a annoncé mercredi le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) dans un communiqué sanctionnant la sixième et dernière réunion de la Commission spéciale d'accréditation des observateurs des élections. Au cours de ses six réunions de travail, la Commission a adopté un règlement intérieur, une fiche de candidature, un avis de candidature et une Charte déontologique de l'observateur. Ces observateurs, dont certains représentants du Conseil, seront répartis sur l'ensemble des régions, aux côtés de 17 ONG et de deux Parlements internationaux engageant 70 observateurs. La présidente du CNDH, Amina Bouayach, a indiqué que l'opération d'accréditation a pris en considération le respect intégral des conditions d'impartialité et d'indépendance, habilitant les observateurs conformément aux règles en vigueur. Bouayach a également appelé les instances accréditées à respecter scrupuleusement les mesures préventives anti-Covid préconisées par une note de la Commission. S'agissant des personnes en situation de handicap, le CNDH s'est entretenu avec le ministère de l'Intérieur qui devrait publier prochainement une note sur la mise en place de mesures spéciales pour faciliter leur participation à cette opération. La Commission, qui a mis à jour son portail disponible en cinq langues et rassemblant toutes les informations utiles à l'observation des élections, a engagé des consultations sur des thèmes liés au genre social, aux personnes en situation de handicap, à la langue amazighe et aux acteurs en démocratie et droits de l'Homme. En vertu de la loi 30-11 publiée le 6 octobre 2011, la Commission est habilitée à recevoir et instruire les demandes d'accréditation. Elle est composée de quatre membres représentant les autorités gouvernementales (de la Justice, de l'Intérieur, des Affaires étrangères et de la coopération et de la Communication), d'un représentant de la Délégation interministérielle aux droits de l'Homme, d'un représentant de l'Instance nationale de la probité et de la prévention et de la lutte contre la corruption et de cinq représentants des associations de la société civile représentées au sein du CNDH.